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MILAN – Équipe États-Unis s’entraînait aux Jeux olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026 lundi, et on pouvait déjà voir les effets positifs de la Confrontation des 4 nations de la saison dernière dans la photo d’équipe, mais aussi dans les combinaisons de trios et les paires défensives.

Les États-Unis ont atteint la prolongation du match de championnat à la Confrontation des 4 nations et obtenu de nombreuses chances de marquer avant de s’incliner 3-2 contre le Canada. Les Américains espèrent qu’une formule semblable leur permettra de mettre la main sur leur première médaille d’or aux Olympiques depuis 1980.

« Nous avons connu un très bon tournoi l’an dernier », a dit le défenseur Zach Werenski. « Nous étions à un but de gagner, donc on ne peut pas dire que nous devons tout changer. La chimie peut revenir rapidement. »

Les Américains ont pris leur photo d’équipe avant l’entraînement au Santagiulia Arena lundi. Des 25 joueurs au sein de la formation, 21 ont pris part à la Confrontation des 4 nations. Ça n’inclut pas le défenseur Quinn Hughes, qui devait être du tournoi, mais qui l’a raté en raison d’une blessure au bas du corps.

Le groupe de leadership est le même : le joueur de centre Auston Matthews comme capitaine avec le défenseur Charlie McAvoy et l’ailier Matthew Tkachuk comme adjoints.

Matthews a dit être honoré de porter le « C », mais il a mis l’accent sur le nombre de joueurs qui sont de retour après la Confrontation des 4 nations.

« Il y a du leadership dans toute notre équipe, vous l’avez vu en février dernier et on le sent déjà ici à Milan », a-t-il ajouté.

C’était l’objectif des dirigeants de l’équipe.

« Nous aimons vraiment la chimie que ce groupe a développée durant la Confrontation des 4 nations », a affirmé l’entraîneur Mike Sullivan. « Nous en avons été des témoins privilégiés et nous sommes tous repartis de cette expérience en étant impressionnés du caractère de nos joueurs, mais aussi du leadership et de la manière dont cette équipe s’est unie. C’est un élément tellement important dans ce genre de tournoi. »

La Confrontation des 4 nations était le premier tournoi mettant aux prises les meilleurs joueurs au monde depuis la Coupe du monde de hockey 2016. C’est aussi la première fois que ces entraîneurs et joueurs travaillaient ensemble.

Il y avait peu de temps pour les expériences, mais les Américains ont tout de même tenté différentes choses.

« Nous avons aimé certaines choses, a dit Sullivan. D’autres, moins. »

Ils comptent reproduire ce qu’ils ont aimé à Milan.

Rien n’est coulé dans le béton, et l’équipe aura trois matchs de ronde préliminaire avant le début des matchs éliminatoires. Mais il y a des bases sur lesquelles bâtir en vue de la première rencontre face à la Lettonie jeudi (15 h 10 HE; ICI Télé, TOU.TV).

Ce qui a retenu l’attention lundi : le duo des frères Tkachuk sur les flancs du joueur de centre Jack Eichel – Brady à gauche et Matthew à droite. Les États-Unis avaient initialement tenté cette expérience au milieu du match d’ouverture de la Confrontation des 4 nations. Ç’avait conduit à une victoire de 6-1 contre la Finlande, puis à un gain de 3-1 contre le Canada.

« Nous avons aimé les frères Tkachuk ensemble, a expliqué Sullivan. Ce sont des joueurs avec du cœur. De plusieurs façons, ils personnifient ce que ça représente d’être un Américain avec leur féroce esprit compétitif. Ils ont été des catalyseurs pour nous permettre de devenir une équipe dans le sens le plus pur du mot. »

Ce sera peut-être le cas encore une fois aux Olympiques.

« Plusieurs personnes disent qu’ils sont des agitateurs, qu’ils sont robustes et compétitifs, a noté Eichel. Les deux sont extrêmement compétitifs. Mais ils sont des joueurs de hockey phénoménaux et ils créent des tonnes de jeux. Ils lisent bien le jeu. Ils ont de bonnes mains. Ils foncent au filet et ils ont une touche de marqueur. Pour un centre, c’est vraiment facile de jouer avec ces deux-là.

« Nous avons eu un peu de succès l’an dernier, donc j’espère que nous pourrons reprendre où nous avons laissé. »

Hughes et Brock Faber forment une paire défensive chez le Wild du Minnesota, et l’entraîneur John Hynes est l’un des adjoints de Sullivan à Milan. Mais ils n’ont pas patiné ensemble lundi. Hughes était jumelé à McAvoy, tandis que Faber était avec Jaccob Slavin, son partenaire à la Confrontation des 4 nations.

« C’est certain que ça aide, a dit Slavin. Nous avons été solides ensemble l’an dernier, et la confiance entre en ligne de compte. Nous n’avons pas à apprendre à nous connaître cette année. »

Les États-Unis ont seulement deux droitiers en défense, donc un gaucher devra jouer à droite.

Lundi, c’était Werenski. Il a commencé sur le flanc gauche à la Confrontation des 4 nations et il évolue habituellement de ce côté avec les Blue Jackets de Columbus. Mais durant la Confrontation des 4 nations, on l’a muté à droite avec Jake Sanderson. C’est la position qu’il occupe encore une fois.

Au moins, ce ne sera pas la première fois, et c’est plus facile du point de vue des systèmes de jeu. À la Confrontation des 4 nations, Werenski a confié que le système de jeu de Sullivan est tellement différent de ce à quoi il est habitué qu’il s’est souvent retrouvé à réfléchir sur la glace en début de tournoi. C’est déjà plus facile cette fois.

« Je comprends mieux comment il souhaite que nous jouions, a dit Werenski. Je comprends mieux les termes qu’il emploie, ce qui m’aide beaucoup individuellement. Je pense moins sur la glace. Je me concentre à jouer au hockey et à comprendre où je dois être. »

Mais l’effet le plus important de la Confrontation des 4 nations est peut-être la fierté des joueurs.

« Ce que j’ai vu à la Confrontation des 4 nations s’est transposé ici, a assuré Matthew Tkachuk. Nous sommes tous fiers de porter le rouge, blanc et bleu. Ça n’a pas changé ici. Ç’a peut-être même augmenté, donc c’est génial. »

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