DAL game 2 advance

DALLAS – Les Stars de Dallas ne sont pas allés se coucher, samedi soir, en se demandant pourquoi ils avaient perdu leur premier match en séries éliminatoires.

Le pointage reflétait parfaitement l’allure de la rencontre.

« Ce n'était certainement pas une performance digne des séries de notre part, a avoué l'entraîneur-chef Glen Gulutzan après la défaite de 6-1 des Stars contre le Wild du Minnesota au American Airlines Center. On ne peut pas se mettre en marche si on ne gagne pas les batailles. On peut regarder n'importe quelle statistique, mais si on perd les batailles pour la rondelle, on sera toujours du mauvais côté. »

« Il n’y a pas grand-chose de positif à dire, pour être honnête, a ajouté l'attaquant Radek Faksa lors d'une séance d'entraînement optionnelle dimanche. Personne ne s'attendait à un match comme ça. »

Peut-être qu’il ne fallait pas s’attendre à une défaite aussi cuisante, mais on parle ici des Stars, qui ont fait des revers lors du premier match d’une série leur marque de commerce, même s'ils aimeraient que ce soit autrement. Ce n'est pas nouveau.

Dallas s’est incliné lors du premier affrontement d’une série à neuf reprises sur une possibilité de 11 depuis le premier tour de 2022 contre les Flames de Calgary.

« On ne joue pas pour perdre le match no 1, a soupiré l'attaquant Jason Robertson. Je ne sais pas pourquoi c'est comme ça. »

Les Stars jouent avec le feu, mais ils sont aussi habiles pour l’éteindre.

Ils affichent un dossier de 6-2 dans les matchs no 2 après avoir perdu le premier depuis 2022, et ils ont remporté la série à cinq reprises, dont contre l'Avalanche du Colorado en première ronde l’an dernier. Dallas avait finalement eu le dessus dans la série en sept parties.

Le deuxième affrontement de la série contre le Wild aura lieu lundi au American Airlines Center (21 h 30 HE; FDSNWI, FDSNNO, Victory+, ESPN, TVAS2, SN360).

« En séries, c'est différent, c'est ta saison qui est en jeu, a souligné Robertson. En saison régulière, on peut s'en tirer la plupart du temps, mais j'espère que notre niveau d’urgence après avoir perdu le match no 1 sera là où il doit être, et je pense qu’il le sera. Les gars savent comment rebondir, puisqu’on est un groupe de vétérans. On comprend. Le défi sera difficile. Mais ce n’est pas parce que nous y sommes parvenus dans le passé que nous sommes assurés de réussir à nouveau. Ça ne va pas rendre les choses plus faciles. »

La différence cette fois-ci, c'est que les Stars n’ont pratiquement rien de positif à se mettre sous la dent après cette première sortie.

Ils avaient perdu sept des huit précédents matchs no 1 depuis 2022 par un seul but, dont cinq en prolongation. Ils ont souvent quitté l'aréna en se demandant pourquoi ils n’avaient pas mérité un meilleur sort, plutôt que de se demander pourquoi ils n’avaient pas livré la marchandise.

L’an dernier, ils se sont inclinés par la marque de 5-1 contre l'Avalanche lors du match no 1 du premier tour, mais le pointage était de 2-1 à mi-chemin de la troisième période avant que le Colorado ne consolide son avance en comptant trois fois dans les 7:04 finales, dont un but dans un filet désert.

 « Je pense qu'on a peut-être joué notre meilleur match en un ou deux mois ce soir », avait dit le défenseur Thomas Harley après cette partie.

Personne n’avait la même opinion après la défaite contre le Wild.

Maintenant, ils parlent des batailles perdues pour la rondelle, de constance et du niveau d’urgence.

Le jeu des Stars devra faire preuve de plus de cohésion, en particulier en désavantage numérique, où ils ont cédé deux fois en quatre occasions.

Joel Eriksson Ek a marqué ses deux buts en avantage numérique sur des jeux où la rondelle lui a été envoyée du haut de la zone jusque dans l'enclave, gracieuseté du travail de Quinn Hughes à la pointe. Il faudra mettre plus de pression sur le défenseur.

MIN@DAL: Eriksson Ek ouvre la marque en A.N.

« La seule façon de gagner à cette période de l'année, c'est que tous tes gars se donnent, que tes meilleurs joueurs soient tes meilleurs joueurs, que tes gardiens fassent les arrêts et que tes unités spéciales fonctionnent, a rappelé Gulutzan. On n'a pas du tout vu ça hier. Il n'y a pas un seul gars dans ce vestiaire qui pense avoir offert la meilleure version de lui-même. On en a besoin. »

Cela inclut évidemment le gardien Jake Oettinger, qui a effectué 23 arrêts sur 28 tirs.

Gulutzan a dû répondre à trois questions à son sujet depuis la sirène finale.

On lui a demandé immédiatement après le match s'il avait pensé à retirer Oettinger en deuxième période, lorsque le Wild a marqué trois buts consécutifs en 6:30 en début de match. Il ne l'a pas fait parce qu'il n'imputait pas la faute au gardien pour aucun d'entre eux.

Dimanche, on lui a demandé si sa perception de la performance d'Oettinger avait changé après avoir revu le match. Il a de nouveau défendu Oettinger, affirmant que c'était un problème d'équipe et non un problème de gardien.

On lui a ensuite demandé s'il pourrait éventuellement laisser Oettinger de côté et faire appel à son adjoint Casey DeSmith.

« Il faudrait que ce soit pour une raison majeure, a dit Gulutzan, s'arrêtant sur cette pensée. On y va un match à la fois, donc je ne vais pas anticiper ce qui va se passer, mais tout est sur la table en séries, peu importe que ça touche la formation ou autre chose. On essaie juste de gagner un match. On ne veut pas trop mélanger les choses. On a perdu le premier match. On doit rebondir. Comme je l’ai dit, il n'y a pas beaucoup de gars qui ont offert leur meilleure performance hier. Je m'attends vraiment à ce qu'ils soient meilleurs demain. »

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