RALEIGH, Caroline du Nord – Taylor Hall a trouvé une manière bien simple de décrire le premier match de la finale de l’Est.
« Une équipe semblait à sa place et l’autre non. »
Hall n’a pas forcément tort, dans la mesure où ses Hurricanes de la Caroline se sont inclinés 6-2 face aux Canadiens de Montréal au Lenovo Center, jeudi. La troupe de Rod Brind’Amour devra vite retrouver sa touche, sinon quoi elle pourrait s’amener à Montréal ce week-end en retard 0-2.
Les Hurricanes ont remporté leurs huit premiers matchs de séries, balayant les Sénateurs d’Ottawa au premier tour et les Flyers de Philadelphie à l’étape suivante. Ils ont accordé moins de trois buts dans chacun de ces matchs. Un monde de différence avec les quatre buts qu’ils ont accordé au CH en première période jeudi.
Cette première défaite des séries n’a pas semé la panique au sein du groupe, mais elle a servi d’avertissement. Cela dit, les représentants de la Caroline peuvent s’appuyer sur les 40 bonnes minutes de hockey qu’ils ont jouées lors des deux dernières périodes, même s’il était déjà trop peu, trop tard.
« On a joué à notre façon en deuxième période, a soutenu Hall. On a passé beaucoup de temps dans le fond de leur territoire. Ils commettent des dégagements refusés, leurs bâtons se brisent, ils font tout ce qu’ils peuvent pour empêcher un but, et on en profite pour s’emparer du momentum et mettre la foule dans le match. C’est notre manière de jouer.
« Tout part de l’échec avant et de la récupération de rondelle. Ce n’est pas ce qui est le plus sexy, mais ça met l’autre équipe sur les talons et ça nous donne confiance. Nos quatre trios ont fait du bon travail. Évidemment, les adversaires tentent aussi de nous infliger leur médecine, mais j’ai l’impression que les buts qu’ils ont marqués en première période, nous nous les sommes infligés.
« Ils ont de très bons joueurs qui peuvent réussir des jeux et qui ont une certaine chimie. Leur formule est prouvée. Mais plusieurs de leurs buts sont provenus d’erreurs de notre part. On se concentre maintenant sur le match de demain. »
La différence entre la première et la deuxième période était probante. Les Hurricanes ont dicté le rythme de l’engagement médian en défiant le gardien Jakub Dobes et en mettant la défensive adverse sur les talons.
« Ils sont rapides, ce n’est pas un secret, a rappelé l’attaquant du CH Josh Anderson. On savait à quoi s’attendre à cet égard. Ils n’avaient pas joué depuis près de deux semaines, donc on voulait les ébranler rapidement. Cela dit, on s’attend à ce qu’ils jouent de la même manière qu’en deuxième période.
« C’est une très bonne équipe de hockey. On va faire des séances vidéo. Il faudra jouer encore mieux qu’hier, car on risque de voir une équipe différente demain. »
Les Hurricanes ne se sont pas entraînés vendredi, eux qui ont multiplié les séances sur la patinoire pendant les 12 jours séparant la fin de leur série de deuxième tour et le début de la finale de l’Est.
« On n’avait pas besoin d’un entraînement sur la glace. On s’est entraîné sans que vous ne le voyiez. Il y a deux manières différentes de s’entraîner, et on n’avait aucune raison de le faire sur la glace aujourd’hui. »
Les Hurricanes n’ont pas besoin de réinventer la roue, de toute façon. Pas sur la base d’un match – ou d’une seule période, même.
« Ce n’était pas notre meilleur effort, a déploré le défenseur Sean Walker. Notre niveau d’exécution en aura long à dire sur leur capacité à réussir leurs jeux. On doit revenir vers ce qui a fonctionné pour nous lors des deux premiers tours, et nous connaîtrons ainsi du succès. »
L’histoire est peu reluisante pour les Hurricanes en finale d’association. Ils y présentent une fiche de 1-17 depuis qu’ils ont remporté la Coupe Stanley en 2006.
Mais ils croient fermement que le match 1 face aux Canadiens représente une anomalie statistique. Ils ne l’oublieront pas, mais ils se promettent de répliquer.
« C’est difficile de complètement balayer une défaite du revers de la main, a conclu Hall. Il faut comprendre pourquoi ça s’est passé. Ce matin, on a ressassé beaucoup de choses. Demain, on se réveillera en pensant au match 2, mais aujourd’hui, on veut réaliser ce qui s’est passé et apporter les correctifs nécessaires.
« Il n’y a rien de mal à ça. Tu peux te pencher sur une défaite tout en restant positif, en souriant et en ricanant avec tes amis. Mais demain, ce sera différent. »




















