BUFFALO – Ç’aura pris 17 matchs avant qu’Ivan Demidov réussisse enfin à trouver le fond du filet en séries éliminatoires; cinq contre les Capitals de Washington, au printemps dernier, sept face au Lightning de Tampa Bay au premier tour, et quatre dans cette série face aux Sabres de Buffalo.
Le cinquième aura finalement été le bon. L’attaquant russe a survolé la compétition tout au long de la soirée, et il a finalement ouvert son compteur grâce à un tir parfait en avantage numérique en troisième période.
« C’est le meilleur sentiment au monde de marquer en séries, a timidement lancé le jeune homme après la victoire de 6-3 des siens, jeudi. Je me sens bien en ce moment parce que j’ai raté tellement de chances dans les autres matchs. C’est de la pression en moins sur mes épaules. »
Ça allait arriver un jour ou l’autre. Mais on a compris, quelque part en deuxième période, qu’il y avait de bonnes chances que ça se produise avant que ne retentisse la cloche finale.
Demidov a cogné à la porte à plusieurs reprises, décochant cinq tirs au but, et il avait même réussi à battre Ukko-Pekka Luukkonen en fin de deuxième période. La rondelle s’est faufilée sous sa mitaine et a lentement roulé vers la ligne rouge… pour que Jake Evans en profite en la poussant de l’autre côté.
« Il a tellement de talent, a vanté Juraj Slafkovsky. Il aura des chances probablement tous les soirs, et comme tous les autres, ça ne rentrera pas tout le temps. Tu dois garder le cap, continuer de travailler et de lancer. Il avait battu le gardien une fois, et Jake s’est interposé (rires). Il a profité de sa chance suivante.
« Je lui ai dit en deuxième que ça s’en venait. Et c’est venu. Je le savais! »
Finalement, son but n’aura pas eu une grande importance sur le résultat – à part de permettre au Tricolore de souffler un peu. Mais il aura probablement des répercussions positives à long terme. Demidov peut enfin bâtir sur du concret au lieu d’espérer que ça finisse par débloquer.
« J’ai l’impression que j’avais 100 chances de marquer à tous les matchs, a-t-il exagéré. Dans ce match, c’est comme si j’avais décidé que je devais marquer. […] Ç’a été difficile de traverser cette disette parce que je ne profitais pas de mes chances. J’essayais seulement de faire de mon mieux. »


















