Bedard with Wembanyama split

CHICAGO, Illinois – Une rencontre au sommet, si elle en est. Connor Bedard, premier choix au total du dernier repêchage de la LNH, a passé un moment avec Victor Wembanyama, premier de classe du dernier encan de la NBA, le mois dernier.

Le Français format géant (7 pieds et 4 pouces!) arbore le numéro 1 avec les Spurs de San Antonio cette saison, une allusion directement à son rang de sélection. Bedard a quant à lui opté pour le 98 derrière son maillot des Blackhawks de Chicago, un numéro « que personne ne portait à l’époque de son choix. »

« Le but est de rendre ce numéro légendaire, n’est-ce pas? », a lancé Wembanyama, perspicace. « Lorsque les gens verront le 98, ils penseront à toi! »

Les deux joueurs pourraient en effet devenir des légendes de leur sport respectif. Les attentes, en tant que premier choix de repêchage, sont élevées. Ils partageront cette réalité tout au long de leur carrière.

L’intégralité de la discussion a été saisie par NHL Studios, au complexe d’entraînement des Blackhawks. Wembanyama était alors de passage à Chicago pour un match contre les Bulls.

« C’était l’une des discussions que j’attendais le plus depuis un bout de temps », a confié Bedard, après coup. « C’était très plaisant. Nous sommes dans la même situation, mais de son côté, c’est 100 fois plus ‘’gros’’, vu l’ampleur de la NBA. J’ai aimé avoir ses impressions sur ses débuts dans la ligue. Il est un joueur spécial, je suis content de l’avoir rencontré. »

Bedard, présentement à l’écart du jeu en raison d’une fracture de la mâchoire, mène les Blackhawks et toutes les recrues de la LNH avec 33 points (15 buts, 18 aides), en 39 matchs. Wembanyama mène quant à lui les Spurs et toutes les recrues de la NBA au chapitre des points (20,5), des rebonds (10,1) et des blocs (3,1) par match en 2023-24.

Bedard et Wembanyama espèrent chacun redonner à leur équipe ses lettres de noblesse. Les Blackhawks ont été champions en 2010, 2013 et 2015, tandis que les Spurs ont soulevé le trophée Larry O’Brien en 1999, 2003, 2005, 2007 et 2014.

Wembanyama, qui a eu 20 ans le 4 janvier, est devenu le premier Français et le deuxième Européen à être choisi premier au total au repêchage de la NBA.

« En France, lorsque nous sommes jeunes, c’est presque interdit de rêver à la NBA, car presque personne n’y accède », a-t-il raconté.

Au Canada, explique Bedard, « tout le monde veut jouer dans la LNH, mais jouer dans la NBA relève de la fantaisie. »

Bedard Wembanyama posing infront of goal

Déjà, à 18 ans, l’attaquant est pressenti pour être le prochain joueur générationnel de la LNH. Il était le joueur le plus attendu depuis Connor McDavid en 2015. Depuis son arrivée dans la ligue, ce dernier a remporté le trophée Hart (joueur le plus utile) trois fois et le Art Ross (meilleur pointeur) cinq fois.

Comme Bedard, Wembanyama était un hockeyeur… en troisième année du primaire. Il a même marqué un but de gardien au hockey-balle, anecdote savoureuse qu’il a racontée lors de la rencontre.

Bedard a quant à lui essayé le basketball de la troisième à la septième année (en Colombie-Britannique), mais il n’était « pas très bon ». Le hockey lui a mieux fait.

Après leur discussion, les deux prodiges ont échangé leur uniforme et ont pris part à un concours de tirs frappés. Le grand Wenbanyama a utilisé le bâton du défenseur québécois des Blackhawks Louis Crevier (6 pieds 8 pouces).

« Pour une première, c’était bien », a affirmé Bedard quant au tir du basketteur. « C’est amusant de voir de le voir dominer dans la NBA, mais de le voir essayer de faire des lancers frappés. »

L’histoire ne dit pas comment se portent les lancers à trois-points du porte-couleur des Blackhawks. Les partisans devront se contenter de le voir marquer des buts.

Contenu associé