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TORONTO – Sergei Bobrovsky n’est pas amer. Il est reconnaissant.

Le gardien de 37 ans, qui a signé un contrat de trois ans avec les Maple Leafs de Toronto mercredi, a mentionné qu’il n’entretiendrait aucune rancœur envers les Panthers de la Floride, son ancienne équipe qui a décidé de tourner la page après sept saisons – et deux championnats au passage – avec le Russe devant le filet.

En même temps, il ne pouvait contenir son enthousiasme à l’idée d’amorcer le nouveau chapitre de sa carrière, cette fois avec l’une des six équipes originales.

« D’abord et avant tout, je suis ravi d’obtenir cette occasion, a lancé le vétéran de 38 ans vendredi. Pour être honnête, je pensais que j’allais demeurer en Floride, mais la vie en a décidé autrement. Les Leafs m’ont accordé leur confiance et ils me donnent l’opportunité de me joindre à une équipe historique et légendaire. »

Une équipe pour laquelle il est ravi de faire partie, même si ça signifie de jouer au hockey dans le tourbillon de Toronto.

« C’est une bénédiction de rejoindre cette équipe, a-t-il dit. C’est Toronto. C’est la capitale du hockey dans mon esprit.

« Les partisans sont fébriles. Il va y avoir une ambiance géniale, et j’en suis ravi. C’est une grosse responsabilité. J’ai hâte d’aider cette équipe à gagner. »

Il l’a fait avec les Panthers, sans aucun doute. Ses 201 victoires le placent au troisième rang des gardiens, derrière Andrei Vasilevskiy du Lightning de Tampa Bay (246) et Connor Hellebuyck des Jets de Winnipeg (228), depuis la saison 2019-20, sa première en Floride.

Néanmoins, les Panthers ont choisi de tourner la page. Bobrovsky a connu certaines difficultés au cours de la dernière saison, affichant son pire pourcentage d’arrêts en carrière (,877). Le Russe admet qu’il a compris que son séjour en Floride était terminé lorsque les Panthers ont fait l’acquisition de Jacob Markstrom dans une transaction avec les Devils du New Jersey mardi.

Mais plutôt que d’être amer, Bobrovsky a démontré toute sa gratitude envers les Panthers et leur propriétaire Vincent Viola.

« Je veux prendre un moment pour remercier l’organisation des Panthers de la Floride. Ce fut sept années fantastiques pour moi. Je veux remercier toutes les personnes au sein de l’organisation. La famille Viola m’a accueilli parmi les siens. Ç’a été formidable. Nous avons remporté deux coupes. Aux entraîneurs, au personnel médical, aux partisans, bien évidemment, je veux vous remercier du fond de mon cœur pour tout ce temps. Nous avons vécu beaucoup de choses.

« Et il y a mes coéquipiers, bien sûr. J’aime ces gars-là. Ils ont été formidables avec moi, et nous avons créé des souvenirs qui resteront gravés dans ma mémoire pour toujours. »

Tout cela étant dit, même s’il souhaitait rester un membre des Panthers, il comprend que les changements d’équipe font partie du hockey.

« C’est une 'business', a-t-il souligné. L’organisation a décidé de prendre une autre direction et je respecte ça. Je ne leur en veux pas, c’est le hockey. Ils sont responsables de gérer leurs affaires, je respecte ça.

« De mon côté, comme je l’ai dit, je veux demeurer reconnaissant et les remercier pour ce qu’ils ont fait pour moi. Ç’a été un séjour fantastique, et je ne pourrais les remercier suffisamment pour tout ce qu’ils m’ont apporté. »

Au travers des remerciements, Bobrovsky en a souligné un autre quand il a été questionné au sujet de Gavin McKenna, le premier choix au total du dernier repêchage. Le jeune homme de 18 ans a déclaré cette semaine qu’il laisserait son numéro 72 à Bobrovsky si ce dernier le désirait. Le vétéran gardien a remercié McKenna lorsque les deux se sont parlé jeudi.

« C’est un jeune homme intelligent, a dit Bobrovsky à propos de McKenna. Il dégage une énergie positive. Je suis fébrile à l’idée de le voir devenir une super vedette. »

Ce n’est pas le seul mot de bienvenue à Toronto que Bobrovsky a reçu depuis qu’il s’est joint aux Leafs.

Une des premières personnes à l’avoir contacté a été le gardien Anthony Stolarz, qui a agi à titre de réserviste derrière Bobrovsky chez les Panthers durant la saison 2023-24, qui s’est conclue avec la Coupe Stanley. Les deux anciens coéquipiers sont maintenant réunis.

« Nous avions une excellente relation quand nous avons gagné la Coupe cette année-là, a-t-il relevé. Nous avions un lien très fort. Nous aidions l’équipe. Nous travaillions ensemble. Nous avons passé du bon temps ensemble. Je suis heureux de le retrouver ici. »

Bobrovsky est l’élément central d’une saison morte occupée pour le nouveau directeur général des Maple Leafs, John Chayka. Ce dernier semble persuadé que Bobrovsky peut rebondir après une saison plus difficile. Après tout, il ne peut pas porter tout le blâme de l’exclusion des séries de la Floride, qui a dû composer avec d’innombrables blessures tout au long de l’année. La perte d’Aleksander Barkov dès le camp d’entraînement a été, selon Bobrovsky, un signe avant-coureur des malheurs à venir.

« Ç’a été une saison difficile pour notre organisation, a-t-il expliqué. Nous avons eu beaucoup de blessés. Notre capitaine est tombé au combat dès le premier entraînement. Ce fut le point de départ de tout ça.

« De plus, ce n’est pas facile. Vous savez, la LNH n’est pas une ligue facile. Chaque équipe a de bons joueurs. La Coupe Stanley n’est pas le trophée le plus difficile à gagner pour rien. Nous nous sommes rendus en finale trois années de suite et nous avons gagné deux fois. Mais chaque saison apporte son lot de défis. »

Le nouveau défi, maintenant, est le marché de Toronto.

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