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Patrice Bergeron a toujours admiré Guy Carbonneau

Même s'il a grandi en tant que « fan » des Nordiques, le joueur de centre des Bruins dit avoir appris de celui qui a remporté trois trophées Selke

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste LNH.com

TORONTO - Patrice Bergeron est trop jeune pour avoir des souvenirs précis de Guy Carbonneau au moment où il était au sommet de son art dans la LNH. D'autant que celui qui est né dans la région de Québec en 1985 était un fervent des Nordiques et qu'il idolâtrait Joe Sakic et Peter Forsberg.

Le « petit Patrice » était âgé de 7 ans quand Carbonneau et les Canadiens de Montréal lui ont fait beaucoup de peine en éliminant « ses » Nordiques en 1993, en route vers la conquête de la Coupe Stanley. 

Ça ne l'empêche pas de vouer un grand respect à Carbonneau ainsi qu'à Bob Gainey, qu'ils considèrent comme des précurseurs pour des joueurs de son acabit dans la LNH.

« J'ai toujours eu de l'admiration pour Guy Carbonneau, même si j'étais un peu jeune pour apprécier son style et sa façon de jouer, a-t-il commenté, vendredi. Vers la fin de sa carrière, j'entendais parler de lui de mes parents, entre autres. On me disait que c'était un très bon exemple à suivre pour n'importe quel jeune joueur qui veut apprendre à jouer. »

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Bergeron n'était âgé que de 2 ans quand Carbonneau a remporté le trophée Selke, remis à l'attaquant à caractère défensif par excellence, pour la première fois en 1988. Carbonneau allait remporter le trophée à deux autres reprises, en 1989 et en 1992.

Le destin fait parfois drôlement les choses. La même journée que Carbonneau a reçu sa bague à titre de nouveau membre du Temple de la renommée à Toronto, un des prochains Québécois à joindre éventuellement les immortels du hockey était en action au Scotiabank Arena, dans l'uniforme des Bruins de Boston.

« C'est en toute honnêteté que je dis ça, mais je ne m'arrête pas du tout à ça (une admission au Temple), a insisté Bergeron, beaucoup plus préoccupé par le duel à venir face aux Maple Leafs. Des joueurs comme M. Gainey et Guy Carbonneau ont connu des carrières incroyables et ils ont gagné la Coupe Stanley plusieurs fois.

« Pour moi, les honneurs individuels ont toujours été le miroir des succès de ton équipe. C'est vraiment comme ça que je vois les choses. »

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Des précurseurs

Qu'il veule l'entendre ou pas, Bergeron est de la même trempe que les Gainey et Carbonneau, avec le trophée Selke figurant quatre fois à son palmarès. C'est une fois de moins que Gainey et une de plus que Carbonneau.

« Ils ont été des précurseurs dans leur style de jeu et je dirais même que, grâce à l'impact incroyable qu'ils ont eu, le jeu défensif est plus valorisé », a déclaré Bergeron, en parlant de Gainey et de Carbonneau. 

« Ils ont aidé les Canadiens à gagner la Coupe Stanley. Sans leur contribution, je ne suis pas sûr que les Canadiens auraient gagné autant. C'est indéniable que leurs succès ont fait ouvrir les yeux aux amateurs sur l'importance pour une équipe d'avoir des joueurs capables de bien faire en défense. »

Carbonneau trouve flatteur qu'on dise qu'il ait pu inciter des jeunes à l'imiter comme joueur.

« Tant mieux si on me considère comme un précurseur, au même titre que Bob Gainey et Doug Jarvis ont été des précurseurs pour moi, a-t-il avancé. C'est plaisant de constater qu'on ait pu avoir une influence sur la génération suivante. Quand j'ai commencé à jouer au hockey, je voulais être Bobby Orr ou Guy Lafleur. Que certains jeunes aient peut-être voulu être comme moi, ça me touche. »

Dans son ADN

Bergeron a dit qu'il ne se prédestinait pas à être un attaquant à caractère défensif. Il était un admirateur des Nordiques en grandissant et ses modèles avaient pour noms Sakic et Forsberg.

« Il y a d'abord eu Sakic. J'appréciais la façon qu'il se comportait sur la glace et à l'extérieur avec les partisans de Québec, a-t-il élaboré. Forsberg est ensuite arrivé à Québec, à la dernière année de la concession, avant son transfert au Colorado. Je suis tombé en amour avec son style de jeu, sa finesse et sa combativité pour avoir la rondelle. C'étaient mes deux idoles et l'Avalanche a continué d'être mon équipe préférée. »

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