Bruins32en32Analyse

Dans le cadre de la série 32 en 32, LNH.com propose une analyse en profondeur de chacune des 32 équipes du 1er août au 1er septembre. Aujourd'hui, les Bruins de Boston.

Quand le directeur général Don Sweeney est arrivé au podium après la première soirée du repêchage 2026, il s’est excusé auprès des dépisteurs de l’organisation, sachant que ceux-ci avaient passé de nombreuses journées et soirées à se préparer pour la sélection d’un choix de premier tour qui n’est finalement jamais venu.

Mais c’était pour une bonne raison.

« Nous tentions d’être agressifs et de faire l’ajout de joueurs dans le moule de JJ (Peterka), et nous sommes heureux de l’accueillir ici », avait alors dit Sweeney.

Cette transaction, qui a envoyé le 23e choix du repêchage 2026 et un choix conditionnel de première ronde en 2028 au Mammoth de l’Utah en retour de Peterka, se veut le grand coup de la saison morte des Bruins. Ils espèrent que cet échange s’inscrive dans la continuité du remaniement qu’ils ont entamé vers la fin de la saison 2024-25, quand ils ont rompu les liens avec plusieurs vétérans, dont le capitaine Brad Marchand, afin de mettre la table pour le prochain cycle de l’équipe.

32 EN 32 BRUINS : Meilleurs espoirsPoolers

Avec l’ajout de l’attaquant de 24 ans, qui a marqué au moins 25 buts dans chacune des trois dernières saisons, et la venue du jeune de 19 ans James Hagens, combinés au noyau composé de David Pastrnak, Charlie McAvoy et Jeremy Swayman, les Bruins sont en bonne posture pour continuer de progresser cette saison. Ils espèrent se donner rendez-vous avec les séries éliminatoires pour une deuxième saison de suite.

Sauf que la tâche n’aura rien de facile quand on considère que la section Atlantique est très relevée et que quelques questions demeurent en suspens.

En défensive, les Bruins ont plusieurs options, mais on ne sait trop comment la chimie s’installera. Ils ont ajouté deux droitiers en Will Borgen et Connor Clifton, mais ont perdu les services d’Andrew Peeke. Devant le filet, il y a un peu plus de certitude après la saison connue par Swayman en 2025-26, alors qu’il a été finaliste au trophée Vézina, un an après la pire saison de sa carrière. Cette année, il sera épaulé par Michael DiPietro, qui a hérité à deux occasions du titre de gardien de l’année dans la Ligue américaine de hockey.

Mais le plus gros changement demeure Peterka.

L’ailier droit, qui salive à l’idée de jouer aux côtés de Pastrnak, apporte « de la vitesse et du talent brut, en plus d’avoir un tir élite », a noté Sweeney. Il devrait instantanément devenir une arme de plus en avantage numérique, une facette qui a très bien fonctionné pour Boston en 2025-26 (23,4% - 9e) après son rendement atroce de la saison précédente (15,2% - 29e). 

« Son curriculum vitae est très bon au chapitre de la production, il peut jouer sur les deux ailes, il pourra probablement jouer avec différents types de joueurs de centre et aider à diriger un trio tout en étant un complément pour les meilleurs joueurs dans des situations que nous tentons d’améliorer, a expliqué Sweeney. Nous essayons d’avoir plus de profondeur et d’ajouter de la vitesse. »

Ils en ont besoin.

Alors que Boston tentait d'opérer une transition entre son ancienne génération et la suivante, l'équipe a pu constater à quel point il est ardu de se mesurer aux piliers et aux étoiles montantes de sa section.

C’est ce qui explique pourquoi elle voulait faire l’acquisition de jeunes joueurs remplis de potentiel, dans l’espoir que ceux-ci se greffent au système mis en place avec d’autres jeunes comme Fraser Minten (22 ans), Marat Khusnutdinov (24 ans), Hagens, Dean Letourneau (20 ans) et Will Zellers (20 ans) – qui auront tous la chance de former le nouveau noyau.

« Il était attrayant en raison de son âge, a dit Sweeney à propos de Peterka. Je pense qu’il cadre parfaitement dans un groupe de joueurs qui surferont sur la prochaine vague. Nous espérons continuer à les développer pour qu’ils s’intègrent au sein de notre équipe dans les prochaines années. »

C’est là que les Bruins ont fixé leurs objectifs : sur un avenir qu’ils entendent bâtir tant que les piliers de leur noyau actuel sont encore au sommet.

Ultimement, les Bruins ne seront probablement pas très différents de ce qu’ils étaient en 2025-26, c’est-à-dire une équipe en transition qui peut se battre pour une place en séries. Le problème pour eux réside dans la progression et l’amélioration des équipes autour d’eux dans l’Atlantique.

« J’espère que tout se mettra en place, a dit Sweeney. J’espère que nous serons aussitôt de retour dans le haut des échelons. Le défi est que nous avons récolté 100 points (au classement). Au même stade l’an dernier, je crois que personne d’entre nous n’imaginait que nous serions une équipe de 100 points. Mais nous l’avons fait. »