Connor McDavid #97 and Leon Draisaitl #29 of the Edmonton Oilers celebrate a first-period goal against the Nashville Predators during the game at Rogers Place on January 6, 2026, in Edmonton, Alberta, Canada. (Photo by Andy Devlin/NHLI via Getty Images)

Connor McDavid et Leon Draisaitl ne seront pas responsables d’embaucher le prochain entraîneur-chef des Oilers d’Edmonton.

Le successeur de Kris Knoblauch, toutefois, devra rapidement soutirer le meilleur de ses deux vedettes, sinon quoi l’avenir de McDavid à Edmonton sera compromis.

« On parlera à Connor et Leon, mais on ne leur fera pas choisir l’entraîneur, a précisé le directeur général Stan Bowman jeudi. Ce n’est pas leur rôle. Ils sont dans une autre catégorie que les joueurs réguliers; ils sont des joueurs de l’élite qui connaissent cette équipe et son style. On aura donc des conversations avec eux, mais ils ne choisiront pas l’entraîneur.

« Ils ne veulent pas cette pression d’embaucher un entraîneur. »

Bowman doit à nouveau explorer le marché des pilotes à la suite du congédiement de Knoblauch et de son adjoint Mark Stuart en matinée.

Knoblauch a dirigé les Oilers pendant trois saisons, dont deux qui se sont soldées avec une défaite en finale de la Coupe Stanley. Il devait amorcer un contrat de trois ans avec l’équipe cet été.

Le prochain entraîneur des Oilers sera le sixième de McDavid et le huitième de Draisaitl depuis leur arrivée dans la LNH en 2015 et 2014, respectivement.

« Ils ne participeront pas aux entrevues, mais on leur parlera de sujets généraux à propos d’eux et de l’équipe », a dit Bowman.

Le choix sera vital pour les Oilers, dans la mesure où le contrat à rabais de deux ans et 25 M$ (12,5 M$/saison) qu’a paraphé McDavid le 6 octobre 2025 s’apprête à entrer en vigueur. L’attaquant vedette vient de remporter le trophée Art-Ross pour la sixième fois de sa carrière grâce à ses 138 points (48 buts, 90 passes) en 82 rencontres de saison régulière.

Il a répété dans les derniers mois que son principal objectif était de soulever la Coupe Stanley, et que s’il ne voyait pas de progression à Edmonton, il pourrait choisir de s’établir ailleurs à l’échéance de son contrat en 2028.

McDavid a fait ses débuts dans la LNH en étant dirigé par Todd McLellan. Se sont ensuite succédé Ken Hitchcock, Dave Tippett, Jay Woodcroft et Knoblauch à la barre des Oilers.

Draisaitl a quant à lui amorcé sa carrière sous la gouverne de Dallas Eakins, puis brièvement de Todd Nelson après une saison de 37 matchs dans la LNH et 32 autres dans la Ligue junior de l’Ouest (WHL).

L’Allemand a obtenu 97 points (35 buts, 62 passes) en 65 matchs en 2025-26 et il disputera en 2026-27 la deuxième saison d’un contrat de huit ans et 112 M$ (14 M$/saison) qu’il a signé le 3 septembre 2024.

ANA@EDM: McDavid prépare le deuxième but de Draisaitl

Bowman a indiqué que le processus d’embauche du nouvel entraîneur était déjà amorcé.

« Mais je n’ai pas d’échéancier à vous donner, a-t-il dit. Ça prendra le temps que ça prendra. Je ne sais pas encore ce sera combien de temps. On ne brusquera pas les choses.

« Cela dit, on n’étirera pas inutilement le processus. Ça peut être une semaine, 10 jours, deux semaines… Je l’ignore. On verra. »

Draisaitl et McDavid ont tous deux déclaré avoir le sentiment qu’Edmonton a effectué un pas en arrière cette saison, et ont fait entendre leur mécontentement après avoir été éliminés au premier tour par les Ducks d’Anaheim.

« Je suis inquiet parce qu’on ne va pas dans la bonne direction, a indiqué Draisaitl lors de sa rencontre de fin de saison avec les médias le 2 mai. On a fait de grands pas en arrière. On doit redresser la barre et retourner dans la bonne direction. »

McDavid a fait écho à ce sentiment, et a avancé qu’Edmonton était une équipe moyenne avec de grandes attentes après la défaite de 5-2 à Anaheim dans le match no 6 le 30 avril.

« J’ai fait ces commentaires il y a quelques jours et je pense encore la même chose. Je suis d’accord avec Leon pour dire que l’organisation au complet a fait un pas vers l’arrière, a déclaré McDavid le 2 mai. Ça commence avec moi, avec Leon. On peut tous être meilleurs et on doit l’être. »

Cette saison qui a pris fin plus tôt que prévu place toute l’organisation sous le microscope, et Bowman a décidé qu’un changement derrière le banc était nécessaire pour qu’Edmonton redevienne une équipe aspirante au titre.

Bowman a aussi admis que l’équipe de direction et le personnel d’entraîneurs n’étaient pas toujours sur la même page cette saison.

« On n’était pas toujours entièrement au diapason, mais je ne pense pas qu’il y a une seule équipe dans la ligue qui soit parfaitement au diapason, a avancé Bowman. Je ne pense pas que c’était un problème important. Je peux assurément dire qu’il y a certains joueurs qui étaient utilisés dans des rôles qui n’étaient pas, selon moi, les bons pour eux. Cela dit, je ne pense pas que c’était un problème qui dominait le reste. Il y avait un bon équilibre avec la collaboration, qui était très bonne à mon avis, mais au bout du compte, l’entraîneur doit faire ce qu’il croit être le mieux, et il est jugé sur la base des résultats. C’est pourquoi on en est arrivés là. »

Knoblauch, qui a dirigé McDavid au cours de son passage dans les rangs juniors avec les Otters d’Erie (Ligue de hockey de l’Ontario), a compilé un dossier de 135-77-21 en trois saisons avec Edmonton et de 31-22 en séries éliminatoires après avoir remplacé Woodcroft, congédié le 12 novembre 2023.

Edmonton a atteint la finale de la Coupe Stanley en 2024 et 2025, s’inclinant chaque fois devant les Panthers de la Floride.

Cette saison, Edmonton (41-30-11) a terminé au troisième rang de la section Pacifique.

« On doit être meilleurs. C’est aussi simple que ça, a martelé Draisaitl. [McDavid] est sous contrat pour deux autres années, et Dieu sait où ça nous mènera. On a une fenêtre de deux ans en ce moment et on doit grandement s’améliorer. »

Bowman a indiqué que l’équipe avait besoin d’un changement derrière le banc, et que le moment était bien choisi.

« Quand Kris est arrivé avec les Oilers, il était l’entraîneur parfait à ce moment, il était exactement ce dont ce groupe avait besoin pour remporter la Coupe Stanley, et c’est passé bien près avec des défaites en sept matchs puis en six matchs en finale, a noté Bowman. Mais à mesure que le temps passe, les choses changent, les choses changent pour l’entraîneur, et les joueurs changent, même ceux qui sont ici. Ils évoluent, ils vieillissent et ils ont peut-être besoin de choses différentes.

« Alors ce qui a fonctionné une année ou deux peut ne pas continuer à fonctionner. Et on est dans un domaine où l’on est jugés sur nos résultats. Il s’agit d’un élément en cause ici. »

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