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BUFFALO – « On peut commencer tranquillement à le surnommer ‘’monsieur game 7’’! »

Phillip Danault a lancé cette petite phrase pour décrire Alex Newhook, l’auteur du but gagnant dans ce gain de 3-2 en prolongation des Canadiens de Montréal contre les Sabres de Buffalo, lundi, au KeyBank Center. 

Newhook a marqué le but décisif dans un match numéro 7 pour une deuxième fois ce printemps. Après Andreï Vasilevkiy et le Lightning, il a réservé le même sort à Ukko-Pekka Luukkonen et aux Sabres. 

« Je n’étais pas certain si Jake (Evans) avait touché à la rondelle, je l’ai donc regardé pour voir s’il célébrait le but, a dit Newhook en conférence de presse. C’est un sentiment assez fou. J’ai ressenti tellement d’émotions après ce but. Toute cette série a été comme une guerre. J’ai marqué le but vainqueur d’une septième rencontre en prolongation.

« Ça prend parfois juste un tir. En traversant la ligne bleue, j’ai vu que j’avais une chance d’y aller d’un tir. La rondelle a trouvé son chemin dans le filet. C’est un sentiment incroyable. »

Alexandre Carrier, qui a connu tout un match sur le plan défensif, a obtenu l’unique passe sur ce but décisif. 

« Le jeu a commencé en zone défensive, a rappelé Carrier. Nous avons passé pas mal de temps dans notre zone aujourd’hui. J’ai juste fait une sortie de mon territoire et je l’ai envoyé à Newy qui se tenait en zone neutre. Je pense que son tir a dévié un peu. Je ne le sais pas. Mais on prend les deux points! On prend la victoire! »

Le tir de Newhook n’a finalement pas dévié. Mais le rapide ailier a utilisé le défenseur Rasmus Dahlin comme écran pour surprendre Luukkonen.

Newhook peut maintenant se targuer d’un fait très rare. Avant lui, seul Nathan Horton avait réussi deux buts vainqueurs lors d’un septième match la même année. Horton avait réalisé ce tour de force en 2011, l’année où les Bruins de Boston ont gagné la Coupe Stanley. 

À l’intérieur du vestiaire des visiteurs, Danault a décortiqué une partie du secret de son coéquipier. 

« Ce n’est pas compliqué, c’est le café ! », a-t-il affirmé, faisant référence à une superstition établie entre les deux joueurs en début de premier tour contre le Lightning.

« Mais plus sérieusement, Newy a du caractère et il veut faire la différence, a poursuivi Danault. Il veut être l’homme des grandes occasions. Ça paraît. Il a encore marqué un gros but. On est fiers de lui. Il est un gros joueur pour notre équipe. »

Newhook n’a pas juste fait mal aux Sabres lors du dernier match. Il a terminé cette série avec six buts. 

Le vilain Dobes 

À l’image du match 7 contre le Lightning, le CH n’a pas joué un match 7 parfait contre les Sabres. Sans être aussi spectaculaire qu’à Tampa, Jakub Dobes a encore une fois eu son mot à dire avec 37 arrêts. 

Dobes a également chassé rapidement de sa mémoire son dernier départ où il s’était fait retirer de son filet pour une première fois en séries. 

« Je me sentais bien au dernier match, a dit le Tchèque pour revenir sur les dernières 48 heures. Je continuais à me parler et je voulais corriger de petits trucs. Je voulais mieux jouer. Je me suis fait retirer d’un match à la maison. Je l’ai pris comme une sorte de réveil. J’en ai fait une affaire personnelle. Nous avons gagné aujourd’hui. Je suis tellement heureux. »

Canadiens vs Sabres, match no 7 | Résumé | 18/05/2026

Dobes a tenu le fort à partir du moment où le CH menait 2-0. Les Sabres ont complètement dicté le jeu en deuxième période. Il s’est aussi nourri des moqueries de la foule pour se garder bien éveillé. 

« Je me concentrais sur mon travail, a-t-il répliqué. Les partisans aiment chanter mon nom. J’aime ça. Je les remercie. Ils m’ont motivé. J’aime ça quand je deviens le vilain. Nous menions et nous voulions protéger notre avance. Heureusement, ils ont juste marqué un but en deuxième. »

Dans le carré d’as

Il n’y a pas si longtemps, le CH était une équipe en reconstruction. Aujourd’hui, cette jeune formation a décroché un billet pour la finale de l’Est, où les Hurricanes de la Caroline seront les rivaux. 

« C’est facile d’utiliser l’âge comme une béquille, a dit St-Louis. Nous savions qu’il y a deux ans, nous manquions d’expérience. Mais ça ne veut pas dire que tu ne peux pas avancer et gagner en maturité. Nous avons suivi notre processus. Nous avons aussi gardé la bonne mentalité. Peu importe l’âge, tu as toujours des choses à apprendre. L’an dernier, nous avions acquis de l’expérience avec notre présence en séries. Cette année, nous venons de gagner deux fois un match numéro 7. Tu ne peux pas acheter ça. Et pour un joueur, il n’existe aucun meilleur sentiment que celui de marquer un but vainqueur en prolongation dans un match de séries. Je suis tellement heureux pour nos joueurs. Notre âge reste notre âge. C’est tout. »

À 25,8 ans d’âge moyen, les Canadiens sont la plus jeune équipe à atteindre le carré d’as depuis… les Canadiens de Montréal de 1993. Pour ceux qui ont la mémoire d’un poisson rouge, 1993 est l’année de la 24e et dernière conquête des « Glorieux ».

EN PROLONGATION

Le chiffre du match: 12:17

C’est le temps qui s’est écoulé entre deux tirs des Canadiens, celui de Cole Caufield en fin de deuxième période et celui de Josh Anderson en milieu de troisième.

Une pensée pour sa mère

Après le but gagnant en prolongation, Martin St-Louis a salué le travail de ses adjoints avant de sauter sur la glace et se diriger vers le filet où Newhook avait marqué. L’entraîneur en chef a ensuite pris un petit moment pour regarder vers le ciel. 

« Je parlais beaucoup à ma mère pendant la prolongation, a expliqué St-Louis en revenant sur cette scène. Je l’ai remerciée. »

Le mauvais sort persiste

Les Sabres auront tout fait pour tenter de se sentir loin de la maison en dormant à l’hôtel à la veille de ce match ultime, mais le résultat est demeuré le même. Ils ont encaissé une cinquième défaite en sept rencontres éliminatoires au KeyBank Center. 

Ils sont passés bien près de briser ce mauvais sort, et la foule leur a manifestement donné de l’énergie quand ils ont orchestré leur remontée de deux buts. Il ne manquait que celui de la victoire.

« Ça fait mal de penser à ça, a souligné l’entraîneur Lindy Ruff. C’est bizarre, cette disparité dans l’Est. Nous avons disputé l’un de nos meilleurs matchs et nous sommes parvenus à faire pencher la glace de notre côté, mais nous n’avons pas trouvé un moyen de l’emporter.

« Nos partisans ont été extraordinaires tout au long de la saison. Ils nous ont donné de l’énergie. Ç’aurait été bien de terminer le travail ici et de leur offrir ce cadeau. Nous ne l’avons pas fait. »

Kapanen remplace Veleno

En matinée, Martin St-Louis n’avait pas fermé la porte à un changement pour sa formation. Il a finalement choisi la carte d’Oliver Kapanen. Dans les gradins depuis le cinquième match du premier tour contre le Lightning, Kapanen a regagné un poste à l’attaque, prenant la place de Joseph Veleno. 

Utilisé pendant seulement 4:45, Kapanen a patiné au centre du quatrième trio avec Zachary Bolduc et Kirby Dach – quand il était sur la patinoire.

Dans la catégorie des joueurs qui n’ont pas touché souvent à la glace, il y a aussi Arber Xhekaj. Le CH a essentiellement misé sur cinq défenseurs pour cette rencontre ultime. Xhekaj n’a fait que cinq présences pour un minime temps de jeu de 1 min 52 s.

UPL a fait le boulot

Lindy Ruff n’a eu d’autre choix que d’alterner entre ses deux gardiens pendant la majeure partie de la série, et il a pris la bonne décision en faisant confiance à Ukko-Pekka Luukkonen pour ce match ultime.

Le gardien finlandais n’a fait face qu’à 25 lancers, mais il est parvenu à se dresser dans les moments importants pour garder son équipe dans le match. Il a notamment eu à affronter Alexandre Texier et Josh Anderson en échappée alors que les Sabres avaient une avance de deux buts.

Il a de nouveau frustré Anderson sur une autre échappée avec seulement trois minutes à faire à la troisième.

Avec la collaboration de Guillaume Lepage, journaliste principal LNH.com