Faber Boldy MIN before faceoff

ST. PAUL, Minnesota – Matt Boldy a dit la vérité au sujet de l’infériorité numérique du Wild du Minnesota.

« C’est un gros sujet de conversation », a lancé l’attaquant vendredi.

L'infériorité numérique aura certainement besoin de correctifs avant le match no 3 de la série de deuxième tour entre le Wild et l’Avalanche du Colorado au Grand Casino Arena samedi (21 h HE; TVAS, CBC, SN, SN1, HBO MAX, truTV, TNT).

Le Colorado mène la série 2-0 après des gains de 9-6 et 5-2 à domicile. L’Avalanche montre un rendement de 3-en-7 sur le jeu de puissance, dont 2-en-5 lors du match no 2 mardi.

« Nous le savons, ce n’est pas une surprise pour nous », a ajouté Boldy au sujet des difficultés du Minnesota en infériorité numérique. « Évidemment, vous l’avez vu aujourd’hui, nous avons travaillé là‑dessus. C’est ce que nous faisons : nous retournons au travail. Nous revenons à la planche à dessin et nous apportons des ajustements. »

Il s’en est passé des choses chez le Wild depuis qu’il a franchi le premier tour : une controverse de gardien avec la décision de donner le départ du match no 2 à Filip Gustavsson plutôt qu’à Jesper Wallstedt, des blessures au centre Joel Eriksson Ek et au défenseur Jonas Brodin ainsi qu’un jeu de puissance qui ne fonctionne pas.

On ne sait pas encore qui sera le partant lors du match no 3 : Gustavsson, après avoir accordé quatre buts sur 22 tirs dans le match no 2, ou Wallstedt, qui a cédé huit fois sur 42 lancers dans le match no 1? L’entraîneur John Hynes connaît déjà la réponse à cette question, mais les gardiens ne la savaient pas quand ils ont rencontré les médias vendredi.

Eriksson Ek (bas du corps) a patiné vendredi pour la première fois depuis le début de la série, et son statut sera déterminé avant la rencontre, a dit Hynes. Brodin (bas du corps) va rester à l’écart pour le match no 3 et rater une quatrième partie consécutive.

Le jeu de puissance du Wild n’a pas marqué en cinq occasions dans la série et il affiche un rendement de 2-en-26 depuis le match no 2 du premier tour contre les Stars de Dallas.

« Notre jeu de puissance est trop bon pour ne pas se mettre en marche », a assuré Boldy.

Ce serait une bonne nouvelle pour le Minnesota, mais leur problème le plus pressant demeure l’infériorité numérique.

« C’est vraiment le facteur déterminant en ce moment dans la série pour nous », a mentionné l’attaquant Marcus Foligno. « Nous avons confiance en notre jeu, mais notre désavantage numérique doit s’améliorer. »

Il en va ainsi depuis les débuts des séries pour le Wild, qui avait pourtant pris le cinquième rang de la LNH au chapitre de l’efficacité en infériorité numérique (82,5%) entre Noël et la fin de la saison.

Ils ont maintenu une efficacité de 60% au premier tour contre Dallas. Le Wild a remporté cette série parce qu’il a dominé à 5-contre-5 et parce que Wallstedt a brillé devant le filet.

Dans le match no 1 contre le Colorado, le Wild a accordé un but à Artturi Lehkonen en avantage numérique, mais il a sauvé la mise en parvenant à marquer à court d’un homme, l’œuvre de Foligno.

Mais les choses ont continué de mal se dérouler dans le match no 2, quand le Colorado a inscrit deux buts sur le jeu de puissance, ceux de Gabriel Landeskog et Nathan MacKinnon.

« Il y a certaines lectures du jeu que nous devons faire, mais il s’agit d’erreurs de communication. Qui va où à quel moment? », a noté l’attaquant Nick Foligno. « Nous savons que c’est un moment important quand nous nous retrouvons en désavantage numérique. Nous sommes un groupe fier et je pense que, parfois, nous en faisons trop. Nous pouvons presque nous placer hors position parce que nous pensons à tellement de choses. […] C’est un peu ce que j’ai constaté : dans certains cas, nous réfléchissons trop et nous avançons vers la rondelle dans ces moments-là. Ils en ont profité. »

Mais il y a plus que les lectures de jeu et les batailles perdues pour des rondelles libres.

Le Wild remporte 63,6% de ses mises en jeu à court d’un homme contre l’Avalanche, mais lorsqu’il dégage la rondelle, il accorde beaucoup trop d’espace aux joueurs d’élite du Colorado pour entrer en zone offensive avec de la vitesse.

« Nous en avons parlé, a ajouté Nick Foligno. C’est un aspect dans lequel nous devons réussir à les contenir un peu. Quand nous enlevons à une équipe sa capacité d’entrer en zone offensive, elle doit remonter la glace trois ou quatre fois, et là, elle est fatiguée et n’exécute pas aussi bien qu’elle le devrait. »

Une fois en territoire offensif, l’Avalanche déplace la rondelle rapidement et force le Wild à la pourchasser et à faire des erreurs, ce qui n’est jamais bon quand tu joues avec un homme en moins.

« Il y a beaucoup de choses que nous devions corriger », a dit le défenseur Brock Faber. « Je pense qu’il y a des éléments dans nos rotations, dans notre positionnement, qui n’étaient pas assez précis, pas assez constants et qui n’étaient pas vraiment bien ancrés dans l’esprit de chacun quant à son rôle exact. Nous avons éprouvé des difficultés en désavantage numérique au cours des dernières années, mais nous étions parmi les cinq meilleurs depuis janvier. Nous arrivions avec confiance. Les choses peuvent s’effondrer. Les choses changent.

« Je pense que nous avons regagné beaucoup de confiance aujourd’hui quant à nos rôles, à ce que nous devons faire et à notre engagement à cet égard. Nous avons besoin que ça change pour renverser la série. »

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