MILAN – Lorsque les États-Unis affronteront le Canada au Santagiulia Arena en finale des Jeux olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026 dimanche (8h10 HE; Peacock, NBC, ICI Télé, CBC Gem, CBC, SN, TSN, RDS), une médaille d’or sera en jeu.
Mais l’attaquant Matthew Tkachuk, l’un des leaders émotionnels d’Équipe États-Unis, affirme que ce match dépasse largement les 25 joueurs qui porteront les couleurs bleu, blanc et rouge.
« Chaque fois que tu te retrouves dans cette situation, tu ne joues pas pour toi-même, tu joues pour ton pays, a affirmé Tkachuk samedi. Tu joues pour ceux qui sont passés avant toi. Tu joues pour la génération qui va suivre. Peut-être même pour certains qui ne jouent pas encore au hockey. On peut faire quelque chose de spécial demain et inspirer une nouvelle génération d’athlètes à devenir des hockeyeurs.
« C’est comme ça que ç’a fonctionné avec les équipes qui ont gagné dans le passé. »
La dernière équipe américaine à avoir remporté l’or olympique en hockey masculin demeure celle du « Miracle sur glace » des Jeux de Jeux olympiques d'hiver de Lake Placid en 1980. Cette formation composée majoritairement de joueur de calibre universitaire avait surpris la puissante Union soviétique le 22 février 1980 — exactement 46 ans jour pour jour dimanche.
Les États-Unis avaient ensuite battu la Finlande pour décrocher la médaille d’or.
Cet exploit demeure l’une des histoires les plus incroyables de toute l’histoire du sport, et elle a inspiré plusieurs documentaires ainsi qu’un long métrage de Disney consacré aux 25 joueurs champions olympiques.
Vingt ans plus tôt, 17 joueurs américains avaient également remporté l’or aux Jeux olympiques de Squaw Valley en 1960.
Aujourd’hui, cette formation composée de 25 vedettes de la LNH peut à son tour laisser sa marque et prendre sa place dans la légende du hockey américain — un sujet souvent abordé par l’entraîneur-chef Mike Sullivan avec son groupe.
« L’histoire de ce sport est importante, et particulièrement celle du hockey américain, a expliqué Sullivan. Parce que ça met en lumière l’occasion extraordinaire qui se présente à nous.
« Quand on y pense, seulement 37 joueurs nés aux États-Unis ont remporté l’or olympique. Quelle opportunité incroyable nous avons devant nous. »
Les États-Unis ont déjà eu cette chance. Ils ont affronté le Canada lors des matchs pour la médaille d’or aux Jeux de Salt Lake City en 2002 et de Vancouver en 2010, s’inclinant chaque fois. En fait, les Américains ont affronté le Canada cinq fois aux Jeux olympiques avec des joueurs de la LNH et n’ont gagné qu’une seule rencontre — en 2010 durant le tournoi à la ronde. Ils ont aussi perdu contre le Canada en demi-finale aux Jeux de Sotchi en 2014, la dernière présence des joueurs de la LNH aux Olympiques avant cette année.
Les deux pays se sont également affrontés à deux reprises lors de la Confrontation des 4 nations en février dernier, les États-Unis gagnant le premier duel avant de s’incliner en prolongation lors de la finale.
Pour le défenseur Zach Werenski, rien de tout cela ne compte aujourd’hui.
« C’est le moment pour notre groupe de franchir une nouvelle étape, a affirmé l’arrière des Blue Jackets de Columbus. L’an dernier à la Confrontation des 4 nations, il nous a manqué un but. Maintenant, il est temps de franchir la ligne d’arrivée. Je ne veux pas regarder les équipes qui nous ont précédé et ressentir de la pression pour cette raison.
« Pour nous, il s’agit simplement d’accepter le défi et de créer nos propres souvenirs et notre propre histoire. »






















