La vie de Gabriel Eliasson pourrait bientôt changer. Après avoir joué beaucoup de matchs en séries au cours des deux dernières années avec les Colts de Barrie, dans la Ligue de l’Ontario, il pourrait faire le saut chez les professionnels. Au terme du prochain camp d’entraînement, il pourrait se retrouver avec les Senators de Belleville, dans la Ligue américaine.
Il pourrait aussi effectuer un retour dans les rangs juniors. Le colosse qui mesure six pieds et sept pouces préférerait affronter des hommes, la saison prochaine.
« J’ai toujours l’impression que mon jeu est meilleur quand j’affronte des joueurs qui sont meilleurs », dit Eliasson lors de son passage au camp de perfectionnement estival des Sénateurs, à la fin du mois de juin.
« Je crois qu’il est plus facile de jouer contre des joueurs qui sont un peu plus forts. Contre eux, je peux y aller à 100 %, sans écoper de pénalités chaque fois. Je me développe plus rapidement quand j’affronte de meilleurs joueurs. »
Eliasson a été le meneur dans la Ligue de l’Ontario, la saison dernière, avec 122 minutes de pénalité. Bon patineur, malgré son imposant gabarit, il a démontré qu’il était capable de se défendre autour du filet lors d’exercices en espaces restreints durant le camp de perfectionnement.
« C’est un gros été pour lui. Vous n’êtes pas sans savoir qu’il a fait d’impressionnants progrès cette année. Il doit connaître un bon été et se présenter au camp en pleine forme », dit le directeur du développement des joueurs des Sénateurs, Sam Gagner, quand on lui demande si son protégé est prêt pour la Ligue américaine.
« Ces réponses nous sont généralement offertes lors du camp d’entraînement. C’est là qu’on voit à quel point les gars sont capables de s’ajuster au hockey professionnel. Je suis content pour lui. Nous allons lui offrir une belle opportunité. C’est pourquoi l’été qui débute est important. »
Avant de retourner en Suède pour profiter de la belle saison, Eliasson s’est assis avec nous pour répondre à quelques questions.
Qui était ton joueur favori quand tu étais enfant?
Je dirais Niklas Hjalmarsson ou Zdeno Chara.
As-tu un surnom?
Gabe.
Avais-tu visité Ottawa avant d’être repêché par les Sénateurs?
Non, jamais.
Aimes-tu les jeux vidéo?
Un peu. Fortnite était très populaire durant l’année COVID, Sinon, j’aime la série EA NHL et d’autres jeux du genre.
Aimes-tu les podcasts?
Pas vraiment. Je préfère regarder des trucs plutôt qu’écouter des trucs.
Qu’aimes-tu regarder?
J’aime les sports et les films d’action. J’aime aussi les films de suspense.
Ton film favori?
Spider-Man, peut-être.
Quel artiste as-tu écouté le plus souvent, cette année?
Avicii.
Si tu pouvais voler une qualité à un joueur de la LNH, vers qui te tournerais-tu?
Pour la defensive et la robustesse, Nikita Zadorov.
Comment as-tu appris l’anglais?
Durant mes huit premières années d’école, nous avions une heure d’anglais par semaine. Ça nous a permis d’apprendre les mots de base, les couleurs, les trucs du genre. Je suis devenu meilleur en anglais durant mon année de repêchage en parlant avec plusieurs équipes. J’apprenais en écoutant les dirigeants des équipes parler. En passant les deux dernières années au Canada, j’ai pu parler anglais chaque jour. Ça m’a permis d’accélérer mon apprentissage.
Avec Barrie, cette saison, vous avez connu de longues séries éliminatoires. Comment as-tu apprécié l’expérience?
Oh, c’était génial. On a commencé la saison sans vraiment savoir qu’on était censés viser haut. L’année d’avant, on avait tout donné, alors on pensait qu’on n’atteindrait probablement même pas les séries éliminatoires, parce qu’on n’avait pas vraiment de dynamisme dans l’équipe, on avait un nouvel entraîneur et tout ça. On voulait se reconstruire un peu, puis on a commencé à faire des échanges quand on a remporté quelques matchs. On a obtenu Mason Zebeski, qui est au camp de développement aujourd’hui; il a joué un rôle important au sein de l’équipe et a contribué à notre succès. Oui, c’était tout simplement génial. Ce fut une année tellement amusante, et c’est toujours agréable de vivre une telle expérience.
À quoi ressemble ton programme d’entraînement estival?
J’ai un bon plan pour l’été. L’été sera court parce que notre saison a pris fin en mai. J’ai passé tout juste trois ou quatre semaines à la maison. Je m’entraîne depuis trois semaines en me concentrant sur le développement de ma force physique. J’essaie de devenir plus rapide. Sur la glace, je travaille sur mes aptitudes avec la rondelle.
Entre le camp de perfectionnement et le tournoi des recrues à l’automne, qu’as-tu hâte de faire cet été?
Juste m’améliorer, m’entraîner, puis passer du temps avec mes amis et ma famille. On passe presque toute l’année ici, alors c’est agréable de passer un peu de temps avec eux quand on rentre en Suède. Je veux juste profiter de ce moment-là.
En voyant tous les Suédois qui se sont joints aux Sénateurs durant la saison morte, quelle est ta réaction?
C’est vraiment amusant. J’adore quand il y a des Suédois avec qui parler, et c’est toujours agréable de se sentir un peu comme à la maison.
Connais-tu certains des nouveaux joueurs, comme André Burakovsky, William Eklund ou Samuel Ersson?
Je connais le frère d’Eklund, en fait, Victor Eklund. Il fait aussi partie de la cuvée 2006.. Mais j’ai aussi entendu du bien de William.


















