ANAHEIM – C’est toujours difficile pour une équipe qui vient de subir leur plus décevante défaite de la saison de penser à l’avenir.
C’est pourtant ce que doivent faire les Ducks d’Anaheim malgré leur élimination des séries éliminatoires à la suite d’un revers de 5-1 contre les Golden Knights de Vegas lors du match no 6 du deuxième tour de l’Association de l’Ouest, jeudi au Honda Center jeudi. Pour eux, il s’agit davantage un point de départ que d’une ligne d’arrivée.
« Oui, mais en même temps, il ne faut pas tenir ça pour acquis, a affirmé l’attaquant d’Anaheim Troy Terry. Je suis très conscient à quel point il est difficile d’accéder aux séries éliminatoires. J’espère que cette expérience va changer notre façon de voir les autres équipes, mais aussi la façon dont nous nous percevons, ainsi que la confiance avec laquelle nous allons amorcer la prochaine saison et notre perception de calibre. J’espère aussi que ça va nourrir notre faim de gagner.
« Je sais que ça m’a donné une dose d’énergie nouvelle, et je veux simplement rejouer dans ce genre de matchs. On a l’impression que ça pourrait être le début de quelque chose, mais il reste encore beaucoup de travail à faire. »
Terry comprend particulièrement bien à quel point il est difficile de participer aux séries, encore plus la deuxième ronde. Lors de ses sept premières saisons complètes dans la LNH, le mot sur toutes les lèvres à Anaheim était reconstruction, puisque l’équipe n’avait pas participé aux séries depuis 2018.
Cette formation, qui comptait 15 joueurs n’ayant jamais goûté au hockey de séries avant ce printemps, dont Terry, a maintenant tracé la voie vers ce qu’elle espère être son futur.
« En saison régulière, je pense que nous avons prouvé que nous étions une très bonne équipe, mais aussi que nous étions parfois inconstants avec des hauts et des bas, a expliqué l’attaquant de 28 ans. Puis, quand tu goûtes aux séries, tu comprends ce que ça prend à ce niveau-là. Je pense que notre équipe, moi inclus, a appris comment jouer dans ce genre de matchs, et c’est ce qui a fait la différence dans certaines rencontres.
« Quand tu regardes une équipe comme Vegas, tu vois l’importance de savoir gérer les parties serrées et de posséder cette expérience-là. Même si ça fait mal en ce moment, je pense parler au nom de tout le monde en disant que nous allons avoir faim cet été parce que ce que nous venons de vivre a créé une étincelle. »
Le manque d’expérience a peut-être fini par rattraper les Ducks contre les Golden Knights, une équipe plus qu’habituée aux séries et qui compte 12 champions de la Coupe Stanley dans sa formation et sept joueurs qui ont disputé au moins 100 matchs éliminatoires.
Anaheim a toutefois tenu bon, et si la rondelle avait bondi différemment dans une défaite de 3-2 en prolongation lors du match no 5, mardi, les choses auraient pu tourner d’une autre façon.
« Je pense sincèrement que nous avions une chance de battre cette équipe, et nous affrontions une très bonne formation, a affirmé l’attaquant des Ducks Mikael Granlund. C’était une série âprement disputée, et nous savons tous que nous voulons être meilleurs la saison prochaine et aller encore plus loin. Mais en ce moment, c’est difficile de penser à ça. C’est décevant. »
Une déception qui s’explique par le fait que ce sont les petits détails qui ont fini par faire une grande différence dans cette série.
« Je suis fier du groupe, a affirmé l’entraîneur des Ducks Joel Quenneville. Ils ont offert une bonne performance. Nos jeunes joueurs se sont améliorés progressivement, et nos vétérans les ont aidés. Nous avions un vestiaire solide, et je pense que nous avons été compétitifs à plusieurs niveaux.
« Évidemment, Vegas s’est amélioré à chaque match. Ils ont bien joué, bien appliqué leur échec avant et ils méritaient de gagner. »
Contrairement aux Golden Knights, qui ont la Coupe Stanley depuis leur arrivée dans la LNH en 2017-18, les Ducks commencent tout juste à ouvrir leur propre fenêtre de succès. Celle-ci devrait le rester pendant la prochaine décennie grâce à un jeune noyau talentueux composé des attaquants Beckett Sennecke, 20 ans, Leo Carlsson, 21 ans, Cutter Gauthier, 22 ans, et Mason McTavish, 23 ans, des défenseurs Jackson LaCombe, 25 ans, Pavel Mintyukov, 22 ans, et Olen Zellweger, 22 ans, ainsi que du gardien Lukas Dostal, 25 ans.




















