Nathan MacKinnon parlait de la profondeur offensive de l’Avalanche du Colorado quand il s’est rappelé certaines des statistiques.
« J’ai vu avant le match que nous avons 16 ou 17 joueurs avec des buts. "Est-ce que c’était ton premier?" » a demandé le joueur de centre de l’Avalanche au défenseur Brett Kulak, qui partageait le podium avec lui après leur victoire de 4-3 en prolongation contre le Wild du Minnesota dans le match no 5 de leur série de deuxième tour, mercredi.
Kulak, qui avait inscrit le but ayant propulsé l’Avalanche au tour suivant, a répondu par l’affirmative.
« C’est donc un autre joueur, a dit MacKinnon. C’est une belle statistique. Ce sont les statistiques que tu veux voir, des statistiques collectives. Tout le monde contribue. »
Aucun doute là-dessus, puisque Kulak est devenu le 16e joueur de l’Avalanche à marquer un but au deuxième tour. Le Colorado profite d’une profondeur exceptionnelle depuis le début des séries éliminatoires de la Coupe Stanley et il en aura besoin de nouveau contre les Golden Knights de Vegas en finale de l’Association de l’Ouest.
Le match no 1 aura lieu au Ball Arena mercredi (20 h HE; TVAS, CBC, SN, ESPN).
Avec 16 buteurs différents en une seule série, l’Avalanche a égalé un record de la LNH détenu par les Blues de St. Louis de 2025 (premier tour), les Bruins de Boston de 2019 (finale), les Kings de Los Angeles de 1993 (demi-finale de section) et les Bruins de 1988 (finale).
Bien sûr, la victoire de 9-6 dans le match no 1 contre le Wild n’a pas nui. L’Avalanche a compté huit buteurs différents ce soir-là (deux buts pour le défenseur Cale Makar), mais l’idée est simple : que vous soyez un défenseur ou un joueur de quatrième trio de l’Avalanche, vous avez probablement contribué en attaque.
Que pense l’entraîneur Jared Bednar de ces chiffres?
« J’adore ça. J’adore ça. C’est dur à battre, a-t-il répondu. Quand différents joueurs se lèvent chaque soir, tu ne peux pas te concentrer sur un seul joueur. Tu ne peux pas nous affronter et dire : "Si nous stoppons le trio de MacKinnon, nous allons gagner." Selon moi, ce n’est pas la recette du succès. »
Continuez à analyser les statistiques de l’Avalanche et vous verrez aussi que 18 des 21 joueurs ayant participé aux séries jusqu’ici ont récolté au moins un point.
« Troisième trio, quatrième trio, tout le monde contribue », a affirmé l’attaquant Martin Necas. « Et quand on ne marque pas, on joue bien à 5-contre-5 et on ne donne rien. Le premier ou le deuxième trio ne peut pas te faire gagner tous les matchs. En séries, les troisième et quatrième trios sont les plus importants. »
Le match no 5 en a été l’exemple parfait pour l’Avalanche. Kulak a inscrit le but vainqueur à 3:52 de la prolongation et MacKinnon a créé l’égalité 3-3 à 18:37 du troisième engagement. Mais qui a inscrit les deux filets qui ont ramené l’Avalanche dans le coup? Deux joueurs de quatrième trio.
L’ailier gauche Parker Kelly a inscrit son deuxième but des séries à la 11e minute du deuxième engagement pour réduire l’écart à 3-1, puis le centre Jack Drury a marqué son deuxième des séries à 16:27 du dernier tiers pour rapprocher l’Avalanche à un but.
« Nous en parlons depuis le jour 1 du camp d’entraînement : la profondeur va te faire gagner en fin de saison et en séries », a martelé le capitaine Gabriel Landeskog. « Tout le monde élève son jeu d’un cran.
« Même des joueurs qui ne noircissent pas la feuille de pointage : les "Nelly" (Brock Nelson) et Val (Valeri Nichushkin). C’est comme ça partout dans la formation. Les joueurs qui ne s’inscrivent pas au pointage contribuent avec tellement de jeux importants partout sur la glace. »
La profondeur de l’Avalanche l’a aidée de plusieurs façons. Elle l’a aidée quand il y a eu des blessés, en saison régulière ou en séries. Elle l’a aidée devant le filet, alors que Scott Wedgewood et Mackenzie Blackwood ont tous les deux gagné des matchs. Elle a surtout été importante en attaque.
« Tu essaies de placer chaque joueur dans la bonne chaise, a dit Bednar. Tout le monde peut exceller dans un certain rôle, et c’est ce que nous obtenons jusqu’ici en séries. Nous en aurons encore besoin pour continuer d’avancer. »





















