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RALEIGH – Ceux qui espéraient le retour de Brendan Gallagher dans la formation des Canadiens de Montréal pour le cinquième match face aux Hurricanes de la Caroline, vendredi, seront déçus. 

L’attaquant de 34 ans a sauté sur la patinoire du Lenovo Center, en matinée, avec les joueurs en extra. Il ne sera pas en uniforme alors que le Tricolore, en retard 1-3 dans la finale de l’Est, tentera d’éviter l’élimination.

Questionné la veille au sujet de l’étincelle que pourrait provoquer Gallagher, Martin St-Louis avait été plutôt bref dans sa réponse : « Ce sont des décisions qu’on doit prendre. On a des choix. »

Gallagher avait joué son premier match des séries dans le cinquième affrontement face au Lightning de Tampa Bay au premier tour. Il avait fourni exactement ce que le pilote recherchait en marquant un but sur sa toute première présence. Il avait disputé deux autres rencontres avant d’être renvoyé dans les gradins. 

Les attaquants Patrik Laine et Oliver Kapanen ainsi que les gardiens Jacob Fowler et Samuel Montembeault étaient aussi de l’entraînement. 

Il n’y avait aucun défenseur sur la glace, mais St-Louis gardera la même brigade qu'à l'habitude en soirée. Arber Xhekaj regardera donc le match de la galerie de presse.

« Je ne serais pas inquiet de donner des minutes à Jaco (Xhekaj), il est capable de jouer », avait dit St-Louis au sujet de la possibilité d’insérer son robuste défenseur pour ce cinquième match. « Il est un bon joueur. »

À quelques heures du cinquième match de cette finale de l’Est où le CH jouera pour sa survie, St-Louis gardait espoir de voir ses meneurs se lever. 

« On ne serait pas ici si on n’avait pas eu ça toute la saison, a-t-il répliqué. Je sais qu’on a ça. Je suis certain qu’ils leaderont comme ils l’ont fait toute l’année. »

Nick Suzuki et Juraj Slafkovsky font partie de ce groupe de meneurs. Les deux attaquants savent très bien qu’ils devront en donner plus. 

« J’ai appris bien des choses à travers plusieurs expériences, comme les Jeux olympiques cet hiver, a noté Suzuki. Tu dois sortir le meilleur de toi-même dans des moments de grandes tensions. J’ai toujours voulu être ce joueur qui offre mon meilleur rendement lorsque l’enjeu est grand. Nous avons plusieurs joueurs construits dans ce moule. J’ai hâte à ce match. Nous avons le dos au mur. Nous n’avons pas le choix d’élever notre jeu. »

« J’ai aimé mon premier match dans cette série, mais depuis cette rencontre, je trouve que mon jeu a glissé, a renchéri Slafkovsky. Je veux gagner mes batailles pour la rondelle, je veux générer des trucs sur la patinoire. J’aurai besoin de bouger mes pieds et d’utiliser mon gabarit. C’est facile à dire, mais c’est à moi de le faire. »

Sur le plan stratégique, le Tricolore devra percer l’immense pression des Hurricanes afin d’obtenir plus de tirs en direction de Frederik Andersen. 

« C’est toujours un défi, le hockey reste un jeu d’équipe, a mentionné St-Louis. Mais il y a aussi des moments individuels. Il faut gagner des batailles. Pour y arriver, c’est aussi mental, ce n’est pas juste technique. Tu dois avoir la bonne mentalité. Il faut gagner plus de batailles. La Caroline nous bat sur ce plan, offensivement et défensivement. »

La même recette

Vingt ans, presque jour pour jour, après avoir accédé à la finale de la Coupe Stanley devant leurs partisans, les Hurricanes ont la chance de réécrire la même histoire.

S’ils sont parvenus à éliminer les Sénateurs d’Ottawa et les Flyers de Philadelphie dès qu’ils en ont eu l’occasion dans les séries précédentes, c’est parce qu’ils ont gardé la même philosophie. Et même si celui-ci peut être un peu différent puisqu’il y a une place en finale à l’enjeu, ils l’abordent de la même façon.

« C’est excitant, a souligné l’attaquant Jackson Blake. L’an dernier, nous étions dans la situation inverse et ce n’était pas aussi amusant. Nous avons les devants 3-1, mais il reste du travail à faire. On ne veut pas regarder trop loin. On se concentre sur le match de ce soir. »

La troupe de Rod Brind’Amour a attendu longtemps pour ce moment. En trois présences en finale d’association depuis leur conquête de 2006, ils n’avaient signé qu’une victoire. Ils en ont maintenant trois, et peuvent presque toucher au but.

« On ne regarde pas les choses de cette façon, a assuré l’entraîneur. Nous avons un groupe concentré sur la tâche. Vous voyez ça différemment, mais on sait que ce sera difficile. Ce l’est tous les soirs, encore plus en séries éliminatoires. On doit être à notre mieux, et c’est tout ce qui importe. »

- Avec la collaboration de Jean-François Chaumont, journaliste principal LNH.com