RALEIGH, Caroline du Nord – Vingt ans presque jour pour jour après avoir amorcé leur dernière finale de la Coupe Stanley à la maison, les Hurricanes de la Caroline feront revivre à leurs partisans les mêmes émotions, mardi, au Lenovo Center.
Forts de leur dossier quasi immaculé de 12-1 en séries éliminatoires, ils accueilleront les Golden Knights de Vegas (12-4) dans l’espoir de poursuivre sur leur lancée. Leur seule défaite est survenue contre les Canadiens de Montréal en finale de l’Est – une défaite inhabituelle de 6-2 après une pause de 11 jours.
« Si tu ne ressens pas de papillons en ce moment, tu n’es pas normal, a blagué l’attaquant Jordan Martinook en matinée. Ce sont les moments les plus emballants de ma carrière, le meilleur moment de ma vie. Je veux en profiter et tout donner pour l’équipe. Je sais que l’équipe va tout donner pour moi. »
Les Hurricanes sont en quête d’un premier sacre depuis 2006, tandis que les Golden Knights veulent l’emporter pour la deuxième fois en trois ans.
Voici trois choses à surveiller en vue du premier match de la finale :
La guerre des unités spéciales
Les unités spéciales feront peut-être la différence dans cette série, et il sera intéressant de voir l’un des meilleurs jeux de puissance de la Ligue – celui des Golden Knights – en action contre l’intraitable unité d’infériorité numérique des Hurricanes.
La troupe de John Tortorella affiche une efficacité de 23,9 % avec l’avantage d’un homme, le quatrième meilleur rendement en séries, tandis que les hommes de Rod Brind’Amour ont écoulé 92,5 % de ses désavantages numériques. Ils n’ont donné que quatre buts en 53 occasions.
À l’inverse, le jeu de puissance des Hurricanes montre une piètre efficacité de 12,5 % contre un rendement de 87,5 % pour l’infériorité numérique des Knights.
Andersen contre Hart
Sur le strict plan des statistiques, cette finale représente un choc entre les deux meilleurs gardiens depuis le début des séries : Frederik Andersen et Carter Hart. Mais personne n’aurait parié sur ce duel au mois de septembre.
Andersen a un dossier presque parfait de 12-1 avec une moyenne de 1,41 et un taux d’efficacité de ,931. Le Danois a également réussi trois blanchissages. Hart, quant à lui, présente aussi des chiffres dignes de Dominik Hasek à ses belles années avec une fiche de 12-4, une moyenne de 2,22 et une efficacité de ,922.


















