Bolduc Lepage

BROSSARD – Le visage de Zachary Bolduc s’illumine au fur et à mesure que les questions sur ses éventuelles premières séries éliminatoires dans l’uniforme des Canadiens de Montréal s’enchaînent.

C’est ce que le Trifluvien espère avoir la chance de vivre depuis qu’il a été échangé à l’équipe de son enfance, et ça commence dans un peu plus de 48 heures au domicile du Lightning de Tampa Bay. On sent vite que l’impatience le gagne peu à peu.

« J’ai regardé les Canadiens jouer en séries en grandissant, et c’était un de mes objectifs en venant ici, a rappelé le jeune homme après l’entraînement de jeudi. Nous voulions tous entrer en séries et jouer devant nos partisans. On sait tous à quel point l’atmosphère va être électrique.

« Ce sont les matchs les plus le fun à jouer. Juste à en parler, je trouve ça excitant. »

Bolduc a vécu tout un baptême de feu du tournoi printanier, l’an dernier, avec les Blues de St. Louis face aux Jets de Winnipeg. La série de premier tour entre les deux équipes s’est décidée lors de la deuxième prolongation du septième match – à l’avantage des Jets.

Malgré la déception, il a en tiré des leçons.

« Les séries sont remplies de hauts et de bas, a-t-il amorcé. Tu ne peux pas te laisser affecter par un mauvais but, un mauvais jeu ou un mauvais appel de l’arbitre. Les émotions de tout le monde sont multipliées. Ceux qui réussissent à garder leur calme et à rester en contrôle en sortent avec la victoire.

« Une série, c’est long. Il faut apprendre à investir dedans. Ça ne se joue pas dans les premiers matchs, mais tu vas récolter le fruit de tes efforts dans les matchs décisifs. »

CHI@MTL: Bolduc résiste à la pression pour faire dévier et marquer

En disant cela, il est assez clair que Bolduc faisait allusion au jeu physique, à la capacité d’une équipe d’épuiser peu à peu son adversaire en le frappant à répétition dans chaque bataille pour la rondelle. C’est l’un des aspects de son jeu qui a le mieux servi le Tricolore cette saison.

Avec 170 coups d’épaule distribués en 78 matchs, l’attaquant québécois arrive au deuxième rang à ce chapitre au sein de la formation montréalaise – derrière Arber Xhekaj (178). On se souviendra notamment des quelques fois où il a renversé ses adversaires sur le banc des siens.

Le moteur physique

Sur un trio avec Oliver Kapanen et Kirby Dach, il aura sans doute le mandat de poursuivre dans cette veine. Bolduc avait amassé une aide et enregistré 19 mises en échec en sept matchs au printemps dernier.

« Ce sont des matchs remplis d’émotions, et l’implication physique prend un autre niveau d’importance, a-t-il souligné. Je retire énormément de fierté de mon jeu physique. D’un autre côté, je ne veux pas oublier de jouer au hockey. Je sais que je peux créer des jeux et générer de l’offensive. »

Contre vents et marées, et malgré de longues périodes de sécheresse, Bolduc a conclu sa deuxième campagne avec 12 buts et 30 points. Dans un contexte où Martin St-Louis est à la recherche de production secondaire, l’apport de certains employés de soutien ne serait assurément pas de refus.

« Il faudra garder ça simple, a conclu Bolduc, lorsque questionné sur sa chimie avec Dach. C’est ce qui a fait notre succès cette saison. Il faut gagner nos batailles et être efficaces sur l’échec avant. C’est comme ça que je crée mon offensive. On a moins bien fait dernièrement, mais on a un peu de temps pour trouver une solution. »

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