DanaultBolducLepageLNH

MONTRÉAL – L’un n’est arrivé qu’au mois de décembre, l’autre en est à sa première saison à Montréal.

Et au moment où les Canadiens avaient le plus besoin d’une bonne dose de confiance, les attaquants québécois Phillip Danault et Zachary Bolduc ont pris les choses en main en procurant aux leurs une avance de deux buts dans le septième match de leur série face aux Sabres de Buffalo, lundi.

Si elle n’a pas tenu jusqu’à la fin, elle aura au moins permis au Tricolore de tourner la page sur l’écrasant revers de 8-3 qui avait semé le doute dans l’esprit de plusieurs. Et ce sont ces deux buts, jumelés au brio de Jakub Dobes, qui ont pavé la voie pour le but héroïque d’Alex Newhook en prolongation.                                                                             

« Ces deux buts nous ont donné de la confiance, a observé le défenseur Mike Matheson. C’est difficile de ne pas ressentir la nervosité quand tu te retrouves dans une position comme celle-là. On a commencé ce match du bon pied. Le reste n’a pas été parfait, mais on a trouvé une façon. »

Danault a inscrit le Tricolore à la marque en premier, pour la deuxième fois de cette série, d’une façon très peu élégante. Il a fait dévier le tir de la pointe de Kaiden Guhle derrière Ukko-Pekka Luukkonen avec son patin – sans trop le savoir. Vous savez ce que dit l’adage : « Ce n’est pas comment, c’est combien. »

MTL@BUF: Danault fait dévier le tir de Guhle

« C’est un but typique d’un match 7, ce n’est jamais beau », a rigolé Danault, qui n’avait pas encore marqué ce printemps. « On ne sait jamais ce qui peut arriver. Je suis seulement allé au but et (Kaiden) Guhle a fait le bon jeu en envoyant la rondelle au filet. »

Il faut croire que Danault a la mémoire plutôt courte.

Parce que 10 minutes plus tard, Bolduc décochait un tir de toute beauté à la fin d’un avantage numérique. Il a reçu une passe parfaite du capitaine Nick Suzuki et n’a laissé absolument aucune chance à Luukkonen.

MTL@BUF: Bolduc double l'avance après une incroyable passe

« C’est spécial », a dit Bolduc, tout sourire au fond du vestiaire des visiteurs. « J’ai grandi en regardant les Canadiens, en regardant les séries et des matchs no 7. De maintenant pouvoir participer à ça et de contribuer à la victoire, c’est vraiment spécial. Je suis content du résultat.

« Nos deux buts en première ont donné un boost de confiance à toute l’équipe, et un coussin à notre gardien. On a bien géré tout ça, et on ne s’est pas laissé affecter par leur remontée. »

C’était d’ailleurs la première fois depuis le 10 mai 1979 qu’au moins deux joueurs québécois trouvaient le fond du filet dans un match ultime pour le Tricolore.

Ça faisait un bail

Lors de cette rencontre qui a marqué l’imaginaire, notamment en raison de la crise de Don Cherry au banc des Bruins de Boston, Jacques Lemaire, Guy Lapointe, Guy Lafleur et Yvon Lambert, en prolongation, avaient marqué pour envoyer le CH en finale… et éventuellement vers la conquête de la Coupe Stanley.

L’édition 2025-26 est seulement à mi-chemin dans ce parcours éliminatoire, mais elle a fait un pas de plus vers l’objectif ultime en partie grâce aux représentants de la Belle Province. 

« Toute ma vie, j’ai voulu gagner et faire la différence, a souligné Danault.  Je veux vivre des grands moments et de grandes émotions. Je suis vraiment choyé et heureux d’être à Montréal. C’est tout un honneur de pouvoir jouer en séries avec une équipe comme celle-ci. »

Pour ajouter à la thématique fleurdelisée, Alexandre Carrier a récolté une aide sur le but gagnant de Newhook. C’est venu couronner son excellente soirée de travail dans les trois zones.

« On va prendre les deux buts québécois, mais je pense que tout le monde la voulait autant, a conclu Carrier. Que tu sois Québécois, Américain, Finlandais ou Suédois, tout le monde voulait gagner aujourd’hui. C’est le fun comme histoire, mais cette victoire, c’est plus que celle des Québécois. »

Contenu associé