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NASHVILLE -Ryan Getzlaf se promenait au Bridgestone Arena lors du repêchage 2023, mercredi, se préparant pour la prochaine étape de sa carrière professionnelle.

Getzlaf et sa famille - avec sa femme Paige et ses enfants Ryder, Gavin, Willa et Mac - étaient toujours en période d'acclimatation après leur déménagement dans la région de Nashville en provenance de la Californie.

Getzlaf faisait également ses débuts dans son nouveau rôle en tant que coordinateur au développement des joueurs des Ducks d'Anaheim, ayant été nommé dans ces fonctions mardi, une journée avant que son ancienne équipe sélectionne le centre Leo Carlsson au deuxième rang.

Carlsson est pressenti comme le nouveau Getzlaf à Anaheim. Ce n'est pas une position facile pour un jeune homme de 18 ans d'être comparé à une icône de la concession qui a conclu sa carrière à titre de meneur de tous les temps chez les Ducks avec 1019 points (282 buts, 737 passes) en 1157 matchs.

Mais ce sera justement une partie du travail de Getzlaf de faire en sorte que Carlsson excelle de la même façon qu'il l'a fait pendant 17 saisons à Anaheim, avant de prendre sa retraite au terme de la saison 2021-22. Et c'est un travail qui le réjouit à ce stade-ci de sa vie.

Getzlaf s'est entretenu avec LNH.com pendant le repêchage mercredi pour discuter de ce qu'il avait fait la saison dernière, de ce qu'il espérait accomplir dans ses nouvelles fonctions avec les Ducks et de son déménagement à Nashville.

Qu'as-tu fait au cours de la dernière saison de hockey?

« J'ai fait beaucoup de choses avec mes enfants. Ils sont âgés de 12, 10, 9 et 6 ans. J'ai été entraîneur au baseball, je les ai conduits un peu partout, j'ai beaucoup joué au golf. J'ai regardé quand même beaucoup de hockey, ce qui était étrange pour moi. Je ne regarde pas de hockey normalement, mais je m'y suis attardé beaucoup plus. J'ai profité de mon temps. C'était plaisant de relaxer et de ne pas avoir une tonne de pression sur les épaules. »

Tu replonges dans le milieu du hockey en travaillant au développement des joueurs. Qu'est-ce qui t'a attiré vers ce rôle?

« Honnêtement, j'avais l'impression qu'il s'agissait de la prochaine façon de progresser. J'ai toujours aimé le côté gestion des choses qui te force à tout comprendre. Je pense que j'ai en quelque sorte fait du mentorat dans les dernières années. Dans les deux dernières années de ma carrière, nous avions plusieurs jeunes joueurs qui arrivaient, et je devais composer avec différentes choses. Ça semble un bon fit pour aider notre organisation. Et de mon côté, ça me permet d'apprendre comment ça fonctionne dans ce milieu. »

Il y a beaucoup de jeunes joueurs à Anaheim. As-tu l'impression que ton rôle est encore plus important considérant le fait que les Ducks ne sont pas une équipe qui est prête à gagner dès maintenant?

« Oui, ça va être très plaisant. Nous avons une occasion unique d'apprendre pendant que je m'acclimate avec (le directeur du développement des joueurs) Jim Johnson et son équipe. Présentement, nous tentons de faire passer notre équipe au prochain niveau. Je suis fébrile à l'idée de travailler avec ces jeunes joueurs et de partager mes expériences. »

Leo Carlsson est un centre de 6 pieds 3 pouces. Est-ce qu'il te rappelle quelqu'un?

« Oui (rires). Il est un jeune homme imposant. Je dois rencontrer tous les jeunes que nous venons de repêcher, rencontrer leurs familles. Tu as vraiment une perspective unique quand tu rencontres les familles, car tu rencontres d'abord la famille, et le jeune ensuite. Tu vois d'où ils viennent et tout ça. Je suis vraiment fébrile. »

Est-ce que tu te vois gérer un repêchage un jour à titre de DG?

« Je ne sais pas, je vais voir comment les choses vont se passer. Nous allons voir comment je vais me débrouiller cette année et j'irai de l'avant par la suite. »

Est-ce que le hockey te manque?

« Je ne m'ennuie pas de jouer. J'étais assurément prêt à prendre ma retraite. Ça ne m'a jamais démangé de vouloir remettre mon équipement. Ce qui me manque, c'est être avec les gars, près de l'action, et d'avoir un impact, ou quelque chose à faire. C'est pourquoi j'ai le sentiment en ce moment, que je peux aider à faire une différence. »

Où habites-tu en ce moment?

« J'ai déménagé à Nashville. Nous habitons ici maintenant, dans le sud de Nashville. Nous avons acheté une maison ici il y a un an et demi, alors nous avons déjà toutes nos choses. Ce fut facile. »

Qu'est-ce qui t'a poussé à déménager?

« C'était dans nos plans vers la fin de ma carrière. Il y avait plusieurs raisons derrière cette décision, mais nous sommes très enthousiastes. Je dois voyager pour le travail de toute manière, mais il s'agit d'un endroit plus central. Je vais devoir partir environ une fois par mois pour rendre visite à nos espoirs, et nous allons voir comment les choses vont évoluer. Je veux aussi être présent pour mes enfants. C'est la principale raison qui m'a poussé à prendre ma retraite, de pouvoir être là pour les voir grandir. Au cours des prochaines années, je veux être plus présent à la maison que sur la route. »

Tu as été repêché à Nashville il y a 20 ans. Est-ce que ça te rappelle des souvenirs?

« C'était vraiment spécial de revenir ici et de voir le repêchage, de voir ces jeunes et de savoir ce qu'ils vivent. »

En quoi le repêchage est-il différent aujourd'hui qu'il y a 20 ans?

« Eh bien, les jeunes ont maintenant le droit de choisir la chanson qui va jouer lorsqu'ils sont sélectionnés en première ronde, c'est bien différent de ce côté-là. Mon fils m'a écrit pour me demander si j'avais choisi ma chanson, j'ai été obligé de lui dire que ça n'existait pas à mon époque. Sinon, c'est sensiblement la même chose. Tout tourne autour de l'enthousiasme des jeunes et de leur famille. »

Ton niveau d'enthousiasme est-il différent, ou te sens-tu comme une recrue toi aussi dans ta nouvelle carrière dans un rôle différent?

« Je me sens comme une recrue, et c'est drôle parce que tout est différent quand on met les pieds dans l'aréna, que ce soit au niveau du personnel ou d'autres choses. J'ai connu tout le monde dans notre organisation au cours de mes 19 ans là-bas, et je dois maintenant comprendre ce que chaque personne fait au quotidien. Je vois certains employés et je comprends mieux ce qu'ils font et avec qui ils travaillent. Ce fut assez cool. »