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La chance pour Jacques Martin d'obtenir son dû

L'entraîneur-adjoint des Penguins en est à sa première présence en Finale en 30 ans de carrière

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

PITTSBURGH - La participation des Penguins de Pittsburgh à la Finale de la Coupe Stanley offre la possibilité à Jacques Martin de savourer une douce revanche sur le destin, 20 ans plus tard.

En 1995-1996, Martin est passé à côté d'une conquête de la Coupe Stanley, bien malgré lui. À l'époque, l'entraîneur-adjoint au sein du personnel de Marc Crawford ne pouvait pas savoir que l'Avalanche du Colorado se couvrirait de gloire, au moment où il a quitté l'organisation le 24 janvier afin d'accepter le poste d'entraîneur des Sénateurs d'Ottawa.

L'Avalanche a remporté la Coupe quelques mois plus tard, le 11 juin, en balayant les Panthers de la Floride en quatre matchs. 

Vingt ans plus tard, à l'âge de 63 ans, Martin se voit offrir l'occasion d'obtenir son dû à titre d'adjoint de l'entraîneur des Penguins Mike Sullivan.

Autre coïncidence, le Franco-Ontarien natif de Saint-Pascal a la chance de soulever la Coupe Stanley 30 ans après avoir mené l'équipe junior ontarienne des Platers de Guelph au championnat de la Coupe Memorial en 1986.

« Je suis enchanté », a-t-il lancé jeudi soir, en parlant de sa première présence en Finale, à l'issue de la victoire de 2-1 des Penguins contre le Lightning de Tampa Bay dans le match no 7 de la finale d'association.

Quand Jacques Martin, qui est plutôt du type introverti, dit qu'il est enchanté, c'est qu'il est très content!

L'entraîneur de carrière qui a signé 613 victoires en 1294 matchs à barre de quatre équipes de la LNH - les Blues de St.Louis (1986-88), les Sénateurs (1996-2004), les Panthers (2005-08) et les Canadiens de Montréal (2009-12) - a dit d'ailleurs voir plusieurs ressemblances entre l'Avalanche de 1996 et les Penguins de 2016.

« La principale ressemblance, c'est au chapitre de la profondeur, a-t-il noté. L'Avalanche avait des vedettes comme Joe Sakic et Peter Forsberg, nous avons Sidney Crosby et Evgeni Malkin. L'Avalanche pouvait également compter sur des joueurs de soutien de grand calibre comme Claude Lemieux et Mike Keane, une bonne défense et un gardien exceptionnel (Patrick Roy).

« Chacune des équipes est unique en soi, mais nous avons un groupe formidable ici, a-t-il repris. Nous sommes vraiment une équipe. À chacun des matchs, ce sont des joueurs différents, des trios différents qui se démarquent ou qui contribuent. C'est l'identité de notre groupe, c'est comme ça que nous sommes bâtis.

« Notre participation à la Finale est pleinement méritée de la façon que nous avons joué en séries jusqu'à maintenant. Mais il nous reste un gros défi. »

Il a engagé DeBoer        

Martin, qui est à l'emploi des Penguins depuis la saison 2013-14, a avancé que les dirigeants des Sharks de San Jose ont fait de judicieuses acquisitions avant cette saison.

« Les ajouts du défenseur Paul Martin, qui jouait auparavant avec nous, et de l'attaquant Joel Ward leur a permis de colmater deux importantes brèches, a-t-il analysé. Leurs jeunes joueurs ont élevé leur niveau d'un cran et leurs vétérans jouent très bien. Les Sharks sont de plus bien dirigés par Peter DeBoer, un entraîneur à qui j'ai donné sa première chance », a relevé Martin, qui a engagé DeBoer en 2008 à l'époque où il était directeur général des Panthers.

Martin s'est retrouvé derrière le banc des Penguins à la suite du congédiement de l'entraîneur Mike Johnston, le 12 décembre. Auparavant, il agissait comme conseiller de Johnston. Le directeur général Jim Rutherford lui a demandé de descendre de la tribune de presse afin de seconder Sullivan, qu'il ne connaissait que de nom.

« C'est un charme de travailler avec Mike, ainsi qu'avec les autres adjoints Rick Tocchet, Mike Bales et Andy Saucier, a-t-il souligné. Je ne connaissais pas du tout Mike. Nous nous étions affrontés quand il a été l'entraîneur des Bruins de Boston au début de sa carrière et que moi j'étais à Ottawa. Nous avons appris à nous connaître et à bien travailler ensemble.

« Mike a amassé un bon bagage d'expérience comme adjoint. Ça lui a permis de grandir comme entraîneur. Il est à l'écoute et nous avons beaucoup de plaisir à travailler ensemble. C'est sûr que la façon que les gars jouent, ça nous facilite la tâche. »

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