Al Montoya Coaching

CORAL SPRINGS, Floride – Même s’il venait de perdre son premier match à titre d’entraîneur à la Coupe LATAM, samedi, Al Montoya était tout sourire.

Car le résultat de ce duel entre les Cubano-Américains et un groupe de joueurs de descendance caribéenne était bien secondaire pour l’ancien gardien des Canadiens de Montréal. L’important, pour lui, était de représenter fièrement ses origines cubaines.

« J’ai fait partie de plusieurs bonnes équipes, mais ceci est spécial, a affirmé celui qui a également évolué avec les Coyotes de Phoenix, les Islanders de New York, les Jets de Winnipeg, les Panthers de la Floride et les Oilers d’Edmonton en neuf saisons dans la LNH. Je me sentais à un souper de famille cubain, avec toutes les émotions que j’ai ressenties sur le banc en 60 minutes. »

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La présence de membres de sa famille dans les estrades du Panthers IceDen, dont celle de son fils, Henry, a rendu le moment d’autant plus mémorable.

« Ma mère aussi est ici, a indiqué Montoya. C’est elle qui est partie de Cuba pour immigrer aux États-Unis afin que l’on puisse accomplir nos rêves. Je n’ai pas de mots. »

Irene Silva est arrivée en sol américain en 1963. Elle aussi avait le sourire aux lèvres en voyant son fils derrière le banc des Cubano-Américains samedi.

« Je suis très fière de lui, a-t-elle lancé. Al aime Cuba, même s’il n’y est pas né. »

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Montoya a été choisi au sixième rang au total du repêchage de 2004 par les Rangers de New York. Il a fait ses débuts dans la LNH avec les Coyotes le 1er avril 2009, blanchissant l’Avalanche du Colorado 3-0.

Il obtiendra 135 autres départs dans la LNH, présentant une fiche de 67-49-24 avec une moyenne de 2,65 buts alloués par match, un taux d’efficacité de ,908 et un total de sept jeux blancs. Il a pris sa retraite en 2018. Depuis maintenant 5 ans, il occupe le poste de vice-président, développement culturel et stratégie chez les Stars de Dallas.

Le tournoi de samedi représentait aussi pour lui un retour aux sources, car il a été l’un des favoris de la foule pendant deux saisons avec les Panthers, à titre d’auxiliaire de Roberto Luongo. Il a clos son passage en Floride avec une fiche de 18-14-5 (2,53; ,908).

Dans la foule du IceDen, Erin Harreld portait son chandail autographié de Montoya.

« J’aime voir son emballement face au hockey, a commenté la résidente de Davie en Floride. J’aime qu’il soit Cubain et qu’il souhaite voir davantage d’hispanophones jouer au hockey. »

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Conscient de la popularité de Montoya au sein de la diaspora cubaine du Sud de la Floride, le président d’Équipe Cuba, Arnold Cuervo, lui a envoyé un message sur Instagram pour l’inviter à diriger l’équipe M-12 à la Coupe LATAM.

« Il est le premier joueur de descendance cubaine dans la LNH. Il a ouvert des portes, et c’est incroyable qu’il fasse partie de cet événement aujourd’hui, s’est réjoui Cuervo. C’est un avantage majeur d’avoir le ‘Big Cubano’ de notre côté. Sa présence valide notre démarche. »

Le groupe de Cubano-Américains dirigé par Montoya fait partie d’un regroupement de plus de 1500 athlètes participant à l’édition 2026 de la Coupe LATAM. La compétition se déroule jusqu’au 9 août.

Seize pays, territoires ou communautés sont représentés à l’événement, dont l’Algérie, l’Argentine, l’Arménie, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, la Grèce, Israël, le Liban, le Mexique, le Pakistan, le Venezuela et les Premières Nations.

La LNH et l’Association des joueurs (AJLNH) soutiennent le tournoi en collaboration avec les Panthers de la Floride via le Fonds de croissance de l’industrie de la LNH/AJLNH. Le fonds faisait partie du mémorandum d’entente de la convention collective ratifiée en 2013 et vise à soutenir des initiatives permettant la pérennité de la base partisane et la croissance du bassin de hockeyeurs aux quatre coins du globe.

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