DENVER – Brett Kulak commençait tout juste à s’acclimater à son nouvel environnement de Pittsburgh après avoir été acquis des Oilers d’Edmonton quand il a reçu un appel le 24 février : il était à nouveau échangé. Les Penguins l’envoyaient cette fois à l’Avalanche du Colorado.
« Nous étions une équipe en voie de participer aux séries (à Pittsburgh). Nous avions une bonne équipe et les choses allaient bien. Je me disais que j’allais probablement terminer l’année là-bas », a raconté le défenseur, qui était passé des Oilers aux Penguins le 12 décembre. « C’était un autre coup dans l’angle mort, mais j’étais plutôt fébrile de me rendre au Colorado. »
On peut comprendre Kulak. S’il était demeuré avec les Oilers ou les Penguins, il aurait participé aux séries éliminatoires de la Coupe Stanley cette année. Mais ces deux équipes ont été éliminées au premier tour. L’Avalanche, elle, est encore en vie et mène la série de deuxième tour 2-0 contre le Wild du Minnesota à l’approche du match no 3 au Grand Casino Arena samedi (21 h HE; TVAS, CBC, SN, SN1, HBO MAX, truTV, TNT).
Ce ne sont pas tous les joueurs qui peuvent se vanter d’avoir joué avec les attaquants vedettes Connor McDavid à Edmonton, Sidney Crosby à Pittsburgh et Nathan MacKinnon au Colorado en une saison. C’est pourtant le cas de Kulak.
« Oui, c’est une chance assez unique en ce sens. Ce n’est pas tout le monde qui a l’occasion de jouer avec un de ces gars-là au cours d’une carrière. Moi, c’est trois dans la même saison. C’est assez cool, a dit Kulak. J’ai appris beaucoup de choses à les côtoyer. Plus tu passes du temps avec des joueurs comme eux, plus tu peux t’améliorer. »
Maintenant, le vétéran de 32 ans concentre toutes ses énergies à remporter la Coupe Stanley, qui lui a échappé lors de deux présences consécutives en finale avec les Oilers en 2024 et 2025. Kulak a remarqué des différences entre les deux équipes.
« Les deux équipes sont composées de vétérans et de joueurs très expérimentés. Mais le style de jeu et la façon dont l’équipe trouve des façons de gagner sont très différents, a-t-il relevé. À Edmonton, toute l’attention est sur les gros canons (McDavid et Leon Draisailt). Ce sont eux qui dirigent la majorité de l’attaque.
« Ici, nous avons des contributions différentes chaque soir. Cette équipe tire de la fierté à se concentrer d’abord sur la défensive. Depuis mon arrivée ici en saison régulière, la chose que je remarque est que l’attaque est excellente et que tout le monde a du plaisir à jouer offensivement, mais cette équipe a également beaucoup de plaisir à défendre. Nous sommes vraiment satisfaits de notre jeu quand nous accordons zéro, un ou deux buts par soir. Je pense que c’est aussi une différence. »
Kulak cumule 27 points (trois buts, 24 passes) en 104 rencontres en carrière en séries. En six parties cette saison, il a amassé trois aides. Il forme un solide duo sur la deuxième paire avec Sam Malinski, qui dispute sa deuxième saison complète avec l’Avalanche.
« Puisqu’il a cet état d’esprit plus défensif, ça me permet de me joindre à l’attaque et de tenter de créer des choses en sachant qu’il sera là derrière pour me venir en aide si je commets une erreur, a expliqué Malinski. Je sais presque toujours où il va se trouver, alors ça rend les choses plus faciles. »





















