brind chaumont

RALEIGH – Les Hurricanes de la Caroline ont décroché leur billet pour la finale de l’Association de l’Est le 9 mai en éliminant les Flyers de Philadelphie en quatre petits matchs. À cette même date, les Canadiens et les Sabres de Buffalo se déplaçaient en direction de Montréal avec une égalité de 1-1 dans leur série.

Il y a donc un déséquilibre notoire au sujet du repos dans cette finale de l’Association de l’Est.

Les Hurricanes sortent d’une pause de onze jours, alors que le CH n’a obtenu que deux journées de préparation depuis sa victoire en sept matchs contre les Sabres (18 mai à Buffalo).

Il est assez fréquent en milieu de saison de voir les 32 entraîneurs de la LNH se plaindre du manque de temps pour tenir des entraînements et pour enseigner de nouvelles stratégies à leurs joueurs.

Rod Brind’Amour n’a pas tenu ce discours à sa sortie d’un autre entraînement sur la glace du Lenovo Center, mercredi, où un soleil de plomb s’abattait sur la Caroline du Nord à l’extérieur de l’édifice.

« À cette période de l’année, une longue pause, ce n’est pas ce que tu recherches à obtenir, a dit Brind’Amour à la veille de ce premier match entre le CH et les Hurricanes. Pour un camp ou pour les premiers mois de l’année, tu peux pousser la machine et enseigner des trucs. Mais au beau milieu des séries, si tu enseignes encore plusieurs concepts, tu ne mérites plus de jouer. »

Assis aux côtés d’Eric Tulsky, le directeur général des Hurricanes, lors d’une conférence de presse, Brind’Amour a qualifié cette autre longue pause de défi.

« Les joueurs doivent rester dans une mentalité de match, a-t-il souligné. C’était un défi puisque je devais garder mon groupe alerte. Nous savions que nous étions pour obtenir une longue pause. Je ne voulais pas donner trop d’informations à mes joueurs. Vous savez que les séries restent un marathon, tu joues normalement pratiquement aux deux soirs. Nous nous sommes éloignés de cette réalité. C’est une bonne chose, mais c’est aussi un danger. Il y a ce risque de débarquer de la roue.

« Il s’agit en réalité de notre deuxième longue pause, a-t-il continué. C’est intéressant. J’espère que notre repos, surtout mental, finira par rapporter des dividendes. Mais je ne sais pas encore comment nous répondrons physiquement même si nous avons profité de plusieurs jours pour guérir des bobos. J’ai hâte de voir comment nous regagnerons notre rythme au début de la série. Nous le découvrirons. »

Après le coup de balai contre les Sénateurs d’Ottawa au premier tour, les Hurricanes avaient profité de six jours d’inactivité avant le début du tour suivant.

CAR@PHI: Stankoven ouvre la marque tôt en 1re période

Logan Stankoven, l’un des moteurs offensifs des Hurricanes avec sept buts en huit matchs, a expliqué comment lui et ses coéquipiers ont meublé le temps lors des derniers jours. 

« Il y a eu beaucoup d'entraînements sur glace, ponctués de quelques séances de préparation physique, a affirmé Stankoven. C'est agréable de profiter aussi d'un peu de temps libre, mais nous savions que lorsque nous arrivions à la patinoire, Rod avait un plan pour nous. Nous venions ici, et c'était l'heure de se mettre au travail. Évidemment, nous suivions de très près la série entre Montréal et Buffalo. L’objectif était simplement de rester concentrés sur les détails techniques et tactiques, afin d'être prêts pour le moment où nous allions devoir rejouer.

« À l’extérieur du hockey, nous avons également eu du temps pour jouer au golf, a-t-il continué. C’était génial de profiter du soleil. Je ne suis pas un grand golfeur, mais certains des gars ici sont absolument incroyables. C'était bon de s'évader un peu et d'offrir un peu de répit à notre esprit. Et maintenant que nous sommes de retour ici, l'esprit est frais, régénéré et nous avons faim de retrouver la glace et de recommencer à jouer. »

Slavin gentil envers Hutson

C’est souvent un classique. Avant le début d’une série, on lance des fleurs à l’équipe adverse. Jaccob Slavin a compris ce principe. Il n’a allumé aucun feu en parlant de Lane Hutson, le meilleur défenseur dans le camp du CH.

« Vous demandez à un défenseur très défensif de décrire le jeu d’un défenseur très offensif, a répliqué Slavin en riant. Mais Lane est tout simplement incroyable. Quand tu le regardes avec la rondelle, tu remarques qu’il a des pieds rapides comme Quinn Hughes, avec qui j’ai joué aux Jeux olympiques. Il est très bon en possession de rondelle, il contrôle bien l’avantage numérique des Canadiens, mais j’aime aussi beaucoup son jeu défensif. Pour un petit défenseur, il défend vraiment bien son territoire grâce à son intelligence et sa ténacité. »

Après le passage de Slavin, qui s’entretenait avec les médias en même temps que Jordan Martinook, Jordan Staal et Sebastian Aho ont également fait un brin de jasette. Staal, deux fois finalistes pour le trophée Selke, remis au meilleur attaquant défensif de la LNH, a fait l’apologie du jeu de Nick Suzuki, un candidat pour le Selke cette saison.

« Suzuki est un joueur exceptionnel, a souligné Staal. Tu ne reçois pas une telle reconnaissance sans faire de très bonnes choses dans les deux sens de la glace. Il joue des tonnes de minutes, il est intelligent et il se retrouve sur la glace aux bons endroits. »