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MILAN – Le grand moment est arrivé.

Les Jeux olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026 – les premiers Olympiques avec des joueurs de la LNH en 12 ans – culmineront avec un duel entre Équipe États-Unis et Équipe Canada pour la médaille d’or au Santagiulia Arena dimanche (8 h 10 HE; ICI Télé, RDS2, SN, TSN, CBC, CBC Gem, Peacock, NBC).

Les Américains ont un autre rendez-vous avec leur ennemi juré grâce à une victoire de 6-2 contre Équipe Slovaquie en demi-finale vendredi. Ils tenteront de remporter la médaille d’or en hockey masculin pour la première fois depuis le « Miracle sur glace » à Lake Placid en 1980.

« Ce sont les meilleurs contre les meilleurs », a lancé l’attaquant Matthew Tkachuk. « Chaque Américain et Canadien grandit en suivant le hockey. C’est le summum de notre sport. Il n’y a rien de mieux au hockey et il n’y a pas plus grande rivalité. Chaque télé aux États-Unis et au Canada va diffuser ce match. C’est toute une source de motivation. »

L’attaquant Dylan Larkin a renchéri : « Ce sera un duel historique. »

Ce groupe attend cette occasion depuis un an. Depuis que Connor McDavid a marqué en prolongation pour conférer au Canada une victoire de 3-2 contre les États-Unis dans le match de championnat de la Confrontation des 4 nations, le 20 février 2025.

USA Hockey attend ce moment depuis 2010, quand Sidney Crosby avait marqué en surtemps pour offrir au Canada un gain de 3-2 contre les Américains dans le match de la médaille d’or aux Olympiques de Vancouver. Et même depuis 2002, quand les États-Unis avaient perdu 5-2 contre les Canadiens dans le match de la médaille d’or chez eux, aux Olympiques de Salt Lake City.

La dernière fois que les États-Unis ont vaincu le Canada dans un match éliminatoire d’un événement regroupant les meilleurs joueurs au monde, ils avaient remporté le tournoi. C’était à la Coupe du monde de hockey 1996, une victoire de 5-2 dans le match no 3 de la finale, une série au meilleur de trois rencontres. Keith Tkachuk, le père des attaquants Matthew et Brady Tkachuk, était dans cette équipe.

« Il n’y a pas meilleur scénario », a dit Brady Tkachuk. « Dans notre cas, nous voulions absolument nous placer dans cette position. L’identité de notre adversaire importait peu. Maintenant, tout est coulé dans le béton. Tout se produit pour une raison. »

Pour être les meilleurs, il faudra battre les meilleurs. Et le Canada est la meilleure nation jusqu’à preuve du contraire. Les Canadiens ont remporté les quatre derniers tournois internationaux regroupant les meilleurs joueurs, incluant les deux dernières éditions des Olympiques avec des joueurs de la LNH : Sotchi en 2014 et Vancouver en 2010.

Mais les Canadiens ont eu l’air humains à leurs deux dernières parties. Ils ont tiré de l’arrière 2-1 et 3-2 contre Équipe Tchéquie en quarts de finale mercredi, avant que Mitch Marner ne marque pour leur donner une victoire de 4-3 en prolongation. Équipe Finlande menait 2-0 en demi-finale vendredi, mais Nathan MacKinnon a marqué avec 35,3 secondes à faire pour donner au Canada une victoire de 3-2. Crosby a quitté le match contre les Tchèques en raison d’une blessure au bas du corps et il n’a pas affronté les Finlandais.

Les Américains viennent quant à eux de livrer leur meilleure performance du tournoi. Ils étaient à un tir de vaincre le Canada il y a un an et ils ont ramené 21 joueurs qui ont participé à la Confrontation des 4 nations, en plus du défenseur Quinn Hughes, qui devait participer au tournoi, mais qui a dû faire l’impasse en raison d’une blessure aux obliques. Il est le meneur de l’équipe américaine avec sept points (un but, six passes) en cinq matchs.

« Cette équipe américaine est la meilleure que j’ai côtoyée », a affirmé l’entraîneur Mike Sullivan. « Ce groupe de joueurs a une certaine personnalité, et l’énergie et la résilience de ces gars-là sont contagieuses. Ils se soucient les uns des autres, et je suis emballé d’avoir l’occasion de compétitionner à leurs côtés. Je ne pourrais pas être plus fier d’eux. »

Une médaille d’or serait l’héritage de la génération actuelle de joueurs américains. Plusieurs d’entre eux ont joué avec le Programme de développement de l’équipe nationale de USA Hockey et porté le rouge, blanc et bleu dans différents tournois internationaux à divers niveaux.

« Nous tirons tous beaucoup de fierté de porter ce chandail et de représenter USA Hockey », a dit le joueur de centre Jack Eichel. « Nous sommes en quelque sorte la nouvelle génération de joueurs qui représentent le pays. Être ici aux Olympiques est un immense honneur. Nous comprenons la portée de cet événement, et il y a longtemps que les États-Unis n’ont pas gagné un tournoi comme celui-là. Nous allons tout faire pour changer ça. »

Une médaille d’or inspirerait la prochaine génération, comme la Coupe du monde 1996 et le « Miracle sur glace » de 1980 l’ont fait.

« J’en ai des frissons », a répondu Larkin, quand on lui a demandé ce qu’il pense de cette possibilité. « Peut-être que nous ne réalisons même pas l’impact que ça aurait. Tout le monde souhaitait une finale États-Unis-Canada, et j’espère qu’avec le déroulement du tournoi, il y aura une tension et que les gens seront fébriles en vue de dimanche. Nous le sommes. »

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