MILAN – Juraj Slafkovsky se plaçait le menton sur son bâton et il s’essuyait souvent le visage avec l’un de ses gants dans la zone mixte du Santagiulia Arena. Cette défaite de 6-1 contre la Finlande dans le match pour la médaille de bronze venait de lui briser le cœur.
« Finir quatrième, c’est comme finir dernier, a dit Slafkovsky. Tu n’obtiens pas une médaille. Ça craint. »
Immédiatement après le match, Slafkovsky restait trop émotif pour avoir le recul nécessaire afin de décrire ce tournoi olympique comme une réussite pour un petit pays comme la Slovaquie.
« Oui, c’est une forme d’accomplissement, mais il y a des joueurs d’autres pays qui ont déjà eu le temps de retourner à la maison et ils n’ont pas de médaille, a-t-il répliqué. Nous n’avons pas plus une médaille. À mon avis, c’est la même chose. Ça craint. Ça craint vraiment. Perdre, ça fait mal. »
À l’instar de Slafkovsky, Martin Fehervary peinait à croire qu’il venait de voir une place sur le podium s’évaporer.
« Pour ma part, c’est la pire défaite de ma carrière, a murmuré le défenseur des Capitals de Washington. Je suis vraiment déçu. Nous pouvons retirer une certaine fierté, mais nous voulions une médaille. Nous voulions gagner le bronze. C’est vraiment décevant. »






















