SPLIT CANADA USA BADGE CHAUMONT

MILAN – « Il s’agit du match pour l’or que tout le monde voulait voir. »

À la veille de cette finale olympique entre les États-Unis et le Canada, Tom Wilson a défini cette finale de la même façon que le ferait le partisan moyen.

En demi-finale contre la Finlande, Wilson a apporté sa traditionnelle carte de la robustesse à l’aile droite d’un trio malcommode avec Sam Bennett et Brad Marchand. Face aux Américains, le gros ailier des Capitals de Washington devra encore tenir un rôle de marteau.

« Nous avons hâte », a reconnu Wilson, qui n’avait pas participé à la Confrontation des 4 nations. « Les deux équipes savent ce qu’elles apporteront. Nous laisserons tout sur la table. C’est un privilège de jouer cette finale. Nous voudrons rendre fier notre pays. »

« Je m’attends à un match rapide et robuste, a-t-il continué. Il y aura énormément de talent sur la glace. Les deux meilleurs pays de hockey au monde s’affronteront. Tous les joueurs offriront leur meilleur rendement. Nous aurons besoin d’exécuter notre plan de match. Si chacun des joueurs le fait et si chacun des joueurs joue bien, nous aurons une bonne chance de gagner. Nous le savons. »

Gagnant de la Coupe Stanley avec les Capitals en 2018, Wilson pourrait cocher une autre case dans la catégorie des grandes réalisations.

« Je me retrouve à une étape différente de ma carrière sur le plan individuel, a-t-il rappelé. Comme enfant, tu caresses deux rêves. Il y a celui de gagner la Coupe Stanley et celui de remporter la médaille d’or aux Jeux olympiques. Plusieurs grands joueurs du Canada ont gagné l’or aux JO. Je veux suivre leurs traces. J’ai maintenant cette occasion. Émotivement, je me concentrerai sur mon jeu. Je voudrai être la meilleure version de Tom Wilson pour aider Équipe Canada. Tous les joueurs auront cette mentalité. »

En cinq matchs aux Jeux de Milano Cortina, Wilson n’a pas juste procuré de l’énergie à son équipe avec de bonnes mises en échec. Souvent utilisé sur le flanc droit avec Connor McDavid et Macklin Celebrini, l’Ontarien de 31 ans a récolté quatre points (un but, trois passes).

À l’image de Wilson, Macklin Celebrini est l’un des nouveaux visages au sein de l’équipe canadienne, comparativement à l’édition gagnante de 2025 à la Confrontation des 4 nations. À 19 ans, Celebrini a fait tourner bien des têtes à Milan avec 10 points (5 buts, 5 passes) en 5 rencontres.

Nullement intimidé par la scène des JO, Celebrini n’a pas offert des réponses aussi détaillées que celles de son coéquipier à 24 heures de cette finale.

« C’est l’expérience d’une vie, a-t-il mentionné. Le temps a passé tellement vite. C’est là qu’on voulait se rendre et là, il reste un match. »

Premier joueur à sortir de la glace de la patinoire secondaire du Santagiulia Arena pour s’entretenir avec les membres de la presse écrite, Connor McDavid a montré qu’il pouvait contourner une question piège aussi rapidement qu’un défenseur. Le numéro 97 a offert un simple sourire quand un collègue lui a demandé si un choc entre le Canada et les États-Unis se définissait par un duel entre les bons et les méchants.

« Non, on se sent comme Équipe Canada qui joue un match de hockey contre l’équipe des États-Unis », a affirmé McDavid, le meneur du tournoi avec 13 points. « Les Américains ont une très bonne équipe. Ils ont une redoutable défensive, un très bon gardien et de bons attaquants. Ce sont les États-Unis. Ils ont de très bons joueurs, mais nous aussi. Ce sera un bon match.

Jon Cooper, avec sa verve habituelle, a mis la table pour ce match.

« Les 4 nations représentaient l’entrée, demain, ce sera le plat principal, avec une médaille d’or à l’enjeu. »

Un pays derrière une équipe

Dans plusieurs écoles au Canada, le hockey a fait une incursion en classe avec la diffusion des matchs pour les étudiants. De l’autre côté de l’océan Atlantique en Italie, les joueurs et entraîneurs ont de la difficulté à percevoir ce phénomène.

« Je vois passer des images, mais c’est plus difficile de réaliser l’ampleur de l’événement, a dit Wilson. Je suis en Italie pour jouer au hockey, mais il n’y a pas si longtemps, j’étais cet enfant qui regardait le hockey dans une classe à l’école. Nos enseignants roulaient une grosse télévision et ils ouvraient l’antenne pour nous permettre de suivre l’équipe canadienne. Je me souviens aussi qu’il y avait des rassemblements à l’aréna de ma ville natale. »

« Nous sommes ici pour notre pays, a-t-il enchaîné. Nous voulons rendre fière la population canadienne. Ce n’est pas à propos de nous. Vous pouvez poser la question à chacun des joueurs à l’intérieur de ce vestiaire. Nous réalisons que c’est beaucoup plus gros que nous. Tout ce que je peux faire, c’est de tout laisser sur la glace. »