Leon Draisaitl for Germany feature Feb 10 26

MILAN – Leon Draisaitl est ici pour gagner une médaille, et ce, peu importe ce que disent les observateurs sur les chances d’Équipe Allemagne de rivaliser avec les puissances du hockey aux Jeux olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026.

Mais l’attaquant des Oilers d’Edmonton n’a pas besoin qu’on lui rappelle que ses coéquipiers et lui jouent pour quelque chose de plus gros ici. Ils savent déjà ce qu’une bonne performance de l’équipe pourrait représenter pour le hockey allemand.

« Nous espérons gagner de nouveaux partisans », a dit Draisaitl après l’entraînement, mardi. « Nous espérons que les jeunes en Allemagne vont regarder nos matchs contre le Danemark, la Lettonie et les États-Unis, et qu’ils se diront : “Je veux essayer ce sport”, car à la maison, la chose la plus facile à faire est de prendre un ballon et de jouer au soccer. »

Draisaitl admet que durant la saison de la LNH, quand il ne pense qu’aux Oilers et à la Coupe Stanley, réfléchir à son rôle de modèle pour les jeunes Allemands « passe un peu au second plan, car la routine de la LNH accapare toute ton attention. »

Ce n’est plus seulement dans un recoin de sa tête en ce moment. Il portera le chandail de l’Allemagne et le « C » du capitaine quand lui et ses coéquipiers disputeront leur premier match du tournoi contre le Danemark au Rho Arena jeudi (15 h 10 HE; ICI Télé, TOU.TV, RDS, TSN, CBC Gem, Peacock).

« Ce n’est pas quelque chose que tu vis chaque jour, a ajouté Draisaitl. Ce n’est pas mon chandail chaque jour, donc c’est vraiment spécial, surtout à cet événement.

« Il n’y a pas de plus grande scène pour nous. C’est ce qui rend probablement ça un peu plus important. »

Il n’y a pas d’athlète masculin allemand avec un statut égal à celui de Draisaitl ici. Il est le meilleur pointeur parmi les joueurs de son pays avec 1036 points (428 buts, 608 passes) en 845 matchs dans la LNH. Ce n’est pas un hasard s’il a été choisi comme porte-drapeau pour la cérémonie d’ouverture via un vote des partisans et de membres de l’équipe olympique allemande.

La sauteuse à ski Katharina Schmid était à ses côtés vendredi dernier.

« Ça en dit long qu’il ait été choisi pour être notre porte-drapeau », a affirmé le défenseur Moritz Seider (Red Wings de Detroit). « Il y a d’autres grands athlètes qui ont gagné des médailles olympiques, mais il est notre grande vedette et il mérite ces éloges. »

Draisaitl les accepte avec fierté.

« C’est vraiment spécial de représenter ton pays et de porter le drapeau dans le plus grand événement sportif au monde, a-t-il mentionné. C’est quelque chose que je ne tiens pas pour acquis et que je ne prends pas à la légère. J’en suis très fier. »

Sa fierté sera encore plus grande s’il peut aider l’Allemagne à accomplir quelque chose de spécial ici. L’équipe y était arrivée sans lui à Pyeongchang en 2018, quand les Allemands s’étaient inclinés 4-3 en prolongation dans le match de la médaille d’or contre les athlètes olympiques de Russie.

Les joueurs de la LNH n’ont pas participé à ces Olympiques, mais cette médaille d’argent demeure un moment tournant dans l’histoire du hockey allemand.

L’Allemagne n’avait auparavant jamais fait mieux qu’une médaille de bronze aux Olympiques. Il s’agissait de la première médaille du pays depuis 1976.

« Nous avons gagné l’argent, a affirmé Seider. J’étais encore à l’école. Vous pouvez sentir l’engouement que ç’a créé. Ce sont des moments dont tu rêves et que tu veux vivre. »

Imaginez maintenant si l’Allemagne parvenait à jouer pour une médaille, ou à tout le moins à faire peur à l’une des puissances du hockey international avec sa plus grande vedette qui sonne la charge. Draisaitl sera épaulé par de jeunes vedettes comme Seider, Tim Stützle (Sénateurs d’Ottawa) et JJ Peterka (Mammoth de l’Utah).

Ce serait immense; plus qu’en 2018. Ce serait probablement le moment le plus important de l’histoire du hockey allemand.

Cela impliquerait également que Draisaitl aurait réalisé son ambition affichée de rendre le hockey plus populaire dans son pays natal.

« Pour nous, c’est le moment de faire aimer le hockey à plus de jeunes en Allemagne, a lancé Draisaitl. C’est la scène parfaite pour y arriver. »

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