MILAN – Peter DeBoer était près de la patinoire d’entraînement, mercredi, et il repensait à son premier voyage ici afin d’aider Équipe Canada à se préparer pour les Jeux olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026. C’était au début du mois d’octobre, il y a seulement quatre mois.
« Rien n’était bâti, a-t-il lancé. Ici, il n’y avait que de la terre. On ne pouvait pas accéder à l’aréna principal. Le village olympique n’était pas terminé. »
Au moment de s’entretenir avec DeBoer, l’équipe canadienne venait de patiner à l’intérieur d’une immense tente tout près du Santagiulia Arena, où elle amorcera son tournoi contre Équipe Tchéquie jeudi (10 h 40 HE; ICI Télé, TOU.TV, RDS2, CBC, CBC Gem, Peacock, USA). Les joueurs canadiens ont aussi pu profiter du village olympique et rencontrer d’autres athlètes.
Tout est construit. L’engouement est palpable dans la ville. C’est le moment de déposer la rondelle.
« C’est fabuleux, a ajouté DeBoer. Il y a une belle énergie autour des Jeux. »
DeBoer a un rôle et une perspective uniques sur ces Olympiques.
L’homme de 57 ans a passé 17 saisons comme entraîneur dans la LNH. Il est 21e dans l’histoire pour les matchs dirigés (1261) et 17e pour les victoires (662) en saison régulière. Il est aussi septième pour les rencontres dirigées (179) et cinquième pour les victoires (97) en séries éliminatoires de la Coupe Stanley.
Mais depuis que les Stars de Dallas l’ont congédié le 6 juin dernier, il n’a pas eu d’autre emploi dans la LNH. Il a pu se concentrer sur son rôle d’adjoint avec le Canada comme aucun autre entraîneur n'a pu le faire. Jon Cooper dirige le Lightning de Tampa Bay, tandis que deux autres adjoints sont à la tête d’une équipe de la LNH : Bruce Cassidy avec les Golden Knights de Vegas et Rick Tocchet avec les Flyers de Philadelphie.
DeBoer s’est rendu à Milan au début du mois d’octobre pour témoigner de la situation sur le terrain. Il a regardé des vidéos de joueurs, assisté à des réunions de la direction de l’équipe et contribué aux discussions à propos de la mise en place de la formation.
« C’était totalement différent pour moi et un changement rafraîchissant par rapport à ce que nous faisons habituellement comme entraîneurs », a-t-il mentionné.
Il a aidé le directeur général Doug Armstrong à communiquer avec Cooper.
« Il connaît la routine d’un entraîneur, donc il pouvait transmettre l’information à "Coop" à un moment beaucoup plus opportun que ce que j’aurais fait », a expliqué Armstrong, qui est aussi DG des Blues de St. Louis. « Je fais mon travail à la maison, et Pete a vraiment pu se concentrer là-dessus, ce qui était génial. »
DeBoer est arrivé aux Olympiques une semaine avant le contingent principal de joueurs et entraîneurs.
« Il a pris le train et le métro, et il a visité le village, a raconté Armstrong. Il a visité l’hôtel. Donc quand nous sommes arrivés ici, il avait déjà plusieurs informations à propos du fonctionnement qu’il a pu nous transmettre. »
DeBoer a minimisé son apport, soulignant plutôt celui de Scott Salmond, le vice-président des opérations hockey de Hockey Canada.






















