Jackson Blake Coupe Badge Chaumont

LAS VEGAS – Jackson Blake a fondu en larmes en prenant son père, Jason, dans ses bras au centre de la glace du T-Mobile Arena. 

À 22 ans et à sa deuxième saison seulement avec les Hurricanes de la Caroline, Jackson a soulevé la Coupe Stanley, un exploit qui a échappé au paternel malgré une longue carrière de 13 saisons et 871 matchs dans la LNH.

« C’est spécial, c’est unique de partager ce moment avec mon père, a dit Jackson avec la voix tremblotante. Il n’a jamais eu la chance de gagner. Il m’a toujours aidé, il m’a toujours encouragé. Je sais qu’il s’agit d’un grand moment pour lui aussi. Je ne comprends même pas pourquoi je pleure autant. Je suis tellement heureux. C’est le plus beau des sentiments.

« Je voulais vivre ça avec toute ma famille. Je n’ai pas de mots pour décrire ce que je ressens réellement. Quand j’ai aperçu mon père et quand je lui ai fait un câlin, j’ai été envahi par une tonne d’émotions. Je ne croyais pas pleurer. Mais ça fait du bien. C’est juste du beau et du bon. »

Jason, un ancien des Kings de Los Angeles, des Islanders de New York, des Maple Leafs de Toronto et des Ducks d'Anaheim, était lui aussi envahi par une pure vague de bonheur. 

« Ça signifie tout, c’est comme une boucle qui se boucle, a mentionné l’Américain de 52 ans. J’ai eu la chance de jouer longtemps dans cette ligue. J’ai réalisé un paquet de trucs cool, mais je n’avais jamais franchi le premier tour en séries. Je viens de voir mon fils gagner la Coupe avec les Hurricanes. Comme parent, tu souhaites toujours voir tes enfants réaliser de plus grandes choses que toi. Il a remporté la Coupe à 22 ans. C’est tout simplement fou. »

Un trio assommoir

Dans ce sixième et dernier match de la finale de la Coupe Stanley contre les Golden Knights de Vegas, Blake a marqué un but et obtenu une passe dans ce gain de 3-0. 

Taylor Hall a marqué le premier but tôt dans le match et Blake a suivi avec un deuxième but en deuxième période en complétant une passe de Logan Stankoven.

Encore une fois, le deuxième trio des Hurricanes s’est levé dans un match important. Dans les quatre matchs où la Caroline avait la chance d'éliminer ses adversaires, Stankoven (trois buts, trois passes), Hall (trois buts, six passes) et Blake (quatre buts, trois passes) ont roulé à un train d’enfer avec un total de 22 points (10 buts, 12 passes).

CAR@VGK: Blake double l'avance en 2e période

« Nous travaillons fort et nous sommes trois joueurs tenaces », a dit Stankoven pour décrire les succès de son trio tout au long des séries, mais aussi lors des matchs clés. « Nous ne nous attendons pas à marquer à tous les matchs, mais nous désirions générer du rythme avec de bonnes présences. C’est notre mentalité. »

« Stank (Stankoven) et Taylor ont joué du gros hockey du début à la fin des séries, a renchéri Blake. J’ai été chanceux de jouer au sein de leur trio. Je pense que nous aimons nous retrouver sur la grande scène. Mais ils m’ont tellement facilité la vie. J’ai marqué un but lors du dernier match de la finale. Pour moi, c’est juste la cerise sur le sundae. »

Stankoven et Blake, deux petits attaquants, n’ont pas juste noirci la feuille de pointage avec des buts et des passes, ils l’ont aussi fait en volant un nombre incalculable de rondelles et avec de bonnes mises en échec. 

« Ils sont géniaux, a dit Hall au sujet de ses deux jeunes coéquipiers. Ils travaillent, ils sont des chiens sur la patinoire. Ils ne lâchent jamais le morceau. Ils m’ont procuré une tonne d’énergie grâce à leur enthousiasme. »

Blake a maintenant un souhait bien précis, celui de garder ce trio intact pour longtemps. 

« Hall peut jouer une dizaine d’autres années, il a encore beaucoup d’énergie dans son réservoir, a mentionné le choix de quatrième tour de la Caroline en 2021. Stank a connu une deuxième moitié de saison formidable pour notre équipe. Il a poursuivi sur sa lancée lors des séries. Il n’y avait aucun joueur plus en feu que lui. J’espère jouer avec Stank pour le reste de ma carrière. »

Sur la patinoire du T-Mobile Arena lors des célébrations d’après-match, Stankoven donnait également le sentiment de flotter sur un nuage. 

« C’est le plus beau jour de ma vie, a souligné l’ancien des Stars de Dallas. Je suis encore un jeune homme, je ne suis pas encore marié et je n’ai pas d’enfant. Cette conquête de la Coupe représente la réalisation d’un rêve de jeunesse. Je ne le réalise pas encore. Je viens de brandir la Coupe au bout de mes bras. Je sais maintenant qu’elle est assez lourde. »

Si Stankoven est encore tout jeune à 23 ans, Hall a plus de gris sur les tempes à 34 ans. 

« J’ai attendu ce jour longtemps (16 saisons dans la LNH), je suis tellement heureux, a mentionné le numéro 71. Je cherche mes mots. Je suis épuisé. Je ne pouvais pas trouver une plus belle équipe que celle des Hurricanes pour accomplir mon plus grand objectif. »

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