MILAN, Italie – Jon Cooper s’est libéré d’un poids, lundi. À trois jours du premier match du Canada aux Jeux de Milano Cortina, l’entraîneur-chef de la sélection nationale a offert une longue réponse pour calmer le jeu concernant ses gardiens de but.
La question qui lui a été posée après l’entraînement était à deux volets. D’abord, croyait-il que le scepticisme à l’endroit de Jordan Binnington, Darcy Kuemper et Logan Thompson émane du fait que Patrick Roy, Martin Brodeur, Roberto Luongo et Carey Price, notamment, les ont précédés?
Après tout, Roy, Brodeur et Luongo sont des membres du Temple de la renommée et Price devrait se joindre à eux sous peu.
Roy n’a pas remporté de médaille aux Jeux de Nagano en 1998, mais Brodeur (Salt Lake City, 2002), Luongo (Vancouver, 2010) et Price (Sotchi, 2014) ont tous amené le Canada à la terre promise.
Les quatre incarnent un âge d’or pour les gardiens de but au Canada.
« Ça peut expliquer en partie [le scepticisme], a répondu Cooper. Le Canada a-t-il eu des gardiens exceptionnels, des membres du Temple de la renommée? Oui. Ont-ils participé aux Olympiques et gagné? Oui. »
Mais que pense-t-il de la trame narrative selon laquelle cette édition 2026 d’Équipe Canada est dotée de grandes vedettes avec du talent, de profondeur et d’habiletés fines, mais a comme maillon faible son trio de gardiens de but?
« Carey Price a été l’un des meilleurs gardiens de sa génération, et même de tous les temps. Carey est un gagnant. Mais nous avons aussi des gagnants, a soutenu l’entraîneur-chef. On n’a peut-être pas de talents générationnels devant le filet, mais on a des gagnants de la Coupe Stanley. On a des gars qui ont fait des arrêts lorsqu’ils avaient besoin d’en faire.
J’ai été témoin du brio de Darcy Kuemper dans mon propre aréna (lors de la finale de 2022 entre le Lightning de Tampa Bay et l’Avalanche du Colorado, l’ancienne équipe de Kuemper). Je vois Jordan Binnington aller. Je vois Logan Thompson aller. Ils sont aussi bons que n’importe qui, et nous avons toute la confiance du monde en eux. Je comprends que vous [les journalistes] avez un travail à faire, mais nos joueurs traverseraient un mur pour nos gardiens et vice-versa. Selon moi, cette trame narrative des gardiens n’en est pas une. Je ne sais pas d’où ça vient. »
Ça semblait pratiquement cathartique pour Cooper de livrer le fond de sa pensée au sujet de ses gardiens avant le coup d’envoi du tournoi. Comme s’il attendait précisément ce moment où il allait se porter à la défense de Kuemper, Thompson et Binnington.
« Tout le monde dit que les gardiens sont la faiblesse (d’Équipe Canada). On sait que c’est une trame narrative depuis quelques années, a commenté Thompson. Nous, on ne voit pas les choses ainsi, mais tous les autres oui. »
« Je crois que ça vient de ces noms (Roy, Brodeur, Luongo, Price), a pour sa part réagi Kuemper. Ils sont tous membres du Temple de la renommée ou presque. Mais nous avons confiance en notre trio. On sait ce dont on est capables. On a hâte de commencer, tout simplement. »
On peut comprendre Thompson, Kuemper et leur coéquipier Binnington d’être en confiance.
Les trois ont déjà remporté la Coupe Stanley. Binnington était le no 1 des Blues de St. Louis lorsqu’ils ont soulevé le trophée en 2019, Kuemper l’a imité trois ans plus tard avec l’Avalanche, puis Thompson était l’adjoint d’Adin Hill lorsque les Golden Knights de Vegas ont triomphé en 2023.
Binnington a fortement participé à la victoire du Canada à la Confrontation des 4 nations même s’ils étaient plusieurs à s’être montrés sceptiques à son endroit en début du tournoi.
Son match de 31 arrêts, dont six en prolongation, dans un gain de 3-2 contre les États-Unis en finale est considéré comme l’une des plus grandes prestations de l’histoire par un gardien d’Équipe Canada.





















