Le classique parmi les classiques. Lance et compte a été l'une des premières grande série produite au Québec comme celles qu'on voyait aux États-Unis : sex, drugs and rock and… hockey!
C'est l'histoire des Nordiq… du National de Québec, le club de la Ligue nationale de hockey qui tente de remporter la Coupe Stanley. L'arrivée du jeune et talentueux Pierre Lambert apporte sa dose de « drama », surtout lorsque le vétéran Marc Gagnon s'amourache de sa jeune sœur. Ça, dans un vestiaire de hockey, ça ne se fait pas!
La première saison de Lance et compte est particulièrement bonne. Ironiquement, ce n'est pas le jeu de Pierre Lambert, qui trouve toujours le moyen de se mettre les pieds dans les plats, mais celui des personnages autour qui rend la série meilleure. Gagnon est le premier en tête, mais comment oublier les questions assassines de la journaliste Linda Hébert, les remarques du directeur général Gilles Guilbeault et, surtout, les discours arrogants de Jacques Mercier.
Si les États-Unis ont leurs soaps d'après-midi, le Québec, dans les années 1980, a eu Lance et compte.
Plusieurs autres saisons - et même des téléfilms et un film - ont suivi. Le citron a été pressé dix fois plutôt qu'une. Après la première, la troisième saison, diffusée en 1989, est fort probablement la meilleure, surtout que le National menace de déménager… ce qui allait se passer dans la réalité six ans plus tard.
La série est revenue au petit écran en 2002, avec en vedette les mêmes protagonistes, mais il manque un aspect important de ce qui faisait la force des premières saisons : le hockey. En effet, en raison du départ des Nordiques vers le Colorado, la production n'a plus accès à des images des matchs de l'équipe, qu'elle faisait passer pour des matchs du National en y ajoutant quelques plans rapprochés des acteurs. Une recette qui avait principalement servi lors de la deuxième saison en utilisant les images de la Coupe Spengler et de Rendez-vous 87 pour reproduire une Coupe du monde… ce qui explique pourquoi Équipe Canada et l'URSS portent des uniformes différents au cours du tournoi.
Photos : Capture d'écran et Radio-Canada