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BROSSARD, Québec – C’était jour de bilan pour les Canadiens de Montréal au Complexe sportif CN lundi, trois jours après leur élimination en finale de l’Est par les Hurricanes de la Caroline. 

Voici cinq sujets qui ont été au cœur des discussions.

Hughes et Gorton restent patients

Fidèle à leurs habitudes, le directeur général Kent Hughes et le vice-président aux opérations hockey Jeff Gorton ont indiqué qu’ils allaient continuer de suivre leur plan malgré la percée hâtive de leur jeune équipe jusqu’au troisième tour des séries. Pas question pour eux de brûler des étapes au risque de mettre le succès à long terme de l’organisation en péril.

« On sait qu’on a encore du travail à faire pour atteindre l’objectif ultime de gagner la Coupe Stanley », a dit Hughes d’entrée de jeu.

« On va toujours regarder l’occasion d’avancer des choses, mais ce ne sera jamais en se mettant all-in et en sacrifiant le futur. Ce sera toujours un équilibre », a-t-il enchaîné.

Gorton, de son côté, a illustré la distance séparant les Canadiens de la Coupe Stanley en soutenant que les Hurricanes avaient été « supérieurs dans tous les aspects du jeu » en finale de l’Est.

Le jeu défensif et la robustesse ont été deux champs d’amélioration ciblés par la direction en vue de la saison morte. Maintenant, ils attendront que « la bonne occasion se présente » pour passer à l’action, un peu comme ils l’avaient fait l’an dernier avec les acquisitions de Noah Dobson et Zachary Bolduc, ont-ils illustré.

Laine est rétabli depuis janvier

Ce que plusieurs soupçonnaient depuis quelques mois s’est avéré : Patrik Laine est bel et bien en santé, et ce, depuis janvier aux dires du principal intéressé.

Le nom de Laine était inscrit sur la liste des blessés du CH depuis octobre en raison d’une hernie sportive. Il n’aura disputé que cinq matchs en 2025-26, mais ce nombre aurait pu être bien plus élevé si Martin St-Louis avait voulu faire appel à ses services.

« J’ai vite compris après quatre ou cinq mois d’absence, alors que les gars se battaient pour une place en séries et qu’ils jouaient tous bien, que je n’allais pas rejouer, a raconté candidement Laine. J’ai pris ce temps à l’écart pour soutenir mes coéquipiers et travailler fort. »

Il a précisé qu’il avait reçu le feu vert des médecins pour revenir au jeu, sans préciser le moment exact des événements. « Il faudrait que je regarde mon calendrier… », a-t-il lancé à la blague pour détourner la question.

Laine en était à la dernière saison du faramineux contrat de quatre ans et 34,8 M$ qu’il avait paraphé avec les Blue Jackets de Columbus à l’époque. Il deviendra joueur autonome sans compensation et se retrouvera « où le vent le mène ». Cet endroit ne sera vraisemblablement pas Montréal.

Il aura terminé son séjour dans la métropole avec un total de 20 buts en 57 matchs.

Gallagher fait ses adieux

La saison que vient de disputer Brendan Gallagher avec le Tricolore était sa 14e, et visiblement sa dernière. Le vétéran de 34 ans a indiqué dans un émouvant point de presse qu’il devait « passer à autre chose », mais que « Montréal restera sa maison ».

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« J’ai été nul »

Gorton l’a bien illustré. Si le trio de Nick Suzuki, Juraj Slafkovsky et Cole Caufield a transporté le reste de l’attaque en saison régulière, ce sont les trios de soutien qui auront permis au CH de garder le cap en séries.

Car Suzuki, Slafkovsky et Caufield n’ont été limités qu’à quatre buts à 5-contre-5 en 19 matchs éliminatoires. Auteur de 40 buts à forces égales en saison régulière, Caufield n’en a inscrit que 2 en séries.

« Honnêtement, j’ai été nul, a affirmé Caufield sans détour. C’est aussi simple que ça. Je veux être bien meilleur et je m’attends à beaucoup plus de moi, tout comme mes entraîneurs et mes coéquipiers. »

« Ben là, je ne dirais pas qu’il a été mauvais! », a tempéré Phillip Danault lorsqu’il a été informé des propos de son coéquipier. « Cole avait simplement beaucoup de pression sur ses épaules. Les séries, c’est une game différente, mais en 2021, il avait été une grosse raison pour laquelle on avait accédé à la finale de la Coupe. […] Cette fois, il avait un plus gros rôle et il jouait contre les meilleures lignes. »

Caufield est devenu en avril le premier marqueur de 50 buts chez les Canadiens depuis Stéphane Richer en 1989-90.

Les hauts de Dobes et les bas de Montembeault

Le contraste était frappant : d’un côté du vestiaire du CH, un Jakub Dobes la tête légère, fort d’un parcours éliminatoire étincelant. De l’autre, quelques minutes plus tard, un Samuel Montembeault qui a couru à sa perte dans la dernière année en « étant trop dans sa tête ».

« Quand je suis arrivé (au dernier camp), je n’avais peut-être pas le bon état d’esprit, a admis le Québécois lundi. Je me suis mis trop de pression, et quand ça s’est mis à mal aller, je me suis mis à être beaucoup trop dans ma tête. C’est la pire chose que tu puisses faire lorsque tu es un gardien. 

« Dans les matchs, mes habiletés ne ressortaient pas. Les joueurs arrivaient et je pensais trop. Je me suis mis à amorcer les matchs en me disant que l’autre équipe ne devait pas marquer. Lorsque tu penses ainsi, tu n’es pas attentif à la game devant toi. »

Montembeault a terminé la saison avec une fiche de 10-8-4, une moyenne de 3,43 buts alloués par match et un taux d’efficacité de ,872. Il reste encore une année à son contrat et il n’aura aucun problème à la passer à Montréal si on le lui demande.

Kent Hughes, lui, a réitéré qu’il avait une très haute estime envers l’ancien no 1 et qu’il le croit « dans la meilleure forme de sa vie ».

Reste à voir si Montembeault aura des occasions de le prouver dans un uniforme tricolore à l’automne.