BELCHETZ BADGE DESCHAMBAULT

Le Repêchage 2026 de la LNH Upper Deck se tiendra les 26 et 27 juin au KeyBank Center de Buffalo. Le premier tour se tiendra le 26 juin (19 h HE; ESPN, ESPN+, SN, TVAS) tandis que les tours 2 à 7 auront lieu le 27 juin (11 h HE; NHLN, ESPN+, SN, SN1). LNH.com vous aide à vous préparer en vue de ce repêchage en vous offrant des profils des principaux espoirs admissibles à l'encan, grâce à des entrevues réalisées dans le cadre de la Séance d’évaluation des espoirs de la LNH (Combine) au KeyBank Center, qui s’est tenue du 1er au 6 juin.

BUFFALO – Les joueurs de 6 pieds 5 pouces et 235 livres qui débarquent dans les rangs juniors à 16 ans retiennent immédiatement l’attention. S’ils sont en plus capables de remplir le filet adverse comme le fait Ethan Belchetz, ils deviennent automatiquement des espoirs qui seront scrutés attentivement par les dépisteurs de la LNH.

« C’est un monstre physiquement », a confié à LNH.com Mathieu Turcotte, qui a dirigé Belchetz au tournoi Hlinka-Gretzky en août dernier.

« Il n’est peut-être pas aussi physique que bien des gens le voudraient, mais il possède de meilleures mains que 95 % des gros bonshommes comme lui. Il peut compter de n’importe quelle façon. Quand il utilise son corps, ça devient évidemment très difficile pour ses adversaires de lui subtiliser la rondelle et de gagner leurs batailles à un contre un. »

Premier choix au total de la Ligue de hockey de l’Ontario (OHL) en 2024 par les Spitfires de Windsor, Belchetz en impose sur la glace, mais n’est pas du genre à faire passer ses adversaires à travers la baie vitrée à sa saison recrue. Celui qui affirme s’inspirer du style de Brady Tkachuk des Sénateurs d’Ottawa se démarque toutefois avec un arsenal d’aptitudes franchement impressionnant pour un joueur de son gabarit.

« Il est un joueur très imposant qui possède de bonnes mains, et qui peut marquer des buts, a analysé Jean-François Damphousse du Bureau central de dépistage. Il peut marquer avec son tir, mais aussi autour du demi-cercle, avec des déviations et des retours. Il est dur à gérer pour ses adversaires autour du filet, et une fois qu’il est posté en bas des cercles, il n’est pas facile à contenir. »

Ethan Belchetz 16x9

Cependant, pour briller au prochain niveau, Belchetz devra améliorer son coup de patin – sur lequel il travaille avec acharnement avec l’aide de la spécialiste Dawn Braid, mais aussi mettre davantage à profit son immense charpente.

« Ethan sait qu’il doit être un joueur physique, et il l’a été par moments », a noté Greg Walters, son entraîneur avec les Spitfires. « Il joue parfois comme un joueur de finesse, mais il comprend qui il est, et il sait que le jeu physique doit venir en premier, ce qui va permettre à ses aptitudes de mieux ressortir. »

Afin de mettre les chances de son côté, Belchetz a perdu une dizaine de livres au cours de l’été suivant sa saison recrue, qui a été écourtée par une blessure subie au mois de février. Il a de plus travaillé sur la glace avec un groupe de joueurs de la LNH dont faisaient notamment partie Nazem Kadri, Will Cuylle et Sean Monahan.

Après avoir fait le plein de confiance au tournoi Hlinka Gretzky, où il a terminé à égalité au premier rang des pointeurs du Canada pour aider l’équipe à mettre la main sur la médaille de bronze, Belchetz a poursuivi sur sa lancée avec Windsor. À ses 22 premiers matchs, il a été blanchi seulement quatre fois et a trouvé le fond du filet dans 13 de ces rencontres (16 buts, 28 points).

« Je suis à mon mieux quand je suis autant un joueur physique qu’un joueur de talent, a reconnu Belchetz. Quand je suis le joueur le plus intimidant avec la rondelle sur mon bâton, mais aussi quand je ne l’ai pas. Chaque soir, je tente d’être le premier joueur en échec avant pour écraser les défenseurs contre la rampe, et je tente ensuite de me placer dans l’enclave pour décocher des tirs qui vont se retrouver au fond du filet. »

Connaître la recette est une chose, reste à l’appliquer de manière constante. Et s’il parvient à le faire, ce sera une terrible nouvelle pour ses futurs adversaires dans la LNH.

« Je l’ai vu jouer cette game-là par petits moments, et c’est presque dangereux pour les autres, a affirmé Turcotte. S’il peut ajouter ça à ses mains et ses qualités de fabricant de jeux, il peut être un choix exceptionnel. S’il joue une game plus pesante, comme ça se joue en séries, il n’y en aura pas deux comme lui. »

Michigan State en attendant de participer aux séries

Pour voir de quel bois Belchetz se chauffe en séries, il faudra attendre encore un peu. Pour une deuxième campagne de suite, il n’a pu aider ses coéquipiers pendant le tournoi printanier puisque sa saison a pris fin au début du mois de mars. Il s’est fracturé une clavicule lors d’un bête accident pendant un entraînement.

« Je n’ai même pas les mots pour expliquer à quel point j’ai hâte de jouer en séries, a déclaré Belchetz. Ma manière de jouer est faite sur mesure pour les séries éliminatoires. Je veux tellement y participer. Nous disputons des saisons régulières entières pour participer aux séries et soulever un trophée au-dessus de notre tête. »

Ce ne sera toutefois pas à Windsor qu’il aura la chance de le faire, puisqu’il a récemment pris la décision de s’aligner avec les Spartans de l’Université Michigan State la saison prochaine.

Il a pris cette décision afin de passer plus de temps à développer sa force physique et son habileté sur patin, mais aussi parce qu’il a pu constater que ce parcours avait récemment souri à des joueurs avec le même profil que lui.

Porter Martone, un autre colosse de 6 pieds 3 pouces et 210 livres, a quitté la OHL l’été dernier pour faire lui aussi le saut à Michigan State après avoir été sélectionné au sixième rang au total du dernier repêchage par les Flyers de Philadelphie. Martone a conclu la dernière saison dans la LNH et a impressionné avec 10 points à ses neuf premiers matchs.

« D’avoir un exemple comme lui l’an dernier, un joueur qui joue de la même façon que moi, ça m’a évidemment poussé à suivre ses traces, a admis Belchetz. Je le fais pour mieux me positionner pour plus tard, parce que l’objectif final, ce n’est pas de jouer dans la NCAA ou la OHL, mais bien de jouer dans la LNH. Et pas me contenter de jouer dans la LNH, mais aussi d’y jouer un rôle important chaque soir avec l’équipe qui m’aura repêché. »