RALEIGH, Caroline du Nord – Pendant près de trois heures samedi, c’était pratiquement impossible de ne pas remarquer Jordan Staal des Hurricanes de la Caroline.
Oubliez le fait qu’il mesure 6 pieds 4 pouces et qu’il pèse 220 livres. Il a plutôt montré, une fois de plus, qu’il est bâti pour ces moments. Staal en a fait la preuve à répétition dans la victoire de 2-0 contre les Sénateurs d’Ottawa dans le premier match de la série de premier tour au Lenovo Center.
Oui, son combat avec le capitaine des Sénateurs Brady Tkachuk dès la mise au jeu initiale va faire partie des faits saillants et alimenter les conversations jusqu’au match no 2 lundi, mais les empreintes de Staal étaient partout dans ce duel entre deux équipes qui forgent leur identité par la structure et en ne donnant rien à leur adversaire.
« Il ne cesse d’impressionner », a commenté l’entraîneur Rod Brind’Amour, qui a dirigé Staal dans chacune des présences en séries de la Caroline au cours des huit dernières saisons. « Il a été génial ce soir. C’est comme ça tous les soirs. Quand ne fait-il pas son travail? Je lui donne beaucoup de crédit. »
Staal est possiblement la raison principale pour laquelle les Hurricanes ont pris l’ascendant dans cette série.
En étant à domicile avec le dernier changement, il était évident que l’expérimenté joueur de centre allait être confronté au trio de Tkachuk.
L’entraîneur des Sénateurs Travis Green savait qu’il s’agirait d’un bon défi.
« Il est dans la Ligue depuis très longtemps, a noté Green. Il fait ce boulot depuis longtemps, il comprend son rôle et il est un bon joueur. »
Staal s’est avancé pour prendre la mise au jeu initiale, alors que Tkachuk, à sa droite, lançait des invitations. La rondelle a été déposée sur la glace, et trois secondes plus tard, les deux capitaines s’engageaient dans une valse.
Tkachuk a une tendance à vouloir donner de l’énergie à son équipe avec ce genre de geste.
La saison dernière, alors qu’il représentait les États-Unis dans un match contre le Canada à la Confrontation des 4 nations au Centre Bell, Brady et son frère Matthew Tkachuk ont tour à tour jeté les gants en début de match.
Cette fois, Tkachuk a pris le dessus avec quelques droites, mais Staal ne s’en est pas laissé imposer par la suite, touchant lui aussi la cible avant de projeter Tkachuk sur la glace.
« Il est un gars physique qui joue avec intensité et il voulait y aller, a raconté Staal. Ça fait partie du jeu. Les frères Tkachuk aiment jouer ce style de jeu qui est difficile à contrer. C’était un départ pour le moins intéressant. »
Staal, qui se bat très rarement, a dit ne pas se souvenir d’avoir laissé tomber les gants dès le sifflet initial dans un match de la LNH. Il a été contraint de s’asseoir pendant cinq longues minutes au banc des pénalités, sans pouvoir contrôler le jeu comme il aime le faire.
Une fois « libéré », Staal a regagné le banc des siens durant un arrêt de jeu, s’est assis et a été vu à la caméra en train d’exhorter son équipe à en donner plus.
Puis, il a mené la barque pour les 55 minutes suivantes.
Staal a passé un peu plus de 16 minutes sur la patinoire. Il a joué en avantage numérique. Il a aussi joué 3:19 en infériorité numérique, et il a frustré Tkachuk à maintes reprises, aidant son équipe à le limiter à deux tirs au but. Staal a pour sa part décoché deux tirs, distribué quatre mises en échec et conservé une efficacité de 10-en-18 aux cercles des mises en jeu.
« Jordo a joué près de 200 matchs de séries, il connaît le refrain et il sait que son style est taillé sur mesure pour ces matchs », a mentionné l’attaquant Taylor Hall, auteur d’un but samedi.
Assis à son casier après le match, Staal s’est fait demander s’il appréciait le travail qui vient avec le fait d’être confronté à Tkachuk, présence après présence.
« Il est un joueur exceptionnel, il est intense, a dit Staal en souriant. C’est du hockey de séries. C’est sûr que j’aime ça. Le contenir est un gros défi pour tout notre groupe. Sa robustesse combinée à tout ce qu’il fait sur la glace fait en sorte qu’il est difficile à arrêter. Nous devons le prendre comme une victoire ce soir, mais nous devrons continuer d’être sur son dos pour qu’il ne soit pas efficace comme il peut l’être. »



















