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MILAN – Nathan MacKinnon respecte les autres athlètes présents aux Jeux olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026, mais il n’est pas venu ici pour aller voir, disons, le patinage de vitesse.

À moins que ce soit parce que c’est Équipe Canada qui patine vraiment vite dans le tournoi masculin de hockey.

« On a parlé avec d’autres athlètes, mais honnêtement, je suis ici pour gagner l’or, a lancé le joueur de centre de 30 ans après l’entraînement de lundi. C’est le ‘fun’ de rencontrer des gens, mais au bout du compte, on essaie simplement de gagner. »

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MacKinnon est reconnu pour sa concentration avec l’Avalanche du Colorado dans la LNH. C’est l’une des raisons pour lesquelles il fait partie des meilleurs joueurs au monde. C’est dans sa nature.

Et ce n’est pas différent ici, même s’il participe aux Jeux olympiques pour la première fois et qu’il y a tant de choses à découvrir – le Village olympique, les autres compétitions, la ville de Milan.

« J’ai envie d’en profiter, mais je ne suis pas ici pour profiter de la vie non plus, a-t-il dit. Je vais tout faire pour bien jouer et, espérons-le, ce sera suffisant et que je pourrai contribuer. »

Contribuer ? MacKinnon pourrait être le moteur du Canada.

Il a aidé l’Avalanche à remporter la Coupe Stanley en 2022. Il a gagné le trophée Hart, remis au joueur le plus utile de la Ligue, en 2024 après avoir établi des sommets personnels dans la LNH pour les buts (51), les aides (89) et les points (140).

La saison dernière, il a été nommé joueur par excellence de la Confrontation des 4 nations, menant le tournoi avec quatre buts en quatre matchs pour aider le Canada à remporter le tournoi. Cette saison, il mène la LNH avec 40 buts et occupe le deuxième rang pour les points avec 93, trois de moins que le joueur de centre des Oilers d’Edmonton Connor McDavid, son coéquipier avec le Canada.

Maintenant, toute son attention est tournée vers ce tournoi. Le Canada affrontera la Tchéquie jeudi au Santagiulia Arena de Milan (10 h 40 HE; ICI Télé, TOU.TV, RDS2), dans le premier de trois matchs du tour préliminaire.

Un journaliste lui a fait remarquer que cela semblait un peu triste. Quand on participe aux Jeux olympiques pour la première fois, il faut en profiter, non ?

« Non, a répondu MacKinnon en riant légèrement. Honnêtement. »

Il a ensuite précisé sa pensée.

« Quand on parle d’assister à 10 épreuves par jour ou d’aller souper à Milan, je ne pense pas que qui que ce soit fasse ça, a-t-il expliqué. C’est ce que je veux dire par profiter de la vie. Mais j’adore être avec les gars. C’est un rêve pour moi. Être assis à côté de Sid dans le vestiaire... À 10 ans, à quel point ça aurait été cool? »

Sid, bien sûr, c’est Sidney Crosby, la légende des Penguins de Pittsburgh, triple champion de la Coupe Stanley et double médaillé d’or olympique. Crosby et MacKinnon sont originaires de la Nouvelle-Écosse et s’entraînent ensemble depuis des années. Ils se ressemblent beaucoup et adorent jouer ensemble sur la scène internationale.

« Nate est un travaillant, et je l’ai vraiment constaté lors de la Confrontation des 4 nations, quand on a donné une journée de congé aux gars et qu’il est venu me voir pour me demander si ça me dérangeait s’il allait patiner », a raconté l’entraîneur du Canada Jon Cooper.

« Lui et Sid sont allés à la patinoire ensemble, et je me suis dit que ces gars-là sont vraiment dévoués et engagés.

« Mais il faut aussi savoir avoir du plaisir. On dit aux gars : “Ce sont les Jeux olympiques. C’est une expérience qu’on n’aura peut-être jamais la chance de revivre. Profitez-en, profitez du Village, allez rencontrer d’autres athlètes, vivez pleinement l’expérience. Mais quand c’est le temps d’aller à la patinoire, ça devient sérieux. Là, c’est le temps de se concentrer.” »

CAN@FIN: MacKinnon marque son deuxième du match

Crosby n’est pas surpris par l’approche très sérieuse de MacKinnon.

« J’ai passé tellement de temps avec lui que je suis habitué à ça, a dit Crosby. Je sais à quel point ces événements et ces moments comptent pour lui. Je sais à quel point il travaille fort, et il va se lever. […] Il apporte beaucoup de passion, d’émotion et d’intensité. Il le veut vraiment, et c’est tout ce qu’on peut demander. »

Est-ce que Crosby doit parfois aider MacKinnon à se calmer ?

« Parfois, oui, a répondu Crosby. D’autres fois, s’il est un peu fâché, ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose. J’adore voir ce qu’il fait lors de la présence suivante. Ça dépend. On essaie simplement de s’aider mutuellement, mais c’est ça, le processus. Et il doit probablement m’aider à me calmer parfois moi aussi. »

Difficile de rester calme quand on est MacKinnon dans le vestiaire canadien aux Jeux olympiques. Non seulement Crosby est à côté de lui, mais McDavid n’est pas trop loin tout comme les attaquants des Panthers de la Floride Sam Reinhart et Brad Marchand et les autres dans ce vestiaire rempli de grands joueurs.

« C’est incroyable, a dit MacKinnon. Il faut se pincer, c’est certain. Mais à part ça, je dois bien jouer. Je n’ai pas besoin d’être extraordinaire, mais je dois être solide et faire mon travail. »

MacKinnon a une définition différente de ce que c’est d’avoir du plaisir. C’est ce qui l’a mené aux Olympiques.

« Oui, j’ai du plaisir à jouer au hockey, a-t-il conclu. Je prends mes vacances l’été. »

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