Des précurseurs
Qu'il veule l'entendre ou pas, Bergeron est de la même trempe que les Gainey et Carbonneau, avec le trophée Selke figurant quatre fois à son palmarès. C'est une fois de moins que Gainey et une de plus que Carbonneau.
« Ils ont été des précurseurs dans leur style de jeu et je dirais même que, grâce à l'impact incroyable qu'ils ont eu, le jeu défensif est plus valorisé », a déclaré Bergeron, en parlant de Gainey et de Carbonneau.
« Ils ont aidé les Canadiens à gagner la Coupe Stanley. Sans leur contribution, je ne suis pas sûr que les Canadiens auraient gagné autant. C'est indéniable que leurs succès ont fait ouvrir les yeux aux amateurs sur l'importance pour une équipe d'avoir des joueurs capables de bien faire en défense. »
Carbonneau trouve flatteur qu'on dise qu'il ait pu inciter des jeunes à l'imiter comme joueur.
« Tant mieux si on me considère comme un précurseur, au même titre que Bob Gainey et Doug Jarvis ont été des précurseurs pour moi, a-t-il avancé. C'est plaisant de constater qu'on ait pu avoir une influence sur la génération suivante. Quand j'ai commencé à jouer au hockey, je voulais être Bobby Orr ou Guy Lafleur. Que certains jeunes aient peut-être voulu être comme moi, ça me touche. »
Dans son ADN
Bergeron a dit qu'il ne se prédestinait pas à être un attaquant à caractère défensif. Il était un admirateur des Nordiques en grandissant et ses modèles avaient pour noms Sakic et Forsberg.
« Il y a d'abord eu Sakic. J'appréciais la façon qu'il se comportait sur la glace et à l'extérieur avec les partisans de Québec, a-t-il élaboré. Forsberg est ensuite arrivé à Québec, à la dernière année de la concession, avant son transfert au Colorado. Je suis tombé en amour avec son style de jeu, sa finesse et sa combativité pour avoir la rondelle. C'étaient mes deux idoles et l'Avalanche a continué d'être mon équipe préférée. »