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En acceptant de poursuivre sa carrière avec les Canadiens de Montréal, Mathieu Perreault a non seulement réalisé un rêve d'enfance, il s'est aussi assuré d'enterrer la hache de guerre avec ses amis.

« Mes chums, ce sont des passionnés de hockey, mais surtout des partisans des Canadiens », a expliqué Perreault au cours d'une visioconférence vendredi, en ajoutant qu'ils n'avaient pas hésité à lui rappeler leur allégeance même pendant la série qui opposait les Canadiens aux Jets de Winnipeg lors des dernières séries éliminatoires.
« Ils ont célébré hier quand j'ai signé mon contrat. Ils sont vraiment heureux que je sois devenu un membre des Canadiens. »
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N'allez toutefois pas croire que Perreault a accepté son contrat d'un an d'une valeur de 950 000 $ simplement pour faire plaisir à sa parenté. Celui qui a grandi en idolâtrant Saku Koivu a ressenti quelque chose de très spécial lorsqu'il a apposé sa signature au bas de l'entente que lui proposait l'équipe de son enfance.
« Dès que je suis devenu joueur autonome, que les négociations ont commencé et que les Canadiens ont démontré de l'intérêt, il y a eu une flamme qui s'est allumée en moi qui n'était pas présente avec les autres équipes, a admis Perreault. C'est un rêve de jeunesse qui se réalise. D'avoir la chance de sauter sur la glace du Centre Bell avec le chandail des Canadiens, c'est une opportunité que je ne pouvais pas laisser passer.
« Quand ça s'est réglé hier, j'étais tellement content. L'émotion que j'ai vécue était vraiment incroyable. […] Montréal cochait toutes les cases sur ma liste, et c'est bon pour ma famille. »
Après sept saisons passées avec les Jets de Winnipeg, l'attaquant de 33 ans était prêt à passer à autre chose. Surtout que son temps de glace et ses responsabilités ont diminué au cours des dernières campagnes sous les ordres de Paul Maurice.
Utilisé pendant plus de 16 minutes par match au cours de ses trois premières saisons à Winnipeg, Perreault a terminé la saison 2020-21 avec une utilisation moyenne de moins de 12 minutes par rencontre.
De la première vague du jeu de puissance, il a été muté à la deuxième, et il a eu à abandonner sa position naturelle de centre pour évoluer à l'aile. Il a toutefois indiqué que ce changement a été apporté en partie en raison de maux de dos qui l'empêchaient de s'acquitter convenablement de sa tâche de prendre des mises en jeu.
« Mon dos va bien en ce moment, a-t-il pris soin de préciser. Il faudra voir si ça va tenir si je recommence à prendre des mises en jeu. En ce moment, ça va bien. »
S'il est bel et bien en mesure d'évoluer au centre, Perreault offrira une autre option à cette position à son entraîneur Dominique Ducharme. Avec le départ de Phillip Danault sur le marché des joueurs autonomes, le Tricolore se retrouvait avec une ligne de centre plutôt inexpérimentée, menée par Nick Suzuki (22 ans), Jesperi Kotkaniemi (21 ans) et Jake Evans (25 ans). L'arrivée de Perreault et de Cédric Paquette, embauché mercredi, permettra à l'entraîneur de protéger un peu mieux ses jeunes pivots.

WPG@OTT: Perreault touche la cible et fait 2-1

Que ce soit au centre ou à l'aile, Perreault est toutefois persuadé que sa polyvalence le servira bien à Montréal.
« J'agissais un peu comme un couteau suisse à Winnipeg, et c'est un peu la même chose que Dom voit en moi », a noté le natif de Drummondville.
« Je veux apporter de l'énergie, du leadership et de l'expérience à l'équipe. Je peux aussi apporter une touche offensive et évoluer sur l'avantage numérique. »
Le choix de sixième ronde des Capitals de Washington (177e au total) en 2006 a conclu la dernière saison avec une récolte de 19 points (neuf buts, dix passes) en 56 rencontres. Quatre de ces points ont été amassés en avantage numérique.
Perreault assure que sa décision de revenir dans la Belle Province est aussi liée à ses chances de remporter les grands honneurs. Après avoir vu sa saison prendre fin contre le Tricolore en deuxième ronde, il a suivi le reste du parcours de Montréal jusqu'en Finale de la Coupe Stanley.
« Dom est un coach que j'adore, il utilise très bien ses joueurs, a noté Perreault. Je crois en mes chances de gagner la Coupe à Montréal. Avec le noyau de joueurs qui se trouve ici et ce qu'ils ont accompli l'an dernier, c'est vraiment encourageant. »
Les partisans du Tricolore espèrent aussi que Perreault ne va pas perdre la touche de marqueur qu'il a toujours affichée lorsqu'il a affronté le bleu-blanc-rouge depuis le début de sa carrière. Il a touché la cible à 10 reprises contre les Canadiens depuis le début de sa carrière, un sommet pour lui contre toutes les équipes de la LNH.
« J'ai toujours eu du succès au Centre Bell, alors je me suis dit que j'aurais la chance de jouer 41 parties dans un endroit où j'ai toujours aimé jouer. »