Les Canadiens vont ont remis un chandail numéro 25 portant le nom SORAYA ce soir-là. Sans tenir compte des camps d’entraînement, des matchs des anciens et des matchs préparatoires, vous êtes officiellement la 24e personne à porter ce numéro, après notamment la vedette des années 1970 Jacques Lemaire, aujourd’hui intronisé au Temple de la renommée du hockey. Est-ce que ce chandail représentait une surprise?
« Oui, en effet. C’était vraiment spécial, le numéro représentant l’année de mon élection comme mairesse. Il est à la maison aujourd’hui, je l’ai fait mettre dans un cadre que je peux ouvrir quand j’en aurai besoin. Geneviève Guilbault (membre de l’Assemblée nationale du Québec) m’a aussi donné un chandail des Nordiques. (Rires) Je lui ai dit qu’il n’était pas question que je le place dans mon bureau avant que mon chandail des Canadiens soit prêt. »
Vous avez renoué votre amitié avec la mascotte des Canadiens, Youppi! Vous aviez déjà discuté, si on peut dire ça, en 2009 lorsque les Canadiens ont inauguré la première de leurs 15 patinoires communautaires extérieures réfrigérées dans des quartiers défavorisés un peu partout au Québec. Cette première patinoire, conçue et offerte par la Fondation des Canadiens pour l'enfance, se trouvait dans le quartier Saint-Michel à Montréal, où vous étiez alors membre du conseil.
« Il s’agissait d’un très beau projet, avec du hockey en hiver qui devenait un terrain de basketball pendant l’été. J’ai grandi dans le quartier Saint-Michel, qui avait mauvaise réputation dans les médias en raison des agissements des gangs de rues, les Bleus contre les rouges. Aujourd’hui, nous avons fait en sorte que le bleu et le rouge soient représentés de manière positive : sur une patinoire de hockey. Que les Canadiens aient choisi Saint-Michel a été très bon pour nous, pour l’esprit du quartier. Le hockey appartient à tous les Montréalais, et c’est très important pour les quartiers qui misent sur une population très diversifiée. Dans certaines communautés, il y a plus de partisans de soccer, et pas nécessairement le hockey, parce que nous ne considérons pas ce sport comme étant "pour nous". Construire cette patinoire à Saint-Michel était une manière pour les Canadiens de dire "Oui, c’est également pour vous". »