Lors du week-end du repechage de la LNH, les Sénateurs d’Ottawa étaient à la recherche de joueurs au potentiel élevé. Avec Louis-Félix Bourque, attaquant sélectionné en troisième ronde, ils ont visé juste.
Tout au long de sa première saison avec les Voltigeurs de Drummondville dans la LHJMQ, la valeur de Bourque n’a cessé de grimper. Il a inscrit 35 de ses 49 points dans ses 29 derniers matchs. Il a obtenu 16 points durant le mois de février. Cette performance lui a valu le titre de recrue par excellence du mois dans la LHJMQ.
En fin de compte, Bourque a pris la 10e position du classement des recrues les plus productives de la LHJMQ. Il a occupé le troisième rang chez les Voltigeurs, avec 24 buts et 25 mentions d’aide.
Puisqu’il célébrera son 18e anniversaire de naissance le 15 juillet, Bourque était le plus jeune joueur repêché par Ottawa. Il était le seul joueur de 17 ans à prendre part au camp de développement. Il a pris quelques minutes pour répondre à quelques questions.
Avais-tu un joueur favori quand vous étiez enfant?
Sidney Crosby.
As tu déjà visité Ottawa avant le camp de développement?
Oui, j’ai participé à quelques tournois quand j’étais plus jeune. J’ai joué ici [au Bell Sensplex] une fois. J’ai assisté à un match [au Centre Canadian Tire].
Est-tu un adepte des jeux vidéo?
Non.
As-tu des podcasts préférés?
Oui, j’aime Spittin’ Chiclets. C’est probablement celui que je regarde le plus souvent. J’en regarde d’autres qui portent sur la LNH.
Quel artiste musical écoutes-tu le plus souvent en streaming?
Morgan Wallen.
Si tu pouvais voler une qualité à un joueur de la LNH, vers qui te tournerais-tu?
Je voudrais la vitesse de McDavid. Question facile!
En tant que jeune joueur avec les Voltigeurs de Drummondville, tu as pu développer ta confiance au cours de la saison. Comment décrirais-tu ta croissance au cours de l’année?
Ça s’est bien passé. J’ai atteint un niveau supérieur après la pause de Noël. On m’a confié le rôle que je méritais. Même si j’étais jeune, j’ai été capable d’avoir un grand impact.
Comment comptes-tu utiliser cette confiance pour atteindre un autre niveau la saison prochaine?
Je veux être un joueur sur qui on peut se fier, peu importe la situation. Je sais très bien que j’ai encore beaucoup à apprendre. Ce sera ma deuxième saison dans le hockey junior. Je pense quand même que je pourrais être un plus grand leader. Je peux être meilleur dans l’ensemble en travaillant sur tous les petits détails du jeu.
Peux-tu nous parler de tes rencontres avec les Sénateurs, avant le repêchage?
J’ai rencontré un des dépisteurs de l’équipe à Québec. Je trouvais que ça s’était bien passé. J’ai tout de suite senti qu’un lien se développait. Je savais que les Sénateurs avaient de l’intérêt avant le repêchage et l’intérêt était mutuel. Ottawa, ce n’est pas loin de chez moi. L’organisation des Sénateurs est solide. Je suis vraiment comblé de me retrouver ici.
Thomas Chabot, un membre important de l’organisation, est aussi originaire de la région de Québec. Serais-tu heureux de te retrouver sur la glace avec lui, un jour?
Oui, c’est évident. Je l’ai suivi tout au long de sa carrière. C’est la même chose avec tous les gars de la région de Québec. Je suis très content d’évoluer au sein de la même organisation. Si je peux me tailler un poste au sein de l’équipe pour jouer avec lui, un jour, ce serait génial.
Comment s’est passé la journée du repêchage, chez vous?
Une grosse fête était organisée chez moi, avec beaucoup d’amis et plusieurs membres de ma famille. Je ne me suis pas rendu à Buffalo pour assister au repêchage, mais tous les gens qui m’ont aidé durant mon parcours étaient à mes côtés. J’ai été repêché au 91e rang. C’est mon numéro! Étant donné qu’Ottawa est tout près de chez moi, les gens sont déjà en train d’acheter des billets pour venir à mes matchs. Tout le monde est content. C’est vraiment super.
Avec le tournoi des recrues qui se tiendra à Gatineau en septembre, à quel point es-tu impatient d’enfiler le maillot des Sénateurs pour la première fois lors d’un match ?
Ça me semble encore irréel. Je veux dire, rien que d’enfiler cet uniforme, ça me paraît complètement irréel. Pouvoir enfiler le chandail plus tard cet été, jouer contre d’autres équipes et probablement voir ma famille venir me soutenir… ça me semble complètement irréel. Et j’ai vraiment hâte de commencer. J’ai encore un été chargé devant moi : je vais me préparer à travailler sur les points qu’ils veulent que j’améliore, puis je viendrai au camp pour montrer le fruit de mon travail.
Comment s’est passée cette semaine passée avec les autres espoirs, sur la glace et dans les installations ?
Je ne pensais même pas qu’on serait au Centre Canadian Tire. Je croyais qu’on serait au centre d’entraînement. Rien qu’en entrant dans le vestiaire, j’ai été impressionné de rencontrer tous ces joueurs qui évoluent déjà dans la Ligue américaine ou qui ont disputé quelques matchs dans la LNH… Personne ne se prend pour le meilleur du monde, ils t’accueillent dans le groupe. Ça s’est bien passé.


















