RALEIGH, Caroline du Nord – Assis à la gauche d’Ivan Barbashev dans la petite salle pour les conférences de presse au Lenovo Center, Jérémy Lauzon n’arrêtait pas de sourire. À quelques heures du premier match de la finale de la Coupe Stanley, Lauzon a reçu la nouvelle qu’il attendait impatiemment : celle de son retour au jeu.
« Je savais que si je voulais obtenir une chance de rejouer, ça passait par une présence en finale, a dit Lauzon. C’est incroyable d’avoir cette chance. Je croyais en notre équipe. Je me doutais que les gars allaient trouver des façons de gagner. Mais j’ai été ultra-stressé en regardant nos matchs. Je ne suis pas habitué à suivre les rencontres sans être dans l’action. »
Lauzon n’a pas porté l’uniforme des Golden Knights depuis le 1er mai, date du sixième et dernier match du premier tour contre le Mammoth de l’Utah. Blessé au haut du corps, le gros défenseur avait reçu un diagnostic des médecins de quatre à six semaines avant de pouvoir revenir au jeu.
Un mois plus tard, il a regagné sa place à la ligne bleue.
À 29 ans, Lauzon participera à sa première finale à sa toute première saison avec les Knights.
« C’est un rêve de petit gars. Quand j’étais jeune, je rêvais de jouer dans la LNH, mais je voulais aussi gagner la Coupe Stanley. J’ai maintenant cette chance, je me battrai pour soulever ce trophée. Quand je prends un pas de recul, je peux apprécier le moment. »
Originaire de Val-d’Or en Abitibi, Lauzon sait qu’il comptera sur l’appui d’une région entière du Québec.
« Depuis que les Canadiens ont perdu, c’est sûr que ça aide, puisque je pense qu’il n’y a pas grand monde qui aurait ‘compté’ pour moi, dont mes amis, a-t-il répliqué en riant. Le soutien a été incroyable tout au long de notre parcours, que ce soit de mes amis, ma famille ou mes proches. Ils vont voyager ici, et pas mal toute ma famille va être à Vegas pour les matchs 3 et 4. Je trouve ça spécial d’avoir un soutien. Ce seront de beaux moments. »
En six matchs depuis le début des séries, Lauzon n’a pas écrit son nom sur la feuille de pointage, mais il a joué près de 17 minutes (16:33) en moyenne par match. Il a bloqué huit tirs et réussi 14 mises en échec.
John Tortorella, qui n’avait pas le cœur à y aller de longues réponses en ce matin du premier match, a dérogé de sa propre philosophie pour décrire son impact.
« Il est un défenseur solide, a affirmé Tortorella. Il a du mordant dans son jeu. Il nous a manqué. Il est l’un de ces joueurs que tu ne remarques pas vraiment dans un match en raison de sa façon de jouer. Il n’a rien de spectaculaire, mais il se positionne bien et il défend son territoire. Il fait son boulot à chacune de ses présences. C’est difficile de jouer comme défenseur dans cette ligue. Il est un pilier pour nous. J’aime son côté cérébral, mais aussi les nombreuses choses qu’il apporte. »
Échangé des Predators de Nashville aux Golden Knights le 30 juin dernier, Lauzon a connu une bonne première saison dans la ville du vice avec 13 points (1 but, 12 passes) en 68 matchs et un temps de jeu moyen de 17 min 11 s. Il a terminé au deuxième rang de son équipe avec 251 mises en échec, 19 de moins que l’ailier Keagan Kolesar. Il a également pris le troisième rang parmi les siens avec 97 tirs bloqués.
« L’an passé, j’ai été blessé pas mal toute l’année, donc ç’a été une année difficile, a-t-il rappelé. Ça faisait environ huit mois que je n’avais pas joué un match quand j’ai joué mon premier match à Vegas. Ç’a été une adaptation au début, pendant un mois ou deux, mais après ça, j’ai vraiment trouvé ma place. Je pense que j’apporte quelque chose de différent à l’équipe. Ils avaient besoin d’un défenseur un peu plus défensif, robuste et c’est ce que j’apporte soir après soir. »


















