Il suffit de jeter un coup d’oeil aux noms qui sont gravés sur le trophée Jonathan-Pitre, qui est est remis chaque année au joueur le plus travaillant lors du camp de développement estival des Sénateurs d’Ottawa. On comprend rapidement que les récipiendaires finissent plus souvent qu’autrement par se frayer un chemin jusqu’à la LNH.
Mike Fisher, Jesse Winchester, Mark Borowiecki (deux fois), Colin Greening, Robin Lehner, Curtis Lazar, Nick Paul, Parker Kelly (deux fois), Brady Tkachuk, Tyler Kleven et Ridly Greig ont tous remporté le trophée, au terme d’une consultation entre les entraîneurs et les membres du personnel hockey de l’équipe.
Le directeur du développement des joueurs Sam Gagner a remis le trophée à Hoyt Stanley, mardi après-midi, lorsque le camp de développement de 2026 a pris fin.
Stanley, qui mesure six pieds et trois pouces, qui pèse 207 livres et qui possède une belle mobilité, devrait croiser Gagner très souvent dans les prochains mois. Après avoir passé trois saisons sur le campus de l’Université Cornell, il fera le saut dans les rangs professionnels.
Gagner s’attend à voir Stanley, le grand travailleur, poursuivre sur cette belle lancée.
Stanley a établi des sommets personnels avec trois buts et 15 points au cours de la dernière saison. Il travaillait également dans le but de décrocher un diplôme en administration des affaires avec une spécialisation en finance à la SC Johnson School of Business, tout en conciliant ses études avec son emploi du temps chargé.
« C’était génial. J’ai adoré Cornell. D’un point de vue académique, c’était très difficile. Lors de mes premiers semestres, il n’était pas facile de trouver un bon équilibre entre le hockey, les études et tout le reste. Les choses ont fini par s’améliorer, un peu », dit le jeune homme qui est originaire de Vancouver.
« En plus, notre équipe a été compétitive lors de mes trois saisons là-bas. J’ai pu prendre part à des matchs très importants. En plus de fréquenter une bonne école, j’appartenais à une bonne équipe. »
Les partisans de l’équipe de hockey de Cornell ont développé d’intéressantes traditions lors des matchs qui sont disputés au Lynah Rink d’Ithaca. Ces traditions sont célébrées en grand lors des matchs contre les rivaux de l’Université Harvard. Les fans de Cornell lancent parfois des poissons sur la glace avant l’entrée sur la glace du club visiteur. Ils font semblant de lire le journal étudiant The Cornell Daily Sun tandis que les joueurs rivaux sont présentés durant la cérémonie d’avant-match.
« C’est fou. Je n’oublierai jamais mon premier match contre Harvard. Je n’étais pas prêt à me retrouver dans une telle ambiance », dit Stanley.
« Il y a beaucoup de bruit dans cet amphithéâtre, tout le monde participe, et c’était clairement le premier match : j’étais super nerveux à l’idée d’affronter cette équipe, vu que c’est une rivalité qui dure depuis 100 ans. Mais je crois que je les ai affrontés dix fois au cours de ma carrière universitaire, et c’est devenu de plus en plus facile au fil du temps ; je pense qu’on a eu le dessus, probablement huit fois sur 10. »
Stanley a également aimé assister à quelques événements sportifs en tant que fan, durant son passage à Ithaca.
« Notre équipe de lutte était vraiment performante. Chaque année, elle pouvait aspirer au titre national. Nous ne sommes pas une puissance au football, mais notre équipe de crosse est super », dit Stanley.
« Elle a remporté le championnat national durant ma deuxième année. J’ai pu assister à quelques matchs. Ma famille pouvait parfois se joindre à moi. L’ambiance était pas mal cool. »
Stanley a toujours suivi des cours d’été, durant son passage au sein de cet établissement de la prestigieuse Ivy League. Cet été, il suit deux cours en ligne dans le but d’obtenir les derniers crédits qui lui manquent. Il sera donc diplômé, juste à temps pour prendre part à son premier camp d’entraînement avec les Sénateurs, cet automne.
Il va s’ennuyer de la vie d’étudiant, mais il ne pourra jamais échapper à son passé quand il se trouvera au Centre Canadian Tire. Les diplômés de Cornell Jim Roberts et Arthur Mintz ont écrit les mots suivants dans le livre Forever Faithful: Celebrating the Greatest Moments of Cornell Hockey : Les souvenirs de Lynah Rink ne nous quittent jamais. C’est pour la vie.
Tandis que Stanley se promenait dans les coulisses du Centre Canadian Tire, lundi, pour passer ses examens médicaux et pour travailler avec l’équipe des contenus numériques des Sénateurs, il a croisé le vice-président au marketing de l’organisation. Peter Shier a lui-même porté les couleurs de l’équipe de hockey de Cornell à une autre époque.
À l’époque où il jouait, Shier avait un gabarit presque identique de six pieds et deux pouces et 200 livres. Il évoluait lui aussi en défensive. Il a même été le défenseur le plus productif dans le hockey universitaire lors de sa dernière saison, en 1977-78. Il portait le numéro 5. Stanley portait aussi le numéro 5 à Cornell.
Après avoir joué quelques saisons en tant que professionnel en Amérique du Nord et en Europe, Shier s’est finalement orienté vers le monde des affaires, une voie que Stanley s’est également laissée grande ouverte pour le moment où sa propre carrière de hockeyeur prendra fin.
« L’éducation est importante dans ma famille. Ça ne me dérangerait pas de me lancer dans une carrière dans la finance », a déclaré Stanley à Sylvain St-Laurent de Sens360 en mars. « Mais pour l’instant, je préfère me consacrer à ma carrière de hockeyeur. »
Et les Sénateurs sont tout à fait d’accord avec ce choix, à en juger par leur évaluation de son camp de développement cette semaine.


















