Team USA playing best hockey Larkin Thompson

MILAN – Il n’y a pas si longtemps, Équipe États-Unis jouait son premier match des Jeux olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026.

Elle l’a emporté 5-1 contre Équipe Lettonie le 12 février. Les Américains avaient bien joué, sans être extraordinaires. Le match inspirait confiance pour la suite, tout en démontrant qu’il restait encore du travail à faire.

Avancez de huit jours à la cinquième rencontre des États-Unis ici, et les progrès étaient bien visibles.

Dylan Larkin et Tage Thompson ont marqué en première période. Les États-Unis ont augmenté leur avance avec trois autres buts au deuxième engagement et ils ont finalement écrasé Équipe Slovaquie 6-2 en demi-finale au Santagiulia Arena vendredi.

« Sans aucun doute, c’est notre meilleur match jusqu’ici », a dit l’entraîneur Mike Sullivan.

Il faudra que ce soit aussi bon dimanche – et peut-être même mieux – parce que les Américains affronteront Équipe Canada dans le match de la médaille d’or (8 h 10 HE; ICI Télé, RDS, SN, TSN, CBC, CBC Gem, Peacock, NBC).

« C’est un gros test », a affirmé l’attaquant Jake Guentzel. « Mais nous sommes en confiance avec notre jeu et la direction dans laquelle nous allons. »

Les États-Unis ont beaucoup d’éléments sur lesquels bâtir dans ce duel contre la Slovaquie.

Ils ont été dominants dès le début. Larkin a ouvert la marque avec un tir des poignets en contre-attaque après une longue passe de Zach Werenski après 4:19 de jeu dans le match.

Les Américains auront besoin de ce jeu de transition contre le Canada.

« Nous avons tenté de jouer avec vitesse dès le début », a souligné le défenseur Charlie McAvoy. « Notre vitesse est notre arme. Nous ne manquons pas de fabricants de jeux en attaque. Quand nous plaçons nos joueurs en bonne position en transition, nous avons énormément de vitesse. »

Le jeu de puissance a livré la marchandise en fin de première période. Thompson a décoché un laser du bas du cercle gauche sur réception d’une passe de Jack Eichel après seulement 17 secondes d’avantage numérique.

Si le Canada donne aux États-Unis des occasions en avantage numérique, ce mouvement de rondelle rapide sera un élément clé.

« Nous sommes meilleurs que nous l’étions au premier match », a noté le défenseur Quinn Hughes. « C’est un groupe de joueurs élites, et plus nous allons jouer ensemble, mieux nous parviendrons à comprendre nos tendances et le système dans lequel nous voulons jouer. »

Jack Hughes a inscrit deux buts en deuxième période, entrecoupés par un filet d’Eichel. Il a démontré ses habiletés et son tir, mais surtout sa progression. Utilisé à l’aile droite du quatrième trio contre la Lettonie, il est maintenant un contributeur important sur un trio avec Thompson et Larkin.

« Il est un joueur extraordinaire et solide mentalement », a dit Quinn Hughes au sujet de son jeune frère. « Il arrive à faire des jeux clés. Ça en dit long sur son mental à l’âge de 24 ans. Il est l’un des meilleurs joueurs au monde, et vous le voyez en ce moment. »

C’était 5-0 après 40 minutes, et les États-Unis avaient doublé la Slovaquie au chapitre des tirs (26-13).

Les Américains n’ont laissé aucun doute sur leur manière de jouer : ils étaient directs, rapides et agressifs, mais intelligents.

« Nous jouions notre style de hockey », a expliqué Guentzel.

Ils peuvent affirmer que c’est leur style de hockey, car c’est celui qu’ils pratiquent depuis leur arrivée ici le 8 février.

Ils ont tiré des leçons d’une mauvaise première période contre Équipe Danemark à leur deuxième partie de la ronde préliminaire.

Ils ont appris d’un match fermé et rapide – une victoire de 2-1 en prolongation – contre Équipe Suède en quarts de finale. C’est au cours de cette rencontre qu’ils ont réalisé qu’ils ne peuvent pas jouer pour protéger une avance de 1-0 et qu’ils doivent plutôt forcer l’équipe adverse à jouer sur les talons.

« Je trouve que notre équipe s’est améliorée dans chaque match qu’elle a disputé, a mentionné Sullivan. Ils se sont améliorés dans chaque aspect du jeu. Ils comprennent clairement comment nous voulons jouer. Il y a plus d’attention aux détails dans les tactiques, particulièrement quand nous n’avons pas la rondelle. Les joueurs comprennent mieux les rôles qu’on leur a donnés et la contribution qu’ils doivent fournir pour nous aider à gagner. Nous nous sommes améliorés dans tous ces aspects. Pour moi, ça fait partie de l’évolution de cette équipe dans le parcours ici. »

Ce parcours prendra fin dimanche, d’une manière ou d’une autre. Et les Américains devront être meilleurs que dans le match contre la Slovaquie.

S’ils donnent cinq occasions en avantage numérique au Canada comme ç’a été le cas contre la Slovaquie, ils pourront fort probablement oublier l’or.

S’ils lèvent le pied de l’accélérateur, le Canada va attaquer d’une façon dont la Slovaquie est incapable. Des attaques auxquelles même la solide défensive américaine pourrait être incapable de résister.

« Nous devons faire confiance à notre jeu », a dit le gardien Connor Hellebuyck. « Sortir avec confiance et jouer notre style. »

Dans le vestiaire, on est convaincu qu’on y arrivera.

Et oui, il s’agit de la même équipe qui a affronté la Lettonie il y a huit jours. Elle est toutefois complètement différente maintenant.

« Nous nous sommes améliorés lors de chaque match, et c’est parfois ce qui est nécessaire dans des tournois comme celui-là, a argué Guentzel. Nous devons devenir à l’aise avec les autres et comprendre leurs tendances. Nous nous sommes améliorés, et nous espérons que notre meilleur match sera le dernier. »

Contenu associé