LAS VEGAS – C’est un John Tortorella différent qui s’est assis au podium où se déroulent les conférences de presse d’après match dimanche, par rapport à celui qui s’y présentait depuis le début des séries éliminatoires de la Coupe Stanley.
Il n’y avait pas de promesse de prolonger la finale de la Coupe Stanley jusqu’à un septième match. Il n’a pas soutenu qu’il se faisait poser des questions stupides. Il n’a pas formulé de réponses de seulement deux mots. Il avait abandonné son attitude un brin méprisante.
Il dégageait uniquement de l’humilité et du respect, autant pour ses Golden Knights de Vegas que pour les champions de la Coupe Stanley, les Hurricanes de la Caroline, qui venaient de l’emporter 3-0 dans le match no 6.
L’entraîneur de 67 ans, qui s’est emmené pour remplacer Bruce Cassidy, congédié le 29 mars, n’a pas voulu s’avancer sur son possible retour la saison prochaine.
« Je n’ai même pas… Je dois d’abord encaisser ça un petit peu. »
Ce qu’il a accepté de partager, c’est l’admiration qu’il ressentait d’avoir pu diriger une telle équipe de vétérans. Ce groupe de joueurs qui lui ont permis, comme il l’a répété souvent au cours du dernier mois, d’apprendre autant d’eux qu’il leur a appris de son côté. Il a remercié le propriétaire Bill Foley, le président de l’équipe George McPhee et le directeur général Kelly McCrimmon de lui avoir donné la chance de vivre une histoire digne de Cendrillon, mais pour qui son carrosse s’est malheureusement changé en citrouille alors qu’elle se trouvait à deux victoires d’atteindre son objectif ultime.
« Je me sens très chanceux par rapport à la manière dont tout s’est déroulé, soit de manière un peu bizarre à la toute fin de la saison, a lancé Tortorella. J’ai ensuite eu la chance de me rapprocher de ces gars-là, et je me sens tout simplement choyé d’avoir appris à connaître cette équipe, cette organisation, qui est une organisation de première classe, et d’obtenir cette opportunité.
« Comme je l’ai dit, je voulais diriger. Et d’avoir eu la chance de me greffer à ce groupe, je me sens choyé. »
Si on lit entre les lignes, on semble comprendre que l’intérêt est présent, mais rien n’est jamais coulé dans le béton avec Tortorella. Il reste à voir s’il est suffisamment affamé pour revenir, ou si la direction souhaite son retour.






















