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Carbonneau a une pensée pour son père en faisant son entrée au Temple

L'ancien joueur de centre a eu sa dernière conversation avec lui quelques semaines avant de soulever la Coupe Stanley pour la troisième fois

par Dave Stubbs @Dave_Stubbs / Chroniqueur NHL.com

TORONTO - Plus de 20 ans plus tard, Guy Carbonneau se souvient encore de l'appel de son père, aujourd'hui décédé. Cet homme réservé qui n'appelait jamais son fils pour parler de hockey, Charles-Aimé Carbonneau, était au bout du fil de façon inattendue pour lui donner un conseil. 

C'était le 5 mai 1999, la veille du premier match des Stars de Dallas en deuxième ronde des séries éliminatoires de la Coupe Stanley face aux Blues de St. Louis. Carbonneau, âgé de 39 ans, était à l'écart en raison d'une blessure au genou qu'il avait subie lors de la première ronde contre les Oilers d'Edmonton, mais il travaillait sur un possible retour au jeu.

« Mon père m'a appelé et m'a dit, ''Tu ferais mieux de gagner la Coupe Stanley cette année'', se souvient Carbonneau. Je lui ai dit ''Qu'est-ce qui ne va pas? Y a-t-il un problème? Es-tu correct?'' » 

Carbonneau se remémore son père comme un excellent homme d'affaires qui avait un bon sens de l'humour. Il était le patriarche de la famille, qui vivait à Sept-Îles, une petite ville portuaire au nord du fleuve Saint-Laurent, à plus de 850 kilomètres de Montréal. Mais c'est Mary, la mère des cinq enfants, qui transportait ces derniers à leurs joutes de sports et à leurs rendez-vous.

Au sein de l'édition 1998-99 des Stars, Carbonneau en était à l'avant-dernière saison de sa carrière de 19 ans dans la LNH, un parcours qui lui permet maintenant de faire partie de la cuvée 2019 des intronisés au Temple de la renommée du hockey.

Gagnant de deux championnats de la Coupe Stanley avec les Canadiens de Montréal en 1986 et 1993, il était au crépuscule de sa carrière avec Dallas, ayant été acquis des Blues par le directeur général des Stars Bob Gainey, son mentor chez les Canadiens, dans une transaction en juin 1995.

À partir de la gauche: Guy Carbonneau avec son épouse, Line, ses frères, Marcel et Denis, sa mère, Mary, et son père, Charles-Aimé, à la suite de la conquête de la Coupe Stanley des Canadiens en 1993

« Mon père ne m'avait jamais mis de pression avec le hockey, a raconté Carbonneau. Il n'était pas certain que ce soit une bonne chose que je parte de la maison à l'âge de 16 ans, quand j'ai été repêché par Chicoutimi (dans les rangs juniors). Et le voilà qui m'appelait durant les séries. Il m'a dit : "Je voulais simplement m'assurer que tu vas gagner la Coupe Stanley. Tu n'as pas la chance de la remporter chaque année." »

Le matin suivant, Carbonneau a reçu un autre appel en provenance de Sept-Îles. Celui-là était pour l'informer que son père venait de mourir d'une crise cardiaque à l'âge de 68 ans. Il a assisté aux funérailles chez lui, puis il est revenu dans la formation des Stars. Le 19 juin, le vétéran centre, décrit par son coéquipier à Dallas et membre du Temple de la renommée Brett Hull comme un joueur « avec du cœur », a soulevé la Coupe Stanley pour la troisième et dernière fois.

Alors que son père était encore en vie, Carbonneau a remporté la Coupe Stanley deux fois, en plus de gagner le trophée Selke, remis au meilleur attaquant défensif en 1988, 1989 et 1992, mais Charles-Aimé avait l'habitude d'être un témoin discret des succès de son fils.

« Mon père n'a jamais été en bonne santé, a expliqué Carbonneau. Nous avions une maison en ville et un chalet tout près du Saint-Laurent. Il est revenu de travailler ce jour-là, et il a dit à ma mère : "Je pense que je vais aller au chalet." Une heure plus tard, elle a reçu un appel de mon père, qui disait ne pas se sentir bien. Quand l'ambulance est arrivée, il nous avait déjà quittés. »

Carbonneau a perdu le compte de tous ses invités pour son intronisation au Temple de la renommée. Lundi, il sera rejoint par sa mère, son épouse et leurs deux filles, Anne-Marie et Kristina, ses frères et sœurs, Marcel, Denis, Anne et Robert, ainsi que ses petits-enfants, Bryelle, Mallory et Brody.

Sa famille élargie sera également présente, dont l'époux d'Anne-Marie, Brenden Morrow, l'ancien capitaine des Stars, la sœur de Line, Diane, ainsi que plusieurs amis que Carbonneau s'attend à voir débarquer. 

Entouré par sa famille et ses amis en fin de semaine, Carbonneau aura une pensée pour cet appel qui aura été le dernier entre un père et son fils.

« Je pense que mon père aurait été fier », a-t-il dit au sujet de son intronisation au Temple de la renommée. « À l'intérieur, je pense que tout le monde est fier de ses enfants. »

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