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DALLAS – Jesper Wallstedt semblait peut-être décontracté à son arrivée au American Airlines Center samedi, à quelques heures de ses débuts en séries éliminatoires. 

Les apparences, dans ce cas, étaient sans aucun doute trompeuses.

« J’étais très nerveux, a admis le gardien recrue du Wild du Minnesota. Je pense que ça montre simplement que ça veut dire quelque chose pour moi. »

L’occasion d’obtenir le départ dans le match no 1 de la série de premier tour contre les Stars de Dallas voulait tout dire pour Wallstedt. 

Il s’est dit surpris d’avoir l’ascendant sur son acolyte Filip Gustavsson, même s’il a suffisamment de confiance en lui pour savoir qu’il le méritait. Et il s’est assuré de ne pas gaspiller sa chance. 

Wallstedt a stoppé 27 des 28 tirs auxquels il a fait face, la rondelle collant à lui alors qu’il limitait les retours et gardait son calme dans une victoire de 6-1 aux dépens des Stars. 

Le match no 2 de la série aura lieu lundi (21 h 30 HE; FDSNWI, FDSNNO, Victory+, ESPN, TVAS2, SN360), encore à Dallas.

« Je suis à mon mieux quand je ne vois plus rien à partir de la fin des bandes et que je ne me concentre sur rien d’autre. À ce moment, ça semble être la même glace et les mêmes bandes dans chaque aréna et pour chaque match, a expliqué Wallstedt. C’est ce que j’essaie de me dire depuis que j’ai 6 ans, et il n’y a rien de différent. 

« Je me suis bien senti. Au début, tu profites pleinement du moment, puis tu tentes de garder tes yeux sur la glace. »

Wallstedt a sans l’ombre d’un doute été le meilleur gardien du Minnesota dans la dernière ligne droite de la saison, affichant une moyenne de buts alloués de 2,37 et un pourcentage d’arrêts de ,919 en 12 matchs (10 départs) après la pause olympique. Gustavsson a quant à lui maintenu une moyenne de 2,82 et un taux d’efficacité de ,895 en 14 départs. 

Néanmoins, jusqu’à ce que l’entraîneur John Hynes mentionne vendredi que Wallstedt obtiendrait le départ, la plupart des observateurs pensaient que ce serait Gustavsson en raison de son expérience en séries (11 matchs) et parce qu’il a joué plus de matchs que son compatriote tout au long de la saison, y compris dans la période suivant les Olympiques. 

Mais Hynes a référé à la personnalité dans la liste d’items qui ont été considérés par lui et son personnel d’entraîneurs avant d’en venir à cette décision. 

Maintenant, on comprend pourquoi. 

« Il est un jeune homme très confiant », a dit Hynes. 

Un exemple concret : les arrêts que Wallstedt a réalisés tard en deuxième période, quelques minutes seulement après que Jason Robertson l’eut déjoué d’un tir du revers en avantage numérique pour réduire l’écart à 4-1. 

« À ce moment, nous échappions des rondelles et nous ne nous en tenions plus à notre style de jeu, a remarqué l’attaquant Mats Zuccarello. Il s’est levé à ce moment précis. »

Après un arrêt important devant Jamie Benn, il a frustré Wyatt Johnston qui s’amenait à deux contre un avec Mikko Rantanen, repoussant de la mitaine un tir à bout portant. 

« Selon ma lecture, il allait tirer et je tentais simplement de prendre le plus de place possible devant mon filet, a dit Wallstedt. J’ai aimé ma hargne sur ce jeu. J’ai attendu qu’il fasse le premier geste. Il a tiré sur mon gant et la rondelle s’est retrouvée dans le coin. »

Hynes a soutenu que ces arrêts lui avaient rappelé ceux que Wallstedt faisait vers la fin de la saison régulière. Des arrêts qui lui ont probablement valu le départ dans le match no 1.  

« Au cours de la série, il y a aura des fois où des erreurs surviendront, où un bon jeu sera exécuté par un de leurs bons joueurs, et tu vas avoir besoin d’un gros arrêt à un moment clé, a relaté Hynes. C’est ce que nous avons eu. »

Tous les ingrédients y étaient pour le Wild dans ce premier match. 

Joel Eriksson Ek a marqué deux fois en avantage numérique, ouvrant d’ailleurs la marque à 5:35 de la première période, en plus d’obtenir une passe. 

Kirill Kaprizov a inscrit un but et deux passes.

Quinn Hughes (une aide) a survolé la glace comme à l’habitude. 

Matt Boldy (deux buts, une passe) était partout. 

Zuccarello (trois passes) alimentait ses coéquipiers. Brock Faber faisait son travail de pilier à la ligne bleue. Ryan Hartman (un but, une passe) fonçait au filet. 

« Les gars étaient concentrés et notre exécution était excellente, a noté Hynes. Quand c’était le temps d’appliquer de l’échec avant, nous l’avons bien fait. Mais je trouve surtout que nous avions le bon état d’esprit pour la façon dont nous devions jouer. »

Et derrière eux, un jeune gardien nerveux était là pour les soutenir. 

« Il y a eu de la nervosité pendant la journée et encore un peu plus quand nous sommes arrivés ici pour le match, a dit Wallstedt. Mais après l’hymne national et les premiers lancers, ça s’est estompé. »

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