Dans le vestiaire après le match, tout le monde était triste, évidemment. Pour la plupart d’entre nous, il s’agissait non seulement une défaite en séries, mais aussi de la fin d’une carrière junior. Ça fait trois ans que notre noyau grandit ensemble, et même les nouveaux joueurs qui s’y sont greffés resteront des amis pour la vie. On se disait en février qu’il nous restait encore amplement de temps devant nous, et voilà que trois mois plus tard, on a tous l’impression que ç’a passé beaucoup trop vite!
De mon côté, les émotions étaient encore plus vives le lendemain de notre élimination, quand je suis allé chercher ma poche de hockey à l’aréna. J’ai alors réalisé que c’était vraiment la fin – du moins pour cette saison.
Car pour l’instant, j’ignore encore ce qui m’attend l’an prochain. J’explore les différentes avenues qui s’offrent à moi, que ce soit un retour chez l’Armada ou un saut dans la NCAA.
Dans tous les cas, j’aurai des preuves à faire, car ma fin de saison ne s’est pas forcément déroulée comme je l’avais prévue. Je crois que l’absence de deux mois m’a nui, dans la mesure où ça m’a pris un peu de temps avant de retrouver mon niveau de jeu d’avant la blessure. Je m’attendais à ce que ça représente un défi de revenir au jeu juste avant les séries, et je n’avais pas tort. Je suis convaincu que j’en ai encore plus à donner que ce que j’ai montré ces dernières semaines.
Vers le repêchage
Vous comprendrez que maintenant que ma saison est terminée, j’ai les yeux tournés vers le repêchage de la LNH. Je suis très emballé. Le travail sur la glace est fait, en quelque sorte, mais maintenant, je dois m’assurer d’arriver prêt pour le Combine (Séance d’évaluation des espoirs admissibles au repêchage).
Autant n’avais-je aucun intérêt à regarder les classements d’espoirs pendant la saison, autant qu’aujourd’hui, avec un peu plus de temps libre, c’est plus tentant d’ouvrir son cellulaire!
Mais les classements ne me procurent aucun stress. Ni l’ensemble du processus, d’ailleurs. Probablement qu’avant de rentrer dans une salle de 15 personnes pour effectuer une entrevue, je vais prendre une grande respiration, mais je me dis simplement que la clé est de rester moi-même, montrer qui est Xavier.
J’ai des coéquipiers comme Justin Carbonneau et Bill Zonnon, des choix de premier tour l’an dernier, qui ont vécu le processus, et j’en retiens que demeurer fidèle à soi-même est vraiment la meilleure manière d’approcher ces belles étapes.
C’est probablement en direct du Combine, justement, que j’aurai une prochaine occasion de vous écrire. D’ici là, j’espère que vous vous porterez bien, en vous souhaitant de bonnes séries de la LNH!
Propos recueillis par Gabriel Duhamel, pupitreur LNH.com