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RALEIGH – Ce n’est peut-être pas le cas pour tout le monde, mais les joueurs des Hurricanes de la Caroline avaient tous vu venir l’éclosion printanière de Logan Stankoven. 

Et à bien regarder les statistiques, c’était un peu écrit dans le ciel : à ses huit derniers matchs de la saison régulière, le centre de 23 ans avait amassé sept buts et quatre mentions d’aide. Ce qui se produit depuis le début du tournoi printanier n’est que la suite logique.

Ça devrait théoriquement se poursuivre en finale de l’Est, face aux Canadiens de Montréal.

« Il a bâti son jeu tout au long de l’année pour en arriver ici, a commenté le vétéran Jordan Staal. C’était sa première saison à temps plein au centre, et on a vu son évolution malgré certains moments plus frustrants. Il était déjà sur une lancée à la fin de l’année. On savait que ça s’en venait.

« Son trio a été exceptionnel. Il est l’une des grandes raisons qui expliquent que nous soyons rendus ici en si peu de matchs. Logan est tenace, compétitif et très talentueux. Il a été un énorme ajout à notre équipe. »

Stankoven mène les siens avec sept buts en huit matchs, tandis que ses compagnons de trio Taylor Hall (12 points) et Jackson Blake (11) le devancent au chapitre des points – il en a huit. Les trois complices font complètement oublier les difficultés rencontrées par le premier trio piloté par Sebastian Aho.

CAR@PHI: Stankoven ouvre la marque tôt en 1re période

Avec une telle production secondaire, ça enlève un peu de pression des épaules des gros canons.

« Logan a été incroyable jusqu'ici, a souligné Seth Jarvis, qui complète la première unité avec Andrei Svechnikov. Son succès part de sa façon de travailler sans relâche et de bouger ses pieds. Il génère beaucoup de chances, et la rondelle entre dans le filet. C’est super.

« Je ne m’attendais à rien de moins de sa part, pour être honnête. Il possède un excellent tir et il a un bon instinct offensif. Il est en mesure de générer beaucoup de chances, et il en profite. »

Le trio de Stankoven a inscrit neuf buts à forces égales ensemble, ce printemps, et il domine dans toutes les catégories de statistiques avancées. Les trois hommes ont notamment décoché le double de tirs de leurs adversaires, et détiennent à eux trois près de 60 pour cent des buts des Hurricanes (14 sur 24 au total).

Mais comment peut-on expliquer cette facilité à produire à un moment de l’année où tout se resserre, autrement que par le fait que Taylor Hall soit tombé dans la fontaine de jouvence?

« C’est la vitesse et la créativité que nous apportons, et notre façon de pourchasser la rondelle sans relâche, a tenté Stankoven. Blake et Hall sont comme des chiens sur un os quand ils sautent sur la glace. On se parle beaucoup et on se comprend bien.

« Même si on ne marque pas, on veut créer des choses, avoir de bonnes présences en zone adverse et mettre la table de la bonne manière pour le trio suivant en s’assurant de ne pas jouer dans notre zone. »

De l’expérience à revendre

Il reste maintenant à savoir si Stankoven pourra poursuivre sur cette lancée, même si elle a été interrompue pendant 11 jours entre la fin du deuxième tour et le premier match face au Tricolore. Il se sent peut-être mieux physiquement, mais la confiance est dure à maintenir et à bâtir à l’entraînement.

« J’ai le même sentiment qu’à la fin de la dernière série, a-t-il argué. Il suffit de prendre soin de son corps et de s’assurer que les jambes soient prêtes. Je me sens bien. J’espère avoir un bon entraînement matinal, jeudi, et ensuite être prêt à jouer en soirée. »

Ce sont les paroles d’un joueur d’expérience. Il ne faudrait pas négliger cet aspect quand vient le temps d’analyser les succès du jeune homme de 23 ans. Le match de jeudi sera son 43e en séries en carrière, et il s’agira déjà de sa troisième présence en finale d’association. 

Il est parvenu jusqu’à cette étape en 2024 avec les Stars de Dallas, et l’an dernier, avec les Hurricanes, sans jamais atteindre la finale. Voilà une autre occasion qui se présente à lui.

« Je suis très reconnaissant d’avoir la chance de jouer en finale d’association pour une troisième fois, a-t-il conclu. On ne sait jamais si cette occasion va se présenter à nouveau. Il ne faut rien tenir pour acquis et tout laisser sur la glace pendant que ça passe. »