RALEIGH, Caroline du Nord – Martin St-Louis connaît l’intensité de Rod Brind’Amour comme ancien joueur, mais aussi derrière un banc. Pour cette simple raison, il ne s’attend pas à voir les Hurricanes de la Caroline démarrer cette finale de l’Association de l’Est avec de la lourdeur dans leurs jambes.
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« J’aimerais croire qu’il s’agit d’un avantage (la longue pause de 11 jours sans jouer pour les Hurricanes) », a dit St-Louis dans un chic hôtel en banlieue de Raleigh jeudi midi. « Mais je suis persuadé que Rod a gardé son équipe affamée. Je sais qu’ils ont eu du repos. Mais les Hurricanes restent une équipe travaillante. Ils ont consacré du temps à l’entraînement afin de recréer l’intensité d’un match. Je serais vraiment surpris qu’ils nous montrent de la rouille.
« Est-ce qu’ils auront de la rouille? Est-ce qu’ils auront plus d’énergie? Tu ne le sais pas vraiment », avait-il dit un peu plus tôt dans la langue de Maurice Richard. « Mais nous devrons être prêts à jouer le match devant nous. C’est ce que nous voudrons faire. Nous nous concentrons beaucoup sur nous-mêmes. Nous essayons de nous améliorer chaque fois dans différents départements. Je sais qu’ils auront des poussées pendant ce match. Ça reste un match où tu dois générer du rythme. Quand tu perds le rythme, tu ne dois pas te faire trop mal. C’est un gros facteur pour gagner un match ou une série. »
Si le CH et les Canes préconisent des styles différents, les deux entraîneurs partagent une vision similaire.
« Pour le côté culture, tu vois qu’il y a des similarités, a affirmé St-Louis. Rod travaille avec cette équipe depuis longtemps. Il est capable de convaincre ses joueurs et de créer un bon environnement pour les joueurs. Pour l’aspect de mon travail contre Rod, c’est un gars qui a l’expérience des séries comme joueur et entraîneur. Je contrôlerai ce que je pourrai contrôler. »
Quand il évoluait chez les Islanders de New York, Noah Dobson a croisé les Hurricanes deux fois sur sa route en séries, en 2023 et 2024. Les deux fois, les Canes l’avaient emporté au premier tour. Dobson a donc une très bonne idée du style préconisé par cette coriace équipe. À l’instar de St-Louis, il ne considère pas que le manque de rythme des rivaux constituera un gros facteur.
« Tu peux analyser ça des deux côtés, a mentionné le défenseur. De notre bord, nous croyons que c’est un avantage d’avoir le rythme, mais les Hurricanes peuvent croire que c’est un avantage d’être bien reposés et en santé. Mais nous sommes dans le carré d’as. Il n’y a plus que quatre équipes dans la course. Que tu aies joué 14 matchs ou huit matchs pour atteindre cette étape, tu joueras avec une grande énergie. Il y aura une bonne ambiance aussi à l’intérieur de leur édifice. »


















