Mika 1000 games primer

GREENBURGH, New York – Mika Zibanejad a rapidement levé la tête alors qu’il discutait dans le vestiaire des Rangers de New York après l’entraînement de samedi. Il a vu une poignée de joueurs qui n’étaient pas encore âgés de 10 ans lorsqu’il a disputé son premier match dans la LNH.

Cette rencontre a eu lieu le 7 octobre 2011. Zibanejad, alors âgé de 18 ans, et les Sénateurs d’Ottawa, l’équipe qui l’avait sélectionné au sixième rang au total du repêchage 2011, ont baissé pavillon 5-3 contre les Red Wings de Detroit. Zibanejad avait récolté une mention d’aide en 13 minutes de temps de glace.

« Je ne me sens pas vieux, mais je me sens assurément expérimenté, a confié Zibanejad à LNH.com. Ça fait longtemps que j’évolue dans cette ligue. »

Assez longtemps pour atteindre un plateau important. 

Zibanejad, qui fêtera son 33e anniversaire le 18 avril, va disputer un 1000e match de saison régulière lundi. Et comme le destin fait bien les choses, il atteindra ce plateau contre les Sénateurs, qui seront de passage au Madison Square Garden (19h30 HE; NHLN, MSG, Prime, RDS).

« C’est l’équipe qui m’a donné ma première chance dans la LNH, et ils croyaient beaucoup en moi, a noté Zibanejad en parlant des Sénateurs. De pouvoir disputer ce match contre eux, ça boucle la boucle. Si j’avais pu choisir contre quelle équipe j’allais jouer ce match, c’est eux que j’aurais choisis. »

Zibanejad pourra compter sur la présence de 20 membres de sa famille et amis dans l’amphithéâtre, dont plusieurs ont effectué le voyage depuis la Suède pour assister à ce match important. 

Ils se trouvaient aussi au Garden lorsque les Rangers ont perdu contre les Jets de Winnipeg 3-2 en tirs de barrage dimanche, ce qui aurait ironiquement été le 1000e match de Zibanejad s’il n’avait pas été retranché de la formation contre les Ducks d’Anaheim le 15 décembre pour avoir raté une réunion d’équipe parce qu’il était coincé dans la circulation.

Ses coéquipiers lancent à la blague qu’il avait fait exprès de rater cette réunion, simplement pour pouvoir disputer son 1000e match contre.

« J’imagine que c’était le destin, a lancé Zibanejad en riant. J’imagine que la circulation m’a ralenti pour cette raison. »

Zibanejad va devenir le deuxième joueur repêché en 2011 à participer à 1000 matchs après l’attaquant des Oilers d’Edmonton Ryan Nugent-Hopkins, le tout premier choix de sa cuvée, qui a atteint ce plateau le 18 janvier. Il deviendra également le 22e joueur né en Suède à prendre part à 1000 parties dans la LNH. Le défenseur Adam Larsson deviendra le 23e lorsque le Kraken de Seattle rendra visite aux Panthers de la Floride mardi.

« Je ressens beaucoup d’humilité, a affirmé Zibanejad. Je n’aurais jamais rêvé vivre ça un jour. Je ne savais honnêtement même pas que c’était une possibilité quand j’étais jeune. Je ne pensais pas à la LNH de cette manière. J’ai toujours cru que le plus près que je pourrais m’approcher de cette ligue, c’était en jouant à 'NHL 12' ou 'NHL 14'. 

« C’est difficile d’exprimer avec des mots ce que ça va signifier pour moi quand ça va se produire. »

Zibanejad a disputé ses cinq premières saisons dans la LNH avec les Sénateurs entre 2011 et 2016. Il a obtenu 151 points (64 buts, 87 passes) en 281 rencontres, sa meilleure saison survenant en 2015-16 avec 51 points (21 buts, 30 passes) en 81 matchs.

Sa vie a changé du tout au tout lorsqu’il a été échangé aux Rangers le 18 juillet 2016, en compagnie d’un choix de deuxième ronde d’Ottawa en 2018 en retour du centre Derick Brassard et du choix de septième ronde des Rangers en 2018.

« Je crois que tout ce qui se produit arrive pour une raison, a philosophé Zibanejad. Il y a toujours un plan. »

Zibanejad est depuis l’un des joueurs les plus prolifiques de l’histoire des Rangers, alors qu’il a percé le top-10 de 10 différentes catégories offensives au cours de ses 718 parties avec l’équipe.

Il a marqué son 280e but avec les Rangers dimanche, ce qui le place à égalité avec Adam Graves au quatrième rang. Il occupe le neuvième rang pour les mentions d’aide (376), le septième pour les points (656), le premier pour les buts en avantage numérique (122), le troisième pour les points en avantage numérique (243), le quatrième, à égalité, pour les buts en infériorité numérique (14), le deuxième pour les points en infériorité numérique (33), le premier pour les buts en prolongation (huit), et septième pour les buts gagnants (38) et le huitième pour les tirs (2003).

Zibanejad se trouve aussi au troisième échelon de l’histoire de l’équipe en séries éliminatoires pour les mentions d’aide (38) et le sixième pour les points (55). Il a aidé les Rangers à atteindre la finale de l’Association de l’Est en 2022 et 2024.

« Il est l’un des meilleurs joueurs de l’histoire de cette organisation, a affirmé l’attaquant des Rangers J.T. Miller. Ce qu’il parvient à faire sur le jeu de puissance, la manière dont il joue, certains des matchs très spéciaux qu’il a connus, qui ont été très mémorables. Son dévouement, son amour de ce sport et sa manière de s’investir dans celui-ci, sa capacité à analyser le jeu. Je l’admire beaucoup. »

Miller n’est pas le seul.

Will Cuylle, qui avait 9 ans lorsque Zibanejad a fait ses premiers pas dans la LNH, a qualifié le centre de « leader discret qui est toujours prêt à travailler dur et à qui il est facile de parler ».

Zibanejad ne sera jamais celui qui va parler le plus fort dans le vestiaire, mais il prend souvent les jeunes joueurs à l’écart pour leur parler, les encourager et leur prodiguer des conseils.

« D’avoir un joueur plus âgé comme lui à qui il est possible de parler et d’apprendre à le connaître sur le plan personnel, c’est vraiment cool », a souligné Cuylle.

L’entraîneur des Rangers Mike Sullivan a indiqué qu’il avait appris des choses sur le hockey à la suite de conversations privées qu’il avait eues avec Zibanejad cette saison.

« Il aime parler de hockey, a assuré Sullivan. Il aime penser au hockey. Il est un étudiant de notre sport de bien des manières. Et il effectue de très bonnes analyses. »

Au-delà des chiffres et de son impact avec les Rangers sur la glace comme en dehors, Zibanejad s’est immergé dans le style de vie new-yorkais. Il habite à Manhattan et y élève sa famille avec son épouse, Irma.

« Je ne sais pas si je serais le joueur que je suis aujourd’hui ou la personne que je suis aujourd’hui si (la transaction avec New York) n’était pas survenue, alors je suis reconnaissant de tout ce qui s’est passé, a mentionné Zibanejad. Je regarde en arrière, et je suis très heureux du temps que j’ai passé (à Ottawa), mais je suis aussi heureux que l’échange se soit produit et que j’aie eu la chance de venir jouer ici pour une aussi longue période. Il n’y a rien de mieux. »

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