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MILAN – Juraj Slafkovsky se plaçait le menton sur son bâton et il s’essuyait souvent le visage avec l’un de ses gants dans la zone mixte du Santagiulia Arena. Cette défaite de 6-1 contre la Finlande dans le match pour la médaille de bronze venait de lui briser le cœur.

« Finir quatrième, c’est comme finir dernier, a dit Slafkovsky. Tu n’obtiens pas une médaille. Ça craint. »

Immédiatement après le match, Slafkovsky restait trop émotif pour avoir le recul nécessaire afin de décrire ce tournoi olympique comme une réussite pour un petit pays comme la Slovaquie.

« Oui, c’est une forme d’accomplissement, mais il y a des joueurs d’autres pays qui ont déjà eu le temps de retourner à la maison et ils n’ont pas de médaille, a-t-il répliqué. Nous n’avons pas plus une médaille. À mon avis, c’est la même chose. Ça craint. Ça craint vraiment. Perdre, ça fait mal. »

À l’instar de Slafkovsky, Martin Fehervary peinait à croire qu’il venait de voir une place sur le podium s’évaporer.

« Pour ma part, c’est la pire défaite de ma carrière, a murmuré le défenseur des Capitals de Washington. Je suis vraiment déçu. Nous pouvons retirer une certaine fierté, mais nous voulions une médaille. Nous voulions gagner le bronze. C’est vraiment décevant. »

Après la poignée de main avec les joueurs de la Finlande, les Slovaques ont fait un tour de la patinoire pour saluer leurs bruyants partisans.

« Ils étaient nombreux à voyager de la Slovaquie jusqu’à l’Italie, a rappelé Fehervary. Nous aurions aimé les rendre encore plus heureux. »

Aux Jeux olympiques de 2010 à Vancouver, la Slovaquie avait également terminé au pied du podium. Dans le match pour la médaille de bronze, la Finlande l’avait emporté 5-3. Seize ans plus tard, les « Suomis » ont encore joué le même tour aux Slovaques.

Mais contrairement à Slafkovsky et Fehervary, l’ailier Pavol Regenda gardait la mentalité du verre à moitié plein.

« C’est vrai que c’est frustrant de finir quatrième, a affirmé Regenda. Nous désirions repartir à la maison avec une médaille. Dans une semaine, nous réaliserons que nous avons joué contre les meilleurs pays et les meilleurs joueurs au monde. Nous avons terminé devant au sommet de notre groupe, nous avons battu la Finlande lors du tour préliminaire et l’Allemagne en quarts de finale. Je suis fier de notre équipe, fier de nos joueurs et de nos entraîneurs. Nous sommes dans le top-4 mondial. »

Une grande étoile en devenir

Slafkovsky, qui avait gagné la médaille de bronze aux Jeux olympiques de Beijing en 2022, n’a pas réussi à ajouter une deuxième médaille de bronze à sa collection. Mais le gros ailier des Canadiens de Montréal a démontré à la planète entière qu’il a le talent pour s’établir comme l’une des étoiles de la LNH.

À Milan, le numéro 20 a dominé son pays avec une récolte de huit points (quatre buts, quatre passes) en six matchs.

« Slaf est déjà une grande étoile, a mentionné Fehervary. Il était l’un des meilleurs joueurs à ce tournoi. Nous pouvons nous réjouir à l’idée de compter sur un joueur comme lui au sein de notre équipe nationale. C’est également un plaisir de jouer à ses côtés. »

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